‹ Traité des instruments de martyre et des divers modes de supplice employés par les paiens contreChapitre 27 sur 93 · DE CERTAINES AUTRES SORTES DE LIENS · texte numérisé non relu

DE CERTAINES AUTRES SORTES DE LIENS

Parmi ceux-ci on peut comprendre les lanières avec lesquelles on liait les prisonniers, d’où le nom de licteurs, souvent employé par Plaute, appliqué à ceux dont le devoir était de lier ou de frapper avec des lanières ceux de leurs compagnons d’esclavage que leur maître leur indiquait. Le même titre était également donné aux officiers des magistrats qui les aidaient dans leurs fonctions et portaient devant eux les faisceaux.

Lortures empfopées par fes Bérétiques

Mais assez sur les différentes espèces de liens ainsi que sur le cheval de bois en usage chez les Anciens.

DU CHEVAL DE BOIS OU TORTURE EMPLOYÉE PAR LES HÉRÉTIQUES SUR CEUX DE LA FOI ORTHODOXE : DE LEUR EMPRISONNEMENT ET DES DIVERSES SORTES DE SUPPLICES QU'ILS INFLIGEAIENT AUX PRISON- NIERS.

Les hérétiques du temps présent (1591) en Angleterre (ainsi qu’en témoignent l'Origine et le progrès du schisme anglican, ainsi qu'un ouvrage intitulé Sur la Persécution Anglicane et Le Théâtre des Cruautés Hérétiques de Sanders) ont torturé un certain nombre de prêtres y compris les Pères Campion, religieux de la Société de Jésus, Sherwing, Briant, Janson, Bosgrave et d’autres encore, par l’écartèlement de tous leurs membres, presque jusqu'à la mort, au moyen d’un instrument appelé par eux-mêmes le cheval de bois ou torture. C’est une sorte de supplice qui consiste, après avoir étendu un homme sur le dos et lui avoir lié les mains et les pieds jointure par jointure, à resserrer petit à petit les cordes par lesquelles il est attaché à certaines roues aménagées à cet effet jusqu’à ce que tous ses membres soient disloqués. Ce supplice horrible et monstrueux est employé par ces nouveaux hérétiques de nos jours (ainsi qu'il est décrit dans le livre appelé Un trophée de l'Eglise Anglaise) pour torturer les catholiques qu’ils ont jetés en prison. En outre, ils emploient encore d’autres moyens pour faire souffrir les mêmes prisonniers, quelquefois introduisant des piques de fer ou de longues aiguilles sous les ongles de leurs doigts, quelquefois (comme il est raconté d’un prêtre dans l'ouvrage cité ci-dessus) les liant, les pieds en l’air, à des poteaux de bois jusqu’à ce qu’ils soient suffoqués par l'infection de leurs propres

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