CHAPITRE VI
CURE RADICALE DES HERNIES
Un peut conclure de ce qui est contenu dans le chapitre précédent , que, dans le plus grand nombre des hernies, les bandages ne peuvent être considérés que comme un moyen de retenir les viscères dans l’abdomen , de s’opposer par là aux accidens qu’occasionnerait l’accroissement illimité de la maladie , et d’écarter la source continuelle des dangers qui accompagnent l’incarcération. On y a établi que la maladie ne pouvait être guérie par ces instrumens que dans quelques circonstances favorables, et qu’alors même il devait s’écouler beaucoup de temps avant qu’on pût raisonnablement attendre cette terminaison désirable. C/est pourquoi, en générai, les personnes affligées de hernies doivent s’astreindre à porter constamment un bandage , et même , comme ce moyen n’est pas dans tous les cas un sûr garant, elles courent encore, jusqu’à un certain point, le risque de voir leur maladie prendre une forme plus grave. Ces considérations ont porté à faire des tentatives pour obtenir une guérison complète, qui doit comprendre non-seulement la réduction des parties déplacées, mais encore une garantie contre toute
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nouvelle hernie. Les moyens proposés pour remplir cet objet sont nommés cure radicale , en opposition avec l’emploi des bandages, ou lacurep^/liative. Comme ces moyens ne sont plus en usage, leur description détaillée n’est point nécessaire ; mais leur entière omission serait inexcusable dans un ouvrage dont le but est d’exposer le sujet dans son entier, surtout parce que l’examen de la question concernant la cure radicale n’a pas du être négligé.
Les opérations inventées par les anciens pour prévenir le passage des viscères dans le prolongement du péritoine , qui forme le sac herniaire , consistaient d’abord à réduire les parties, qui étaient ensuite retenues par la main d’un aide. Un caustique était alors appliqué à la peau , vis-à-vis Panneau , de manière à produire une petite escharre. Lorsqu’elle était tombée, si le sac n’était point découvert , on appliquait de nouveau le caustique, jusqu’à ce qu’il fut détruit. Le traitement était alors conduit par de simples pansemens , comme dans un ulcère ordinaire , et on espérait que la cicatrice ainsi formée s’opposerait à une nouvelle descente des viscères abdominaux. MM. Gautier ( i) et Maget sont les derniers qui aient employé cette
(1) Dissert, sur F usage des Caustiques pour la guérison radicale des hernies , in-8° , Paris , 1774»
méthode. Leur caustique était l'acide sulfurique. Les dangers de ce traitement, et les raisons sans réplique contre son adoption, ont été habilement exposés par Bordenave (i). De trois malades qui furent les sujets d’une expérience dans un des hôpitaux de Paris, l’un mourut, l’autre éprouva une rechute, et le troisième guérit avec une tumeur du cordon spermatique. Les autres accidens de cette méthode étaient la perforation de l’intestin et la gangrène du scrotum. Ou éprouve, en voyant se jouer ainsi de la vie des hommes , une profonde indignation , qui est encore aggravée en lisant le nom de la Condamine inscrit sur la liste des victimes de cette pernicieuse charlatanerie (2).
L’expérience ayant fait voir que la hernie reparaissait souvent après l’usage du caustique, le procédé suivant fut proposé comme plus efficace. Après avoir découvert le sac herniaire, on le soulevait, afin de porter le cautère actuel sur l’os même , et de produire une exfoliation. On espérait une barrière plus ferme contre un nouveau déplacement , d’une cicatrice qui devait adhérer à l’os.
D’autres opérateurs , après avoir passé une ai-
(1) Mémoire sur le danger des Caustiques pour la cure radicale des hernies , dans les Mém. de V Acad. roy. de Chir. , t. Y, p. 65 1 , et Supplément, p. 881 .
(2) Ibid. 7 p. 668.
