OBSERVATION XXX
STREISSLER. — Greffe d'un segment de péroné pour réparer la perte de substance du radius. |
Jeune fille de quinze ans. Tuberculose du radius gauche datant de Janvier 1909. Incisée par un médecin elle n’a pas cessé de suppurer. Tuméfaction de toute la région externe du poignet avec fistules, peau en mauvais état. Aucune mobilité du poignet. La radiographie montre des lésions radiales remontant dans la diaphyse avec épaississement périostique ; le carpe semble intact. |
24 juin 1909. Première opération. Résection de toute l'extrémité inférieure du radius.
Le poignet parait sain. On remplace l’os par un moulage de radius en plâtre iodoformé muni d'une âme en bois ; moulage stérilisé à 110 degrés et collodionné. Suture des parties molles.
Secondairement la prothèse se déplace et détermine une déviation de la main en dehors. La suppuration persiste.
24 juillet. Deuxième opération. Ablation du moulage, curettage du cubitus carié, extirpation de la première rangée du carpe également atteint.
La plaie bourgeonne et la main se met en grande flexion radiale.
. 25 août. Troisième opération. Curettage du foyer, avivement du radius.
Résection de toute l’extrémité supérieure du péroné sur 10 centimètres (désarticulation tibio-péronière supérieure). On enfonce le bout inférieur dans le radius, la tête dans le grand os. Suture des parties molles.
Fin septembre. L’épiphyse péronière est éliminée.
7 novembre. La malade s’en va malgré l'avis du médecin. La main est en légère inflexion radiale, pas de mobilité dans le poignet. Une fistule à la partie inférieure de la plaie opératoire.