Livre septième, Chapitre I
^^CTfoMME ainsi fut que Valentinien, sentant K^^^ comme les pères du concile de Nicée, qui ^^^'^^l disaient, .et tenaient choses semblables, leur favorisait : néantmoins il n'était importun, et ne faisait aucun mal à ceux, qui étaient d'un autre avis, ou qui sentaient autrement.
Le Même au 8^ Livre, Chapitre /^•^
Valentinien constitua une Loi, laquelle fut proposée publiquement par les cités, et ordonnait que si quelqu'un voulait avoir deux femmes, il lui fût licite.
Et au 8p Livre, Chapitre 12^.
Themistius, philosophe, retira Valens de l'occision des vrais docteurs Ecclésiastiques par ces raisons, qu'il ne fallait point qu'un Empereur fût cruel pour le différent de la doctrine Ecclésiastique, vu même qu'entre les Païens, où il y avait diversité de plus de trois cents sectes, il semblait qu'un chacun demeura en sa sentence diverse, pour la doctrine de Christ. Et par aventure que ceci est plus agréable à Dieu, quand il n'est pas facilement connu, et est glorifié en diverse manière, afin qu'un chacun craigne plus, d'autant qu'il connaît
moins par science, ou par quelque autre manière la perfection d'icelui, ou quel il est, et combien grand il est. Par ces raisons l'Empereur fut un peu adouci.
Socrates
au (/ livre, chapitre icf.
Théodose, après avoir reçu l'opinion de consubstantialité, chasse hors tous les autres de Constantinople, excepté les Novatiens, auxquels il permit tenir leurs propres Eglises en la cité, et jouir du privilège de leur Eglise, et de la foi. Et aussi, il dit le même en un autre lieu de l'histoire Ecclésiastique.
Sosomenus.
L'Empereur, cependant, décréta par une Loi, que les hérétiques n'eussent Eglises, et qu'ils n'enseignassent de la foi, et n'ordonnassent Evêques ou autres. Et fit chasser les uns hors de la cité' les autres y demeurer sans honneur. Il leur permit aussi jouir communément de la cité, et écrivit par après en une Loi de graves peines contre eux, lesquelles toutefois ne mit en exécution : car il regardait, que par cela ils fussent concords : car ils ne les firent point punir.
Le Même au g^ Livre, Chapitre 36'
L'Eglise était divisée en Consubstantiaux, Arriens, Novatiens, Macédoniens, et Eunomiens. Et faut entendre que l'Empereur Théodose, ne
persécutait aucun de ceux-là, sinon Eunomius, lequel en Constantinople faisait des collectes en sa maison, et récitait des livres qu'il avait écrit luimême, tellement que par sa doctrine plusieurs furent corrompus. Pour laquelle chose il l'envoya en exil, et ne molesta aucun de tous les autres, et ne contraignit de communiquer avec foi, mais permit à un chacun de faire collectes en leurs propres lieux, et de tenir et observer le service du Christianisme, ainsi qu'il le sut commander. Et certes permit aussi aux autres, de faire des oratoires hors de la cité, et aux Novatiens vivants en concorde, d'avoir des Eglises de leur foi, dedans la cité. Agelius fut quarante ans Evêque des Novatiens, depuis le temps de Constantin, jusques au sixième an de Théodose.
Les Novatiens célébrèrent un concile en Sangatium en Bithynie, auquel ils firent une règle, par laquelle était permis à un chacun de célébrer la Pâque, quand il voudrait, et que pour ce différent de la .fête, ils ne divisassent l'Eglise. Comme ainsi soit, que les anciens et ceux qui furent tantôt après les Apôtres, ne laissaient pas de communiquer ensemble, jà soit qu'ils fussent en discord de cette fête.
Le Même au Livre ii^. Chapitre 2«
En l'an 411, Honorius tenant l'Empire, Anne était Evêque de Constantinople, homme éloquent et bien instruit, vénérable et prudent : dont aussi il advint, que sous lui l'Eglise accrut grandement. Certes il n'était pas seulement libéral à ceux, qui
étaient de sa religion, mais aussi démontrait sa merveilleuse sapience envers les hérétiques, lesquels il ne voulait point molester : et lesquels jà soit qu'il eût attenté de les épouvanter, néanmoins si leur montrait-t-il derechef toute douceur. En Sinnade, cité de Phrygie Pacatiane, il y avait un Evêque nommé Théodose, lequel persécutait les Macédoniens, qui étaient là plusieurs, et les déchassa par trop grande cruauté, j à soit que l'Eglise des vrais Chrétiens n'ait point coutume de persécuter. Contre lesquels Macédoniens, il mettait en armes tant de clercs, que les Juges provinciaux, et persécutait principalement Agapite leur Evêque. Et estimant que les juges de la province ne seraient suffisants pour les tourmenter, il s'en alla à Constantinople, pour avoir aide des gouverneurs. Et après ce Agapite recevant la doctrine de Consubstantialité, fut admis, et Théodose l'Evêque de Sinnade expulsé par les siens, et non reçu. Cette sont les exemples de l'équité et clémence des anciens, lesquels il nous convient ensuivre. Mais s'ils ont fait quelquefois les mêmes choses, que font les nôtres d'aujourd'hui, ils n'ont été de rien meilleurs que les nôtres. Que si vous voulez que leur violence soit alléguée contre les infirmes, vous qui semblablement êtes violents, endurez aussi que leur clémence et douceur soit alléguée pour les infirmes par ceux qui sont doux et cléments. Ou si vous rejettez leur clémence, qu'il nous soit licite aussi de rejeter leur violence, laquelle n'est pas de Jésus Christ, mais a toujours régné en l'ost de l'Antéchrist.
