C. Crampons
— Etrilles.
A. — Griffes de fer.
LTÉE
a a Te RE
Pinces décirant fes chairs
saints Papus, Clément d’Ancyra, Théophile et Théodore, saint Maurice et ses compagnons, Justa, Rufina, Eulalie de Barcina, saint Erasme, Callinicus et Pelagius.
SI LES PINCES CONSERVÉES DANS L'ÉGLISE SAINT-PIERRE SONT PLUTOT DES SCORPIONS OU DES GRIFFES DE FER
Quelques personnes ont supposé que cette sorte de pince de fer, conservée dans l’église du Vatican, parmi les reliques des saints, semblable à celles décrites ci-dessus, n’était pas du tout des griffes, mais des scorpions. Pourtant, si nous devons confesser la vérité réelle, nous ne pouvons que dire que ces personnes sont aussi loin de la vérité que l'orient l’est de l'occident. Car, vraiment, comment peut-on prendre possiblement ces pinces pour des scorpions plutôt que pour des griffes, quand, comme il est prouvé dans le chapitre précédent, ces scorpions étaient compris sous le nom de bâtons, tandis que les griffes sont décrites comme une sorte de pince de fer à dents? En outre, les premiers (ainsi que l’indiquent les Actes des Martyrs et les passages de l'Ecriture sainte cités ci-dessus) étaient en usage chez les anciens seulement pour en frapper les coupables, et les autres, pour les déchirer. Et cela est confirmé par la forme desdites pinces, car, pour quelqu'un qui les considère attentivement, il sera de suite évident qu'elles n’ont jamais été faites pour flageller les criminels, mais pour les torturer et les déchirer. Car si le bourreau les eût prises dans ses mains avec l'intention d’en frapper un coupable, il eût fallu pour cela qu'il maintint les deux morceaux de fer pressés l’un contre l’autre ; et il en résulterait que les pointes, attendu qu'elles ne pourraient dans ce cas torturer en aucune façon la victime, auraient été placéeslà en vainet sansaucuneutilité. Nousajouterons de plus que la fonction spéciale des griffes (ainsi que saint
Lortures ef Éourments des Martyrs chrétiens
Augustin et Prudentius l’ont déclaré dans leurs écrits), était de déchirer la chair des coupables, de la labourer et lacérer. Et qui peut manquer de voir que ces pinces, conservées dans l’église Saint- Pierre sont excellemment aptes à cela? Il ne peut y avoir que peu ou point de doute que le dit instrument appartient à la classe des griffes et à aucune autre, quelle qu'elle soit.