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guide et une ligature à travers la peau et sous le sac ? plaçaient un morceau de bois entre les deux bouts, et les liaient dessus : ils serraient le nœud de plus en plus , jusqu’à ce que les parties embrassées fussent détruites. Comme le cordon spermatique y était compris, et que par conséquent le testicule était rendu inutile , cet organe était extrait ,* mais d’autres enseignaient de n’embrasser que le sac. D’autres enlevaient le testicule d’abord, et ensuite liaient le sac.
Enfin, pour sauver le testicule, quelques opérateurs , ayant mis à nu et ouvert le sac herniaire, le cousaient avec une suture continue. Cette méthode ayant pour objet de garantir le testicule, et de le conserver dans un état capable de remplir ses fonctions, était appelée suture royale, parce qu’elle donnait des sujets au roi.
Le point doré consistait à passer un fil d’or sous le cordon spermatique et le sac, et à le serrer assez fortement pour fermer ce dernier sans porter atteinte au premier. Un fil de plomb, ou une forte ligature cirée était employé dans le même but.
Ces opérations graves auraient été assez dangereuses encore , si elles avaient été faites par les chirurgiens les plus habiles,* mais elles furent en général pratiquées par d’ignorans charlatans et des opérateurs ambulans , qui , courant de place en place , abandonnaient les malades à leur sort
après avoir reçu leur salaire. Arnaud (i) a vu un homme mourir d’hémorragie peu d’heures après qu’un charlatan lui eut publiquement enlevé une hernie volumineuse et le testicule. Un opérateur ambulant , dont parle Dionis (2), nourrissait son chien avec les testicules qu’il avait enlevés. L’animal se tenait sous le lit ou la table , près de son maître , attendant après la bonne bouche , tandis que les spectateurs étaient persuadés que ces précieux organes avaient été soigneusement conservés (3).
On ne doit pas s’étonner que des hommes sans principes soient disposés à se jouer de la vie de leurs semblables par avidité , et qu’ils trouvent des gens assez crédules et assez faibles pour se mettre entre leurs mains ; mais on ne peut s’em-
(1) Mémoires ch Chirurgie , t. Il , p. Zjb/p
(2) Cours cV Opérations , p. 387.
(3) L’auteur paraît penser que ce procédé , qui enlève les organes de la virilité n’est pas condamnable chez les ecclésiastiques. « Les testicules sont des parties si nécessaires à l’homme, qu’on ne doit les ôter que dans une nécessité très - pressante : c’est pourquoi on condamne ces sortes d’opérations comme contraires aux lois divines et humaines. Elles seraient cependant excusables sur un religieux qui préférerait la guérison d’une hernie à ses testicules , qui lui doivent être inutiles ; et il en tirerait deux avantages : le premier , que ces organes ne le tourmenteraient plus , et le second, c’est qu’il serait guéri d’une lâcheuse maladie.» Cours cV Opérations , p. 337. .
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pêcher d’être surpris de voir que, dans les temps modernes , le gouvernement d’une des contrées les plus éclairées de l’Europe ait permis à des opérateurs ambulans de pratiquer impunément ces opérations monstrueuses. Il paraît, d’après un rapport (i) présenté à la Société royale de Médecine en 1779, que l’intendant de police de Paris avait observé que beaucoup d’individus qui venaient passer à son inspection pour entrer au service militaire, avaientété privés de run ou des deux testicules par de semblables opérateurs. L’évêque de Saint- Papoul avait trouvé que plus de cinq cents enîans avaient été châtrés dans son diocèse , et plus de deiux: cents avaient été mutilés à Breslaw. On voit aussi que la castration était encore quelquefois pratiquée à l’époque où Sabatier a publié son Traité d’Opérations (2).
Le célèbre chirurgien prussien Schmucker (3) a décrit et mis en pratique, pour la cure radicale , un procédé opératoire qui serait sujet à beaucoup
(1) Rapport sur les inconvéniens de V operation de la castration , faite pour obtenir la guérison radicale des hernies , par Poulletier de la Salle, Andry et Vicqd’Azyr, dans Y Hist, de la Soc. roy . de Méd., t. I, p. 28g.