Je me fâche de réfuter choses tant frivoles, qu'on amène pour émouvoir persécutions. On recueille soigneusement tout ce qui a été dit et fait dès la Création du monde, qui peut induire à épandre sang, lequel il fallait étancher par tous moyens.
On rejette le dit de saint Paul, par lequel il admonestait Tite, qu'il évitât rhom,me hérétique après la première et seconde admonition. Paul écrivait à un Apôtre, disent-ils ; s'il eût écrit à Sergius Paul, ou à quelque président, sans doute il lui eût prescrit son office. Je le crois ainsi : il eût prescrit à Sergius, qu'il eût à faire pendre tous les Juifs, hommes hérétiques, et grands ennemis de Christ.
O Paul, entends-tu ces choses ? Que réponds-tu à ceci ? « Je désirerais être séparé de Christ, pour les Juifs. » Donc commanderais-tu, que fussent mis à mort ceux, pour le salut desquels tu voudrais être privé de salut ? Cessons, je vous prie, de feindre et controuver telles absurdités de Paul, et n'estimons pas qu'il fut semblable à nous. Mais il frappa Elymas faux prophète d'aveuglement corporel : par lequel fait, il montra à Serge Paul, ce que devait faire un Magistrat. Voire, si cette tendance est vraie, laquelle avons alléguée un peu devant, à savoir, que ce qui se fait par l'Eglise, ne peut être fait par le Magistrat. Car Paul montre là, que le faux Prophète ne peut être puni par le Magistrat, mais par l'Apôtre. Parquoi nous ne refusons pas, que tous les faux prophètes ne soient ainsi punis.
Car ainsi on saura ces choses être faites par la volonté de Dieu. Mais les hérétiques blasphèment, diras-tu. A quoi je réponds {premièrement, que
tout le monde blasphème : car tous confessent bien Dieu de parole, mais ils le nient de fait, et de cœur. Le fol, dit en son cœur : « il n'est point de Dieu ». Quel Blasphème pourrait être plus grand? Mais cela est secret, diras-tu. Non est ainsi très manifeste. Car ils le montrent clairement, comme les Sodomites, et se vantent publiquement de leurs méchancetés, comme leurs propres maîtres témoignent. Davantage, comme il a été montré ci-dessus, on ne sait pas encore parfaitement qui sont les vrais hérétiques. Car Christ lui-même avec les siens a été estimé pour hérétique, selon l'opinion des Scribes et Pharisiens. Que si nos Eglises n'ont point de Scribes et Pharisiens, je m'émerveille que les zizanies aient été arrachées devant la moisson. Que si elles ont des Scribes et Pharisiens, vienne Christ quand il voudra, on ne dira pas moins de lui maintenant : il a blasphémé, qu'il en fut dit alors. Ils auront certes toujours puissance, et seront toujours approuvés par le jugement du peuple, comme il fut fait alors : et ainsi la vérité sera répudiée, jusques à ce que la lumière du Seigneur les découvre. Que s'il est ordonné de mettre à mort les faux prophètes, certes Christ lui-même sera occis es siens : laquelle chose sera faite avant qu'elle soit apperçue. Ils doivent être connus avant qu'occis. Voici, mais ils nuisent aux autres. Je le crois, et voudrais s'il se pouvait faire, que tous ceux, qui sont vraiment hérétiques, et ennemis de la vérité, fussent morts, s'ils ne se veulent amender. Mais qu'y ferait-on ? Les zizanies aussi nuisent bien au froment : mais de les arracher avant la
moisson, c'est arracher la moisson. Les avaricieux aussi, et les autres mauvais nuisent au peuple, et le corrompent, non seulement par exemple, mais aussi par paroles, et toutefois il n'y a aucune Loi, qui commande que les avaricieux, les flatteurs, ou envieux soient mis à mort, jà soit qu'ils soient connus. Mais tu diras : le père peut bien contraindre ses enfants d'aller à l'école. C'est bien dit, le père. Mais le père des Chrétiens n'est pas le Magistrat, mais c'est celui qui les enseigne, comme Paul enseignait les Galatiens, lesquels à cette cause il pouvait bien contraindre, mais par ce même instrument, par lequel il les avait engendrés, à savoir par la parole. Les prédicateurs sont-ils enfants du Magistrat, vu qu'ils enseignent le Magistrat ? Non certes, mais sont pères du Magistrat, lequel leur doit obéir comme à leurs pères, es affaires de Christ : comme aussi les prédicateurs de leur côté doivent obéir au Magistrat, comme à leur défenseur, es affaires mondaines. Mais en la religion, si le Magistrat commande quelque chose inique, il faut plutôt obéir à Dieu, qu'aux hommes. Car en Christ il n'y a ni père, ni fils, ni frère, mais nouvelle créature, de laquelle celui-là est père spirituel, qui l'a engendré en un autre, et a domination spirituelle sur lui.
