‹ Traité des instruments de martyre et des divers modes de supplice employés par les paiens contreChapitre 67 sur 93 · DIS · texte numérisé non relu

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un vaisseau plein de combustibles auxquels on a mis le feu.

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La tunique de soufre enffammé

devant un feu ardent, de sorte que les jambières étant brûlées par la flamme ses tibias furent en même temps consumés de telle façon que, lorsque les Hérétiques vinrent pour retirer les jambières, ils arrachèrent en même temps la peau jusqu'aux genoux, laissant seulement les os à nu. Un matin, peu de temps après, à environ trois ou quatre heures, son cou fut mis dans un coulant d’osier, afin que son agonie fût plus longue, et il fut pendu. Ainsi il conquit la noble couronne du martyre et son âme s’envola au ciel. »

Puisque, en mentionnant la Tunique Mortelle, nous avons parlé des Catholiques étant ainsi soumis à la torture du feu par les mains des Hérétiques de notre temps, et, afin de ne pas sembler faire peu de cas des Martyrs de l’Orthodoxie qui furent torturés par le feu de diverses manières, par les plus anciens Hérétiques sous les très cruels empereurs Constantius, Valens, Léon l’Isaurien et Constantin Copronyme, aussi bien que sous les Vandales Ariens, nous citerons quelques exemples tirés des Saints Pères ou des Histoires de leur vie. Et, en premier lieu, concernant les Catholiques qui furent torturés par le feu sous Constantius, voici ce que dit saint Athanase : « Mais tous ceux-ci (c'est-à-dire les Ariens, ennemis de l'Eglise Orthodoxe) ils les fuyaient comme des meurtriers, des malfaiteurs et des voleurs, attendu qu'ils renversaient les monastères et y mettaient le feu pour brüler les moines et détruire leurs habitations... » Et encore, dans son Apologie : « Plaçant les vierges au-dessus de feux ardents, ils s’efforçaient de les obliger à confesser la foi arienne. » On peut trouver de plus amples détails sur les jersécutions du même genre, auxquelles les Catholiques étaient en but, dans l’Histoire de Théodoretus : « Cependant, à Constantinople, les Ariens chargèrent un vaisseau d’une compagnie de pieux prêtres et le lancèrent sur l’abîime sans voiles ni palans ; puis, embarquant plusieurs adhérents de leur propre secte sur un autre bateau, ils

Lortures ef Éourments des Martyrs chrétiens

leur commandèrent de mettre le feu au vaisseau contenant les prêtres. Cela étant fait, les prêtres, après une courte lutte contre le feu et l’eau, furent bientôt plongés dans l’abîme et de cette façon gagnèrent la couronne du martyre. «On peut lire un récit semblable dans Sozomen et Socrate dans leurs Histoires Ecclésiastiques, comme aussi dans Victor concernant les Catholiques sous la Persécution vandale : « Ils en tuaient quelques-uns par le fouet, d’autres étaient pendus, d’autres encore brülés par le feu. » Et encore, écrivant sur le martyre de saint Liberatus et de ses compagnons : « Ceci, pourtant, arriva aux oreilles du Tyran qui, fou de colère, ordonne qu’ils soient mis à la torture, mais sans que cela se sache, et qu'ils soient chargés de chaînes plus lourdes. De plus, il commande que l’on remplisse un vaisseau d’un monceau de fagots de bois sec, et, toutes les victimes étant solidement liées dedans, qu’on y mette le feu en pleine mer, afin qu'il brülez:. 1»

Enfin, concernant les Orthodoxes qui furent martyrisés sous Léon ou Constantin Copronyme, le Martyrologe Romain contient ce qui suit, à la date du 29août: « Anniversaire des saints Hypatius et André. C’étaient deux prêtres qui, à cause du respect qu'ils montraient pour les images saintes, furent massacrés par Léon après qu'on leur eut enduit la barbe de poix et qu’on y eut mis le feu après les avoir fait scalper. » La même chose est rapportée le 28 novembre sur saint Etienne le Jeune, qu’on dit avoir enduré le même supplice sous Constantin Copronyme.

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