(3) « Expériences sur la cure radicale des Hernies scrotales anciennes par la ligature du sac » dans Chir. hVarh nehm . b. Il , p. 236 et suiv*
CES HERNIES
moins d’objections qu’aucun de ceux dont nous avons parlé. Il consiste à découvrir le sac herniaire par une incision faite sur le scrotum ; à le séparer avec soin des tégumens et des vaisseaux spermatiques ; à l’ouvrir , afin de réduire les parties déplacées ; à lier le col aussi près que possible de l’anneau abdominal , et à couper alors ce qui reste audessous de la ligature. Il a pratiqué cette opération, deux fois avec succès. Desault (i) a guéri à l’Hôtel- Dieu un bubonocele congénital , en plaçant une ligature à l’orifice du sac.
En opérant de cette manière , on expose le malade au danger qui résulte de l’ouverture de la cavité abdominale ; et l*on doit regarder la ligature du sac comme une cause probable d’irritation. Employée comme méthode générale dans les hernies scrotales réductibles , le mérite de cette opération est le même que celui des autres.
On se proposait , par les opérations ci-dessus décrites, d’oblitérer la bouche du sac, et par là d’empêcher un nouveau déplacement. Nous devons ajouter que si, de cette manière, on pouvait atteindre ce but , aucune des méthodes connues ne serait probablement suffisante. Certes, il faudrait quelque chose de plus,- nous manquons de moyens propres à resserrer l’ouverture tendineuse : et tan-
(i) Recueil périodique j t. IX , p. 2po,
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dis qu’elle reste plus large qu’elle ne doit être, un nouveau déplacement doit arriver très -probablement. On pourrait espérer la guérison dans les cas récens, où la maladie a été produite par un effort , et chez les jeunes sujets ; mais on doit perdre tout espoir dans les hernies anciennes , chez les vieillards, ou lorsque les signes de prédisposition sont évidens. Si la simple absence d’une ouverture était suffisante pour prévenir la hernie , la maladie n’arriverait jamais , puisque la membrane est entière avant le déplacement. Lorsque l’anneau a été dilaté par la descente des viscères, on aurait grand tort d’attendre de la simple occlusion du sac un obstacle à un nouveau déplacement. L’insuffisance des méthodes est tacitement reconnue par la recommandation de porter un bandage pendant quelque temps après leur emploi. On voit souvent les hernies reparaître chez les personnes qui ont subi l’opération (1) ; et l’on sait qu’un nouveau déplacement est si fréquent après l’opération ordinaire de la hernie incarcérée, que l’on a généralement adopté l’usage d’un bandage pour le prévenir. Puisque la cause de la maladie , l’élargissement de l’ouverture tendineuse , ne disparaît pas
(1) Àcrel a fait l’opération dans plusieurs cas de hernie réductible ; dans quelques-uns la guérison a été radicale, tandis que îa maladie a reparu chez les autres. Chirurgiske Jlandelser. Voyez Lçnd, Med . Journal ? vol. III, p. 16.
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par les procédés adoptés pour la cure radicale , puisquele retour de la maladie n’est point prévenu , on peut assurer sans hésiter que ces opérations n’offrent pas pins de chances d une guérison complète , que l’emploi du bandage.
Ici nous arrivons à une distinction très -importante entre ces deux moyens. Le dernier n’est accompagné d’aucun danger ; il cause tout au plus une incommodité qui diminue de jour en jour et qui finit bientôt par disparaître entièrement : tandisque le premier est fort dangereux, et a été fatal dans bien des cas. Le résultat de l’expérience sur ce sujet est contraire à ce que beaucoup de personnes auraient attendu : une opération peu considérable en elle-même , pratiquée sur un sujet en parfaite santé, ne semblerait devoir, à la première vue, entraîner avec elle que peu de dangers. Mais qu’on se rappelle que la cavité du péritoine est ouverte, et que les suites d’une semblable exposition à l’air sont dangereuses dans toutes les circonstances. Si l’on consulte l'expérience , on verra que l’opération est au moins aussi dangereuse que celle de la hernie étranglée. Arnaud (i) a rapporté deux cas dé simples épiplocèles, dans lesquelles l'épiploon ne put être réduit, et où les malades en éprouvèrent de telles incommodités, qu’ils furent ré-
(i) Mém . de Çliïrur. t t. lï 7 p. 453 ? 4^6.