Petilianus criait, jà n'advienne, jà n'advienne à nos consciences, que nous contraignons quelqu'un à notre foi. Est-il estimé hérétique pour cela ? Oh combien en y a-t-il, qui ayant la vraie intelligence, ont été condamnés d'hérésie par les hérétiques ! Ce que nous montrons bien en Vigilantius, lequel
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(étant condamné par saint Jérôme, pour autant qu'il condamnait l'abus des chandelles, et le service et obsèques des corps morts) nous défendons, et en celui-ci condamnons Jérôme. Pensons-nous maintenant qu'il n'y ait eu que Vigilantius seul, qui ait été injustement condamné ? Croyez-moi, le jugement de Dieu sera bien autre que celui des hommes. Nous laisserons les autres choses, qu'ils amènent pour contraindre la foi, pour ce qu'elle ne font rien à cette affaire. Ils veulent certes que ceux soient contraints par force corporelle, lesquels Dieu veut être attirés par exhortation spirituelle, et par ardente impulsion : ils allèguent saint Augustin, lequel, premièrement étant d'avis que personne ne fût contraint à l'unité de Christ, qu'il y devait être procédé par la parole, qu'on y devait combattre par disputation, et vaincre par raison, de peur qu'ils n'eussent Chrétiens hypocrites, ceux-là, lesquels ils connaissaient être hérétiques manifestes : en après fut d'autre avis, étant vaincu, non pas par paroles, mais par exemple.
La cité de saint Augustin nommée Hippone, par la crainte des Lois impériales, avait été convertie à la foi catholique. A quoi on peut tout premièrement répondre ceci: «Vous tous qui avez soif, venez aux eaux. » Que si Hippone n'a point eu soif, certes elle n'est point venue aux eaux, et n'a point bu. Par quoi il y fallait engendrer une soif. Saint Augustin pensait par aventure, que ceux-là fussent vrais Chrétiens, qui confessaient de bouche Jésus Christ, et n'entendait pas qu'il était tombé en ce même inconvénient, lequel premièrement il crai-
TRAITÉ DES HÉRÉTIQUES iSl
gnait. Y a-t-il tant à faire pour être saint catholique ? Si le Roi de Turquie le commandait, toute la Turquie recevrait incontinent l'Evangile. Seraient-ils pourtant tous Evangéliques : « ce peuple m'honore de lèvres, mais leur cœur est loin de moi. » Saint Augustin avait vu la profession sainte, laquelle a duré aussi longuement, que la violence, et la crainte de la peine : mais il ne considérait pas que ce. qui se fait par crainte, ne peut durer. Nous voyons même saint Augustin et son Eglise, et aussi toute l'Afrique avoir été contraints (non pas longtemps après) à cette même cruauté, laquelle par son approbation ou dissimulation, il avait confirmée es siens envers les autres. Car quand les Vandales étant abreuvés de la foi Arienne par les Evêques des Goths, eurent subjugué par violence cette partie d'Afrique, en laquelle demeurait saint Augustin, ils contraignirent les Evêques catholiques, ou de jurer à cette forme de Religion, qu'ils tenaient, ou d'abandonner leurs Eglises, et d'avantage ils firent beaucoup de cruautés aux vrais catholiques, quand, obéissants à leur propre haine, ils exerçaient leur rage contre eux sous ombre de la Religion. Et en cette nuit en laquelle Hippone fut assiégée des Vandales, saint Augustin, mourut, comme il est écrit en l'histoire de Victor. Socrates témoigne le semblable en l'histoire Tripartite 11^. livre, chap. 9e, à savoir, qu'en ce même temps, que Pape Innocent commença à persécuter à Rome les Novatiens, et autres méchantes sectes, et à dissiper et détruire leurs Eglises, les Goths envahirent l'Italie, prirent Rome, et saccagèrent
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tout. Le même Socrates témoigne en ce même lieu, que jusques à ce jour-là, les Novatiens avaient eu à Rome leurs propres Eglises, leur Evêque, Diacres, et conseils, etc. Et que jamais par avant n'avaient été molestés par aucuns Evêques Romains. Et que même en ce temps-là en Constantinople, ils n'avaient été aucunement affligés.
