F1. XXIX
À. — Martyr blessé à mort par des garçons avec | B. — Martyr dont les membres sont amputés un leurs stylets à écrire. par un.
Uartprs sciés en deur
celles par lesquelles on en fonçait des clous dans le corps des saints martyrs ou bien on les coupait en deux avec des scies de fer, elles sont attestées par les Actes des saints Paphnutius (Martyrologe Romain, 24 septembre) et Severus, évêque (7 novembre), de saintes Fausta et Euphémie, vierges et martyres, et d’autres encore. Le second de ces châtiments, le quatrième, savoir : celui d’être scié en deux, est rapporté par Suétone, Vie de l'Empereur Caius, où il parle de certaines personnes condamnées sur accusation à subir ce sort.
Plus tard, nous parlerons encore de cette sorte de torture qui eut pour effet de flétrir le nom de l'empereur Caligula (Caius) d’une réputation de cruauté dans tous les âges. Tout cela devrait nous apprendre combien féroce était la rage des païens contre les soldats du Christ et, d’un autre côté, combien fermes étaient la constance et le courage qui permettaient aux chrétiens de dompter aisément et sans faiblir toutes les espèces de tortures.
La cinquième sorte, celle par laquelle les chrétiens étaient percés par des tarières et des vrilles est attestée par les Actes des saintes vierges et martyres Foi, Espérance et Charité, trois sœurs dont nous avons déjà parlé dans une page précédente, comme aussi dans le récit de sainte Fausta, vierge et martyre commémorée dans le Martyrologe Romain le 20 septembre : «A Cyzicus, dans le Propontis, anniversaire des saints martyrs Fausta et Eulasius, tués sous l’empereur Maximien. De ces deux, Fausta fut rendue chauve par ce même Eulasius, prêtre des idoles, qui lui fit raser la tête par mépris; ensuite elle fut pendue et torturée. Enfin, il voulut la faire couper en deux; mais les exécuteurs ne purent lui faire aucun mal. Eulasius en fut stupéfait et crut en Jésus-Christ. De sorte que, tandis qu’à son tour il était violemment torturé par les ordres de l’empereur, Fausta avait la tête percée par une cheville; puis on lui enfonçait des clous dans tout le corps et enfin on la plaçait au-dessus du feu dans
Éortures ef Éourments des Martyrs chrétiens
une poêle à frire, et ainsi tous deux, appelés par une voix du ciel, montèrent vers le Seigneur! » La sixième sorte, celle par laquelle les chrétiens étaient transpercés par des lances ou des épées, peut être certifiée par les Histoires des saints Marc et Marcelin, Bénin et Cyril, diacre, des saintes Fusca, Basilla, Anatholia et Justine, vierges et martyres, et de saint Polycarpe. Pour arriver à laseptième, savoir : ouvrir le ventre des patients, . cette cruautéest attestée par l'Histoire de saint Cyril, dont le martyre est rapporté dans le Martyrologe Romain, le 26 mars, en ces mots : «A Héliopolis, dans la région du Liban, anniversaire de saint Cyril, diacre et martyr, dont le ventre fut ouvert et le foie arraché, les païens s’en régalant honteusement. Cette chose fut accomplie sous l’empereur Julien l’Apostat. » Un fait semblable est raconté dans les Actes de sainte Eucratis ou Eugratia, vierge et martyre, dont la mort se trouve relatée comme il suit, dans le Martyrologe, le 16 avril: « À Caesaraugusta (Saragosse), en Espagne, anniversaire de sainte Eucratis, vierge et martyre, qui, après avoir eu le corps torturé, le ventre ouvert et le foie arraché, fut enfermée, encore vivante, dans une prison où elle resta jusqu’à ce que son corps tombât en pourriture. »
AUTRES SUPPLICES ET TORTURES AUXQUELLES LES VIERGES CHRÉTIENNES ÉTAIENT SOUMISES AINSI QUE DIVERSES MANIÈRES D’ALLONGER LE CORPS.
Ce fut premièrement sous le gouvernement de l’empereur Julien, surnommé l’Apostat, que l’on ouvrit le corps aux vierges saintes. Alors, tandis que leur ventre palpitait et tressaillait encore, on le bourrait d'orge et on les exposait pour être dévorées par les porcs sauvages.
Ceci est rapporté dans tous ces de par saint Grégoire de
SÈ
Marute
Fig. XXX quel on enfonce un poignard
gorge.
B. — Mis à mort à coups de flèches.