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Sortures et Éourments des Martprs chrétiens
honteuse insulte c'était faire aux femmes que de leur raser la tête, lisez les Actes des Saints qui viennent d’être cités, Suétone, Vie de Caius Caligula, et spécialement ce qui est écrit dans le Martyrologe Romain concernant sainte Fausta, qui, comme il y est raconté, fut rasée en manière d’insulte.
De plus, dans le même but de honte et d’ignominie, les jeunes filles chrétiennes, pour faire injure à notre sainte foi, étaient livrées à des jeunes gens vils et libertins, ou bien emmenées dans des maisons publiques pour que leur virginité y fût violée. Pourtant Dieu, par l’ordre duquel toutes choses sont réglées, voulut que leur vertu fût sauvée et qu’elles Lui fussent offertes comme un pur sacrifice.
Si on se demande pourquoi ces atrocités furent permises, sur des vierges dédiées au Christ, par des hommes cruels, nous pouvons répondre, comme ci-dessus, que c'était fait dans le but d’insulter à la religion chrétienne. Pourtant on peut alléguer un autre motif, savoir : Que, par une vieille coutume établie par les romains (ainsi le dit Suétone dans sa Vie de Tibère) que c'était aller contre la Loi que de faire mourir de mort violente une vierge, à moins qu'elle n'ait été déflorée par ses exécuteurs ou quelque autre. Je vais citer les paroles mêmes de l'historien : « Etant donné que, d’après les coutumes établies, il était défendu que les vierges fussent étranglées, elles étaient d’abord violées par le bourreau et ensuite exécutées. »
D’après cela, vous pouvez facilement connaître, à moins que vous ne soyez volontairement aveugle, la bonté et la puissance du Christ qui sait comment sauvegarder ses fiancées ainsi exposées au péril et conserver leur vertu intacte, les délivrant d'hommes insolents et sans frein. Ceci est prouvé par Basile le Grand, qui dit dans son livre Sur la Vraie Virginité : « Quand la rage de persécution fut à son comble, les vierges que l'on avait choisies, à cause de leur amour fidèle à leur Fiancé divin,
Mieraes jetées aur fieur impurs
et livrées aux hommes impies, demeuraient sans souillures dans leur corps, car celui pour l’amour duquel elles souffraient ces choses, rendait vains les assauts des pécheurs sur leur chair et préservait leur corps de toute souillure par un miracle de sa divine puissance. » Cette chose est de même attestée par les Actes des Vierges et Saintes vénérées Agnès, Daria, Seraphia, Théodora, Lucie, Suzanne et bien d’autres.
Mais assez sur ces tourments et tortures auxquels les Vierges Chrétiennes étaient ainsi soumises par les persécuteurs païens.
De même, les hérétiques, sous les Empereurs Constantin, fils de Constantin le Grand, et Valens, et pendant la sauvage persécution des catholiques par les Vandales, soumettaient les vierges saintes fiancées du Christ, à de semblables insultes et ignominies de diverses sortes. Saint Athanase (Apologie) nous parle de semblables abominations commises sous Constantin, en ces mots: « Maintenant, les vierges étaient jetées au milieu des flammes d’un bûcher ardent par ce rebut de l'humanité, Sébastien chef des troupes, pour les forcer à se déclarer pour la doctrine arienne. Alors lorsqu'il voyait qu’elles demeuraient fermes dans les tortures, il les mettait nues et les frappait si rudement au visage que longtemps après, leurs amies pouvaient à peine les reconnaître. » Et, dans un autre endroit : « Les Ariens frappaient et fouettaient les corps sacrés des vierges et, mettant brutalement leurs mains sous leurs vêtements, les entraînaient et les découvraient ; mais lorsqu'elles résistaient et ne voulaient pas venir, ils les souffletaient et leur donnaient des coups de pied. Cruel traitement que celui-ci, mais suivi d'un autre plus cruel encore, et intolérable en raison de sa honteuse indécence. Car, connaissant la timidité des jeunes filles et leur horreur des mauvaises paroles, et sachant qu’elles eussent plus facilement supporté d’être flagellées et lapidées que d'entendre des discours impurs, ils accompagnaient leurs violences des plus abominables expressions et excitaient à un
Lortures ef Éourments des Martyrs rétiens
langage semblable les jeunes gens toujours prompts à rire d’une façon libertine à des propos et à des actes mauvais. Mais les vierges saintes et autres femmes à l’âme pure reculaient devant de tels discours comme devant la morsure d’un serpent. En outre, les ennemis déclarés du Christ ajoutaient aussi leur aïde à la perpétration de ces horreurs, et ce n’est pas un mensonge de dire qu'ils se joignaient aux autres dans leur langage corrompu, car ils prenaient un plaisir évident à l’impureté des discours dans lesquels se complaisaient les jeunes gens. » Et encore plus loin: « Beaucoup de vierges, qui les réprimandèrent à cause de leur impiété et leur dirent leurs vérités, furent emmenées hors de leurs maisons ; d’autres, qui allaient à leurs affaires, étaient insultées, ou bien on les laissait être dépouillées de leurs vêtements par les jeunes gens les plus libertins et les plus débauchés et ils donnaient à leurs femmes la liberté de les traiter de la façon la plus indigne. »
Ces indignités commises envers les vierges saintes sont mentionnées par l'historien Théodoretus, sous le même Empereur, par ces mots : « L’Arien Georges forçait les vierges qui avaient fait vœu de chasteté, non seulement à renier la confession de saint Athanase, mais aussi à maudire la foi de leurs pères. Son associé et complice dans ces cruautés était un certain Sébastien, Préfet des troupes, lequel, allumant un bûcher au milieu de la ville, et meltant à côté les vierges nues, leur ordonnait d’abjurer leur religion. Mais, dans cette situation, qui était un spectacle triste et amer pour les croyants et même pour les incrédules, elles supportaient l’ignominie à leur plus grand honneur. »
Pierre d'Alexandrie écrit aussi sur les vierges qui étaient tournées en dérision cet méprisées sous l'Empereur Valens, cité dans l'Histoire de Théodoretus : « Palladius, entrant dans l'Eglise catholique, commence de toutes ses forces à chanter, au lieu des paroles solennelles du début, des litanies burlesques aux
Dieraes exposées nues sur fes places
saintes Images et, au lieu de lire les divines Ecritures, à pousser des cris inconvenants. Puis, lui et d’autres ne craignirent pas de se complaire en discours obscènes, insultant les vierges du Christ. Encore s'ils s'étaient contentés d’un langage impur, péchant seulement de cette façon; s’ils n'avaient pas encore surpassé l’abomination de leurs discours par l’atrocité de leurs actes ! Car l’abus, même violent, doit être