En Constantinople (dit-il) ils n'endurèrent pas telles choses, mais pour ce qu'ils les aimaient, ils leur permirent faire des collectes dedans la cité. Et jà soit que les Evêques Romains se parforcèrent avec grande diligence envers les Empereurs, que ceux qui étaient appelés hérétiques, fussent jetés hors de Constantinople, et déchassés, et leurs Eglises dissipées : toutefois ne surent jamais obtenir cela, jusques à l'Empire de Justinien. Icelui après beaucoup d'importunes exhortations octroya à Agapet, Evêque de Rome, qu'ils fussent jetés hors de la cité, et que leurs Eglises fussent détruites. Tant était grande la cupidité des Evêques Romains de dominer, et de déchasser ceux, qui ne s'accordaient avec eux, en sorte que Vigilius, qui était le troisième Evêque après Agapet, se laissa lier, et assez inhumainement traiter par Justinien Empereur (autrement bien estimé des Evêques), pour ce qu'il ne voulait consentir à la restitution d'aucuns hérétiques qui avaient été déchassés. Mais l'issue de cette affaire a enseigné quel fruit cette dure persécution, et cruauté de l'Eglise a engendré. Premièrement es Arriès, qui à l'incitation des catholiques ayant souffert telles choses par les Empereurs, après qu'ils eurent recouvert un
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Empereur soutenant leur parti, ils exercèrent la même cruauté envers les Catholiques. Je me tais à présent de réciter comme Mahomet a exercé contre les nôtres cette manière de persécuter, paravant usurpée par les Catholiques, en sorte que ce mal introduit premièrement par les nôtres, redonda sur leurs têtes, et les opprima. Laquelle chose nous démontre encore aujourd'hui avec quelle grande ruine de l'Eglise (qui paravant tant bien florissait) et avec quelle confusion, défiguration, dégâtement, et meurtres de tant de milliers d'hommes. Nous avons vu le semblable maintenant en Angleterre, laquelle pour ce que le Roi Edouard, encore enfant, portait faveur à l'Evangile, elle était venue totalement à notre parti. Que si quelqu'un alors nous eût dit, que la profession de ce peuple-là eût été sainte, nous eussions eu un tel homme en haine, comme envieux et mal disant. Mais l'issue a finablement montré quels Evangéliques étaient ceux, qui avaient reçu l'Evangile par force. Ceux-là savent, qui sont échappés de là, avec si grande difficulté, et qui affirment qu'il n'y a rien plus étrange de l'Evangile que eux. Et ne se faut émerveiller, si la pareille leur est rendue, afin que ceux qui ont fait violence, souffrent violence. Qu'est-il besoin de faire mention des cités, qui paravant semblaient être bien instituées en l'Evangile : et maintenant ceux-là mêmes, qui les avaient institué, pensent qu'à grande peine en trouverait-on un, ou deux en chacune ville, qui véritablement favorisent l'Evangile, comme ainsi soit qu'il n'y a quasi ville entre les étrangers, en laquelle n'en y
ait plusieurs. Car aussi la vertu de Christ est ren due parfaite en infirmité. Plusieurs prédicants, après qu'ils ont enseigné plusieurs années, confessent qu'ils n'en connaissent pas un de leur peuple, qui voulût dépendre seulement quelque peu d'argent pour la vérité. Et mêmes ceux-là, qui par ci devant punissaient les autres pour la Religion, confessent maintenant franchement l'avoir fait malgré eux, et avoir donné lieu à la violence, mais certes avoir toujours retenu entier le premier propos de leur cœur.