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duits a chercher du soulagement dans l’opération : tous deux moururent. Sharp (i) a été témoin d’une semblable terminaison chez deux ou trois malades qui étaient fort bien portans avant l’opération. Acrel (2"'' a perdu un malade de la même manière.
L’expérience de Petit est encore plus décisive sur ce point. La candeur avec laquelle il avoue la terminaison malheureuse de ces opérations est si honorable pour lui, que le lecteur sera bien aise de lire ses propres paroles; elles fournissent une importante leçon : « Nous nous réduirons donc a t< ne faire l’opération aux herniés que lorsque les « parties sont étranglées ; les observations sui- « vantes m’ont trop fait d’impression pour conç< seiiler de la faire, comme les anciens , dans la « vue seule de guérir radicalement la hernie : je me u rappelle avec douleur de l’avoir faite deux fois , u et je l’«ii vu pratiquer trois fois par des confrères, << sans compter plusieurs récits que quelquest< uns m’ont faits de ce qu’ils ont vu eux-mêmes. »
La première opération fut pratiquée sur ua jeune homme de vingt-cinq ans. Toutes les précautions nécessaires pour en assurer le succès furent prises , et le traitement subséquent parait avoir été judicieux en tout point. Le malade mourut le
(1) Treatise on the Operations , ed. 10, p. 26.
(2) London Mod, Journ, , vol. lit , p. i3.
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sixième jour : i inflammation s’était étendue sur tout le péritoine, et particulièrement à l’estomac, aux intestins et à l’épiploon. Chez une femme de quarante ans, qui avait une entéro-épiplocèle du volume du poing, l’opération fut suivie de sjmp^ tomes très-aîarmans , et l’on désespérait de la vie de la malade le cinquième jour ; cependant elle se rétablit ensuite. La troisième opération fut pratiquée en présence de Petit. Elle fut exécutée , et le traitement consécutif en fut conduit , comme il le rapporte , avec tonte l’habileté possible. La mort arriva le dixième jour, par l’inflammation du péritoine.
« Je ne suis pas le seul qui ait observé que les u opérations faites aux hernies sans étranglement « n’ont pas des suites si heureuses que cilles qui « sont faites aux hernies qui sont étranglées; plu- « sieurs de mes confrères m’ont assuré l’avoir re- « marqué plusieurs fois (ï). »
Dans deux cas d’opérations faites par M. Àbernethy , les malades coururent le plus grand danger par l’inflammation du péritoine, qui survint (2).
Le malade qui a une hernie incarcérée se soumet à l’opération pour sauver sa vie. Mais celui dont la hernie est réductible, expose sa vie pour
(1) Traité des Maladies chirurg. , t. !T , p 354, 357,
(2) Surgical Observations , part, 11 , p. 5 et suiy.
