‹ Traité des instruments de martyre et des divers modes de supplice employés par les paiens contreChapitre 7 sur 93 · DU CINQUIÈME MODE DE SUSPENSION, SAVOIR : PENDUS PAR LES POUCES · texte numérisé non relu

DU CINQUIÈME MODE DE SUSPENSION, SAVOIR : PENDUS PAR LES POUCES

On trouve la description de cette cinquième manière dans les Actes des saints Jacob et Marianus, où se trouve consignée la narration suivante, concernant Marianus, serviteur du Christ : « Mais il condamna Marianus à la torture, parce que celui-ci se dit un simple religieux, ce qu’il était en effet. Et quels tourments furent les siens ! Combien nouveaux et étranges, et inspirés par le génie empoisonné du démon! Combien astucieusement combinés pour briser la force de l’âme ! Marianus fut pendu pour être torturé, et de quelle grâce ce martyr ne se montra-t-il pas soutenu, même au milieu de ses souffrances, et des tourments de son supplice qui exaltaient son courage ! Or, la corde qui le tenait suspendu fut attachée, non pas à ses mains, mais à l'extrémité de ses pouces, de sorte que se multipliât, par la faiblesse de ces parties de son corps, supportant le poids de tout le reste, l’agonie qu’il endurait. De plus, des poids extraordinairement pesants furent attachés à ses pieds, de sorte que toute la charpente du corps suspendu fut déchirée de part en part d’atroces douleurs, avec des convulsions d’agonisant qui faisaient tressaillir l’intérieur ». Aussi loin s'expliquent les Actes, et ainsi se trouve clairement démontrée l’évidence de ce que nous avons exposé, concernant le cinquième mode de ce supplice.

Lortures ef Éourments des Martprs chrétiens

DU SIXIÈME MODE, SAVOIR : ETRE SUSPENDU, AVEC DES POIDS ATTACHÉS AUTOUR DU COU ET AUX PIEDS

De ce mode, l'Histoire du très saint martyr saint Sevarianus rend témoignage, car il est écrit : « En conséquence le préfet, prenant le silence de Severianus pour du mépris, ce qu'il était en effet, lui infligea un châtiment plus terrible encore; et, après l'avoir fait retirer de la roue, le fit conduire à un mur. Alors, après lui avoir fait attacher deux énormes et très lourdes pierres, l’une au cou et l’autre aux pieds, et l’avoir attaché par le milieu du corps avec une corde, il le laisse suspendu au mur, dans les airs, afin que ses membres soient tirés séparément et qu'il périsse de cette manière violente. » Ainsi disent les Actes, mais c’en est assez, et plus qu’assez sur cette dernière forme de cruauté.

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DU SEPTIÈME MODE, SAVOIR : QUAND LES CORPS DES SUPPLICIÉS SONT SUSPENDUS PAR DES CORDES, LEURS ÉPAULES SONT CHARGÉES EN MÊME TEMPS DE LOURDS FARDEAUX DE SEL, OU D’AUTRES CHOSES

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