‹ Traité des instruments de martyre et des divers modes de supplice employés par les paiens contreChapitre 10 sur 93 · NUE · texte numérisé non relu

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FiG. VII A. — Martyr dont les membres sont entrelacés dans B. — Martyr lié à une roue étroite que l'on fait les rayons d’une roue, sur laquelle il reste tourner, de sorte que son corps est horriexposé pendant plusieurs jours jusqu’à ce blement déchiré par les piques de fer pla-

qu'il meure. cées au-dessous.

De La roue, de Pa poufie ef de fa presse

clairement dans les Histoires de divers martyrs, n'étaient pas d’une seule sorte, mais de plusieurs. Quelques-unes, que nous trouvons dépeintes sous le nom de Machines dans les Actes des Saints, étaient grandes et larges, tandis que d’autres étaient étroites. C’est notre devoir de traiter ici des deux espèces.

Donc, pour ce qui concerne la roue de première sorte, dont Nicéphorus parle, ainsi que les Actes de saint Pantaleëmon, que l’on sache qu’elle était combinée de telle sorte que, étant amenée au sommet d’une colline élevée, et la victime liée à sa circonférence, la roue, avec le condamné, était violemment précipitée du haut de la montagne, sur les pentes escarpées, de sorte que chacun des membres du martyr était brisé. C’est ce que nous lisons de ce très glorieux serviteur du Christ, Pantaleëmon, dans l'Histoire de son glorieux martyre : « Et ils dirent : — Commandez que la grande roue soit apportée jusqu’en haut de la montagne, et qu’il soit lié à cette roue et précipité au bas de la montagne, de telle façon que sa chair soit misérablement dispersée, et qu’il rende l'esprit. Ainsi le très saint Pantaleëmon fut gardé dans la prison pendant que l’on préparait la roue. Aussitôt qu’elle fut prête, le juge ordonna aux crieurs publics de proclamer par toute la ville l’ordre à tous les hommes de venir voir le supplice du saint Pantaleëmon, et il commanda que celui-ci lui fût amené. Et quand fut introduit le saint martyr du Christ, voici : Il chantait des psaumes au Seigneur Jésus-Christ. Alors les aides le prirent, le lièrent autour de la roue. Mais aussitôt qu’ils commencèrent à faire mouvoir la roue, les liens se relâchèrent et le saint martyr se tint debout, sans aucun mal. Mais la roue, allant en avant, massacra plusieurs des païens. » Ainsi s'expriment les Actes des Saints, d’où nous apprenons la vérité de ce que nous - avons déclaré ci-dessus, touchant la première sorte de roues.

Il y avait en outre, pour le massacre des chrétiens, certaines autres larges roues en usage chez les païens. De ces roues, la cir-

Lortures et Éourments des Martyrs chrétiens

conférence, à laquelle étaient liés les martyrs, se trouvait garnie de lames tranchantes et de clous aigus.

A ces roues, qui demeuraient immobiles, les ministres d’iniquité liaient avec des cordes les corps entièrement nus des Martyrs. Alors ils les faisaient tourner et retourner de toutes leurs forces, sur des pointes de fer fixées dans le sol à l’usage de perforer et arracher la chair des patients, laquelle, par cette torture, était broyée et déchirée d’une façon affreuse.

L'on suppose que la vierge bénie de Jésus-Christ, sainte Catherine, remporta la couronne du martyre sur une roue de cette sorte, comme les Actes le rendent en partie manifeste.

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