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éviter une incommodité ; et il n’a pas , après l’opération , pins d’espoir d’une entière guérison qu’avant, car ou ne peut îe regarder comme exempt du danger d’une rechute, s’il ne continue de porter un bandage. Toutes ces considérations sont maintenant du plus grand poids, puisque les améliorations dans la construction des bandages ont diminué les inconvéniens qui accompagnent leur usage, et donnent, non pas à la vérité une entière , mais une très-grande garantie contre le danger des hernies. Les anciens chirurgiens pouvaient trouver dans l’imperfection de leurs moyens palliatifs l’excuse des méthodes dangereuses qu’ils employaient pour obtenir la cure radicale : et les graves inconvéniens qui dépendaient de l’accroissement illimité des hernies , devaient naturellement , et avec raison , porter les personnes atteintes de semblables maladies à se soumettre même à un genre hasardeux de soulagement (i). La forte croyance
(i) Le tableau suivant , concernant les paysans de la Suisse , présente une peinture vivante des souffrances produites par les hernies lorsque les moyens de soulagement sont imparfaits : t< Sed miseri ob hune affectum Helvctioruin ruricplæ considerandi nobis jam ulterius veniunt, qui lierniis fidem ferè humanam superantibus interdum premuntur ; baud rarb enim intestina vix non omnia in scrotum prolabentia adeo illud extendunt , ut absque stupore ej ns modi hernia non possit aspici. Membrum sæpe virile
où Ton est que ces maladies diminuent la faculté d’engendrer , doit augmenter le désir d’obtenir une cure radicale, et a été une source d’impostures pour les charlatans, à l’époque où la chirurgie était encore imparfaite.
Richter a cru à la possibilité d’obtenir une cure radicale en peu de temps, par la pression d’un bandage fortement appliqué. « Les parties enflammées, contractant aisément des adhérences plus fermes, ne pourrait-on pas, dit-il, au moyeu d’un bandage, obtenir sûrement dans la plupart des cas la cure radicale, en s’en servant de manière qu’il comprimât non-seulement le col du sac herniaire, mais encore qu’il y produisit une inflammation ? Il suffirait pour cet effet de serrer un bandage
ferè total ilcr absconditur , ita ut non nisi foramen per quod urina mittitur , de eo appareat y quandoque si in cjusmodi statu misero dnris adhuc laboribus agitantur, facile tco miserere vel strangulationi inlestinorum ansa subministratur. Adde quod etiam eo quo fruuntur victu excitentur tormina , arctæ insuper bracheriorum ligaturæ îllos arceant à laboribus , sudor quoque à fortiori nisu et labore afiïuens subligaculum madefaciat, unde insignes molestiæ ortum trahunt : per madefactum enim lubligatulum et fortiorem motum cutis interlaborandum insignitèr âtteritur , et exinde producta vulnuscüla tam urenti et acuto dolore eos excruciant , ita ut semper operationi se subjicere , quàm tantis doloribus obnoxii continuo vivere , malint. » Freytag in IIalleri Disp . Chir. , t. III , p. 70.
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muni d’n ne pelote un peu dure, jusqu’à ce que le lieu de son application devînt douloureux , et de le laisser en place jusqu’à ce que les douleurs devinssent considerables, et que le malade put les supporter sans craindre d’antre fâcheux accident, surtout du coté du testicule; après quoi on appliq lierait un bandage avec une pelote molle , et qui n’exercerait qu’une pression légère. Je crois que ce serait la manière la plus facile , la plus sure d’opérer la cure radicale, et j’ai de fortes raisons de penser que j’ai vu plusieurs personnes qui ont été guéries radicalement par ce moyen (1). » La liaison immédiate du sac herniaire avec la cavité de l’abdomen, la facilité avec laquelle l’inflammation s’étend sur les surfaces membraneuses continues , et Fi rn puissance ou nous sommes d’en limiter les progrès au point désiré, sont des argumens très-forts contre ce procédé. Il expose le malade à un danger qui ne peut être excusé par le désir d’écarter une simple incommodité (2).
La proposition de Desault , d’employer la ligature dans la hernie ombilicale , sera développée dans le chapitre sur ce sujet : l’opération
(1) Puchter, Traité des Hernies , pag. 187.
(1) Voyez les cas rapportés dans le chapitre pre'cédent (page 85 ) pour montrer le danger des bandages qui exercent une forte pression*
ïo3
convenable dans les cas irréductibles est le sujet du chapitre suivant ; et les méthodes qui ont été proposées pour obtenir la cure radicale, dans l’opération de la hernie étranglée , seront examinées dans la section relative à cette opération.
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