J'ai entendu aussi qu'il y a eu quelqu'un en Angleterre, qui a prêché l'Evangile diligemment, lequel maintenant l'oppugne plus aigrement, qu'il ne le prêchait : et dit avoir cela fait malgré soi, et non de son courage, mais qu'il fait ceci maintenant de tout son cœur, et de son plein gré. Afin que nous entendions que celle crainte de saint Augustin n'était vaine, qui craignait qu'il n'eût des Chrétiens hypocrites, et saints. Certes il vaudrait mieux en avoir un vrai, que mille saints. Bref, si les hommes pouvaient être contraints à la foi. Christ les eût contraint, et enseigné de les contraindre. « Quantesfois ai-je voulu assembler tes poulets (dit-il) et tu n'as pas voulu ? » Christ n'a su sauver Jérusalem malgré elle : et nous serons plus forts que lui ? Mais on dira : « Contraignez d'entrer tous ceux que vous trouverez ». C'est bien dit, mais c'est par le glaive spirituel qu'il les faut contraindre, (au moins si les noces sont spirituelles) c'est-à-dire, par vives, véhémentes, et divines paroles. Car par la parole, et les cieux visibles, et les invisibles ont
été créés. Mais de vouloir créer une nouvelle créature par autre chose, que par la parole de Dieu, ce n'est autre que renverser la création du monde. Voire, mais Christ contraignit Paul par peine corporelle d'entrer à l'Evangile. Soyons tous ainsi contraints par Christ que nous venions à dire, « Seigneur que veux-tu que je fasse ? » Mais d'attri^ buer cette contrainte au Magistrat, c'est tirer le ciel en terre. Ils osent- dire aussi, que ce que les Apôtres n'ont demandé aucuns subsides ou aides des Magistrats pour la Religion contre les adversaires, que c'était à cause que les Magistrats n'étaient pas Chrétiens. Qu'ils advisent bien que c'est qu'ils disent : car Christ certes dit, « que son royaume n'est pas de ce monde, et que s'il était de ce monde, ses ministres eussent bataillé, afin qu'il n'eût été livré à Pilate. » Le Magistrat doit totalement défendre les bons contre la force et injures, mais de faire des bons par force, ou de donner la Religion par glaive, ils ne le peuvent faire : autrement il s'en suit que Christ n'a pas été assez armé, et n'ait pas assez armé les Apôtres, lesquels toutefois étant pauvres et destitués de tout aide, ont plus acquis quand ils avaient tous les Princes du monde adversaires, que nous après que sommes devenus puissants et violents, ne pouvons maintenir ayant tous les Princes du monde propices et favorables. Et c'est merveille, car ils édifiaient le tabernacle des dons du peuple offerts volontairement et sans contrainte. Et nous, pour ce faire nous apportons les dons contraints et tirés par force du peuple : si toutefois ce sont dons, vu qu'ils ne sont donnés de cœur. Par
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quoi aussi ne se faudra émerveiller si cela nous advient qui advient à aucuns capitaines qui contraignent par force leurs gendarmes de leur prêter le serment, puis quand ce vient au combat, ils les délaissent ou trahissent, ou s'enfuyent honteusement de la bataille, ou même sont pris de leurs adversaires. « Les armures de notre guerroyer, dit saint Paul, ne sont pas charnelles, mais puissantes en Dieu pour démolir toute forteresse, par lesquelles armures, nous détruisons les conseils, et toute hautesse laquelle est élevée contre la connaissance de Dieu, et menons toutes cogitations captives pour obéir à Christ.» Si le glaive mène les cogitations des hommes captives, et si saint Paul a usé d'icelui, usons en certes : mais s'il n'en a usé, contentons-nous des armures, lesquelles Christ a données à ses Apôtres, vu mêmement que nous disons si souvent que les saintes Ecritures sont parfaites, et qu'il n'y faut rien ajouter ni diminuer : afin que nous ne fassions d'une bataille céleste, une bataille terrestre, et que nous n'édifions la maison de Dieu de mauvaise matière, et de mauvais instruments.
Vêla ce que les autres ont coutume d'amener, après les livres de Luther et de Brence, pour persécuter à cause de la Religion : à quoi iceux déjà ont assez r pondu en général. Mais pour ce que j'ai pris garde qu'aucuns encore à présent sont émus par l'autorité des autres, il m'a semblé bon de traiter cet argument par le menu, afin de subvenir au salut des hommes le plus que sera possible, et de remédier à cette effusion de sang. Et ne fais point ceci, afin que je retire les Princes, et les peuples, de
la doctrine des pasteurs et maîtres. Mais vu qu'il y a deux sortes de pasteurs je dis qu'on doit obéir aux meilleurs : car les uns sont violents, fiers, durs, dépiteux, impatients, qui condamnent toutes choses, exceptées les leurs, et veulent que tous ceux, qui ne s'accordent avec eux, soient mis à mort. Les autres sont doux, humains, cléments, tardifs à courroux, patients, qui souffrent tout, et soutiennent tout, et espèrent tout. Ceux-ci ne veulent point que la Religion soit contrainte. Je dis qu'on doit ensuivre ceux-ci, comme les meilleurs. Ceuxlà crient que ceax-ci, ne voulant la Religion être contrainte, nourrissent des monstres, afin qu'en ce faisant ils puissent semer leur venin et poison. Ceux-ci, à savoir les débonnaires, disent au contraire, que ceux-là nourrissent plutôt des monstres, qui font la Religion serve, et persécutent les autres pour icelle : car par cette violence il advient, que tout ce que ceux-là (à savoir les violents disent, les hommes sont contraints par force de l'approuver. De là vient qu'il n'est rien de si monstrueux, qui ne soit inculqué au peuple, quand il n'est pas licite d'en douter : vu que si tu en doutes, ou, que tu ne le crois pas, il te faut mourir. Voici dont vient cette puissance des Scribes et Pharisiens, qui bannissaient de leur synagogue ceux qui osaient parler de Christ. D'ici aussi est venue la tyrannie de celui qui de notre temps a été découvert, et révélé, et lequel, à bon droit, nous avons en horreur et détestation : à laquelle tyrannie il n'eût jamais su parvenir, s'il eût laissé la Religion libre, comme aussi il n'eût jamais su apporter tant d'erreurs,
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s'il n'eût ôté aux hommes la puissance de juger. Finablement de procéder par force, même en causes civiles, cela vient d'un homme, qui se sent coupable, et qui se méfie de l'équité et droiture de sa cause. Christ dit : a Bouche et sapience vous sera donnée, à laquelle personne ne saura contredire ». Ceux qui sont armés de cette sapience, ne désirent autres glaives, ils ne craignent point de batailler ouvertement, et s'opposer contre tous les hommes du monde, moyennant que la juste et légitime disputation ait lieu : car ils savent bien que la vérité est un glaive inexpugnable, et invincible, et savent bien ce que la lumière peut à rencontre des ténèbres. Les autres, au contraire, craignant cette lumière, cherchent des cachettes, et démènent cette affaire par glaive, à la manière de ce monde, et parachèvent par ferrement la dispute commencée par paroles : car ils voient bien, que s'ils étaient sans ce glaive, ils seraient nus et désarmés, et ne pourraient résister aux adversaires. Et ainsi le loup frappe des dents, le bœuf des cornes, le mulet des pieds : bref toute bête combat atout ses armures. Mais la brebis qui ne sait combattre, est toute en la sauvegarde du pasteur. Et afin que finablement nous venions au bout, si par les choses, qui jusques ici ont été dites, vous ne pouvez encore discerner les vrais pasteurs d'entre les faux, faites ainsi : Qu'on peigne en un tableau l'armée des bons, et des mauvais, en cette manière : Soit dépeint en senestre partie un duc aîné et puissant, à savoir Caïn, avec une bannière rouge, de laquelle l'armoirie soit un loup : et son blason soit, mettons des embû-
ches après le sang : et le mot du guet soit, Crucifie. Son écusson, Incrédulité : son baudrier, Mensonge : son hallecret, Injustice : ses chaussures. Allégresse à épandre sang : son glaive. Violence : et que toute sa génération le suive armée de glaives et de feu, les Géants, les Sodomites, Ismaêl, Esaii, les Egyptiens, Saûl, les faux prophètes, les Babyloniens, les Scribes et Pharisiens, les tyrans, et finablement toute la lignée des puissants de ce monde.
En après qu'on peigne en la dextre partie un duc plus jeune, et plus faible, avec une bannière blanche, de laquelle l'armoirie soit une brebis : 2. Tim. .V. son dicton. Tous ceux, qui voudront vivre fidèlement en Jésus Christ, souffriront persécution : le mot du guet. Patience : son écusson, la Foi : son baudrier. Vérité : son hallecret. Justice : ses chaussures. Allégresse à aider son prochain : son glaive, La parole de Dieu.
Sur ces deux armées soit assis un juge, en la senestre partie duquel soient écrites ces sentences en lettres de feu : « O Caïn où est ton frère ? Malheur sur toi, qui pilles, ne seras-tu pas pillé ? De telle mesure, que vous mesurerez, il vous sera remesuré. Celui qui frappe de glaive, périra par glaive. Celui qui mène à captivité, sera mené à captivité. Malheur à la cité de sang. Malheur sur vous, ô riches, qui avez votre consolation. Malheur sur vous, qui êtes saouls, car vous aurez faim. Malheur sur vous, qui riez maintenant, car vous pleurerez, et lamenterez. Malheur sur vous quand les hommes vous loueront : car ainsi faisaient leurs pères aux faux prophètes. Malheur sur vous Scribes et Pharisiens
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hypocrites. Mauvais serviteur, ne t'avais-je pas quitté toute la dette, pour ce que tu m'en avais prié ? ne te fallait-il pas aussi avoir pitié de ton compagnon serviteur ? Allez maudits au feu éternel » !
Mais en la dextre partie ces sentences soient écrites : « Bienheureux est celui qui entend sur le povre, et indigent. Bien heureux sont les povres d'esprit. Bien heureux sont ceux, qui pleurent. Bienheureux sont les débonnaires. Bien heureux sont ceux qui ont faim et soif de justice. Bien heureux sont les miséricordieux. Bienheureux sont les nets de cœur. Bienheureux sont les paisibles. Bienheureux sont ceux, qui souffrent persécution pour justice. Bienheureux êtes- vous, quand les hommes vous auront maudit, et persécuté, et dit toute mauvaise parole contre vous, en mentant, à cause de moi : é jouissez- vous, et ayez liesse, car votre salaire est grand es cieux. Car ils ont ainsi persécuté les Prophètes, qui ont été devant vous. Venez les bénis de mon père » . Ces choses dépeintes soient appelées les pasteurs, les uns et les autres, à savoir, les doux, et les fiers et cruels et on connaîtra facilement par leurs armoiries, et enseignes, et par leurs dictons, et mœurs, lesquels doivent être mis en une partie, ou en l'autre. Car de mettre le même en une partie, et en l'autre, cela ne se peut faire : « car nul ne peut servir à deux Seigneurs ».
Et à cette image adjoignez-y, s'il vous plaît,
4' Esdras / 5 la bataille de Christ, laquelle décrit Esdras : « Et
voici (dit-il) tous ceux, qui furent assemblés pour
batailler contre lui, et pour le vaincre, craignirent
grandement, et toutefois ils osaient bien batailler. » Et voici quand il (à savoir le fils de Dieu) vit l'impétuosité de la multitude, qui venait, il ne leva point sa main et ne tenait point de glaive, ni aucun instrument de guerre, sinon qu'il jeta hors de la bouche, comme un soufflement de feu, et de ses lèvres vents de flammes, et envoya hors de sa langue étincelles et tempêtes, et toutes ces choses furent mêlées ensemble. Ce soufflement de feu, ce vent de flammes, et cette multitude de tempête, cheut sur la multitude avec impétuosité, laquelle multitude était préparée pour batailler et les brûla tous, en sorte que subitement on ne voyait plus rien de cette multitude innumérable, sinon seulement la poudre, et l'odeur de la fumée. Par ces choses appert assez quelles sont les armes de Christ, quelles sont celles de l'Antéchrist. Item qui sont les persécuteurs, et ceux qui souffrent persécution. Que si ces choses ne satisfont encore à quelqu'un, je ne sais que c'est, qui lui pourra satisfaire.
Lève-toi, Seigneur, et juge ta cause
Des enfants de la chair, et enfants de l'esprit.
Tout ainsi que celui-là, qui était né selon la chair, persécutait celui qui était né selon l'Esprit. Ainsi est-ce maintenant. Mais que dit l'Ecriture ? « Jette hors la servante, et son fils : Car le fils de la
servante ne sera point héritier avec le fils de la franche. »
O Lecteur, considère diligemment ces paroles de saint Paul, Ismaël, qui était né selon la chair, persécutait Isaac né selon l'Esprit. Ainsi est-ce maintenant. Les charnels persécutent les spirituels, et ne peut être fait autrement. Car tout ainsi que Isaac, entant qu'il était le plus jeune, était aussi le plus faible, et ne pouvait persécuter Ismael : ainsi maintenant les Chrétiens, pour ce qu'ils sont nés après les Antéchrists, et sont les plus faibles, et imbéciles, ne sauraient persécuter l'Antéchrist. Et ceci a été signifié par beaucoup d'autres exemples : car Abel n'a point persécuté Caïn, ni Noé les Géants, ni Loth les Sodomites, ni David Saiil, ni les prophètes les faux Prophètes, ni Christ, ou les Apôtres, les Scribes et Pharisiens : mais tout au contraire. Que si aucuns d'eux l'eussent pu faire, toutefois si ne l'ont-ils pas fait. Comme David, qui alors que Saiil le persécutait (comme une puce, ou comme une perdrix par les montagnes) et ayant trouvé Saûl une fois, voire deux, destitué de toute aide, le pouvait facilement occir, mais il ne voulut pas : ainsi les bons aujourd'hui sont comme une puce, laquelle les méchants persécutent. Et s'il advient quelquefois que les bons puissent nuire aux méchants, tant s'en faut qu'ils leur nuisent, que même ils leur profitent, et cherchent leur salut : et ont appris cela de David leur père, comme les autres ont appris de Saiil leur père, de nuire à ceux, desquels ils ont reçu des biens. Tu as ici les signes, et marques des bons, et des mauvais. Les
mauvais sont nobles, riches, savants, puissants, moqueurs, persécuteurs, cruels, orgueilleux, renommés, et ambitieux, comme Caïn, les Géants, les Sodomites, Saûl, les enchanteurs d'Egypte, les faux prophètes, les Scribes et Pharisiens, Herode, Pilate, Anne, Caïphe, les Philosophes.
Les bons sont gens de basse condition, et de nulle estime, povres, et malotrus, ignorants, débiles, infirmes, moqués, et méprisés, harcelés, et affligés, pacifiques, débonnaires, humbles et abjects, abaissés, et rejetés, viles et contemnés, et tels que le monde a en horreur, les balieures et ordures, la raclure et ce qui ne vaut rien entre les hommes, gens qui ne tiennent compte de leur honneur, zélateurs de l'honneur de Dieu, qui rendent bien pour mal : lesquels étant maudits, et injuriés bénissent, et suivent Christ l'agneau de Dieu par toutes croix, tribulations, adversités, et par vertus.
Maintenant, ô lecteur Chrétien, propose-toi devant les yeux un tel peuple, et pense un peu en toi-même, ' s'il est possible qu'un tel povre peuple, dispersé et épandu par tout le monde, persécute les méchants c'est-à-dire les Géants, et Princes du monde, lesquels ont conspiré, et sont bandés tous ensemble. Et si cela ne se peut faire, comme certes il ne se peut aucunement faire, ne fais point de doute que ceux-là ne soient Ismaélites, qui persécutent les autres pour la Foi, puis qu'ils ensuivent la nature d'Ismael.
Mais que dit l'Ecriture ? « Jette hors la servante, et son fils : car le fils de la servante ne sera pas héritier avec le fils de la franche. » Or qu'est-ce que
cette servante ? c'est la Loi, comme Paul même l'expose. Les enfants de la servante, ce sont ceux, qui veulent être sous la Loi, c'est-à-dire, sous la lettre. Et pourtant persécutent-ils ceux, qui veulent vivre sous l'Esprit, comme Ismaël persécutait Isaac. Et lesquels, afin qu'on entende mieux qu'ils sont eux-mêmes les vrais Ismaélites, ils allèguent la lettre de la Loi, laquelle commande que les faux prophètes soient occis. Par lesquels faux Prophètes ils interprètent les hérétiques, et par les hérétiques, ils interprètent ceux qui ne s'accordent et consentent avec eux. En quoi ils montrent qu'ils sont fils de ceux-là, qui disaient : « Nous avons une Loi, et selon la Loi il doit mourir, car il s'est fait fils Dieu. » Tu vois comment les fils de la Loi persécutent les fils de l'esprit, et comment en cette affaire ils allèguent la Loi. Mais que fait Sara, c'est-à-dire, la franche, et spirituelle Eglise ? Elle ne jette point hors le fils de la servante, c'est à dire, les serviteurs de la lettre : et aussi Isaac ne jette point hors Ismaël, car il ne saurait. C'est-à-dire, que les bons ne jettent point hors les méchants, car ils ne sauraient : mais Sara prie son mari, c'est à dire, l'Eglise prie Dieu, qu'il jette hors la Loi, ou la lettre persécuteresse, et ses enfants persécuteurs, afin qu'ils ne soient héritiers du Royaume céleste. Et pourtant n'appartient-il point à l'Eglise de rejeter les méchants de l'héritage céleste, mais doit permettre cela à Christ son mari, lequel les jettera hors par l'Esprit de sa bouche, quand il dira : M Allez, maudits, au feu éternel. » Ce n'est pas à faire à Sara, ni à Isaac, de prononcer cette sentence.
mais à Christ. Et pourtant que ceux-là regardent qu'ils font, qui condamnent les hérétiques : car les hérétiques, n'ont pas coutume d'être ainsi condamnés, comme les brigands. Car quant aux brigands ceux-là, qui les pendent, en espèrent souventesfois bien, et prient Dieu pour eux, et ne pensent pas qu'ils soient damnés en enfer : mais ceux qui persécutent les hérétiques, ils les jugent comme totalement rejetés de Dieu, et adjugés au feu éternel. En quoi faisant, ils se séent vraiment au siège judicial de Christ, et proroncent cette sentence : « Allez maudits au feu éternel. » Laquelle sentence ne peut être prononcée par aucun autre, que par Christ, ni devant le jour du jugement : car pour cette cause est-il appelé le jour du jugement, pour ce qu'alors, et non devant, on pourra juger qui sont ceux qui sont élus ou réprouvés. Comme Paul a enseigné, quand il a dit : « Ne veuillez juger devant le temps, jusques à ce, que vienne le Seigneur, lequel illuminera les choses secrètes des ténèbres, et manifestera les conseils des cœurs. » Lesquelles paroles quand je les considère en moimême, je n'ai rien que je puisse ajouter davantage, sinon que quand on traite de condamner quelqu'un comme hérétique, c'est-à-dire, qui est adjugé es peines éternelles, et rejette de Dieu pour jamais, (car tels sont réputés les hérétiques) j'admoneste tous qu'ils considèrent sept fois, que c'est qu'ils doivent faire. Et derechef j'écrirai ici en grosses lettres, cette même sentence, afin qu'on la puisse lire tout courant.
Ne veuillez juger aucune chose devant le temps, jusques à ce, que vienne le Seigneur, qui illuminera les choses secrètes des ténèbres, et manifestera les conseils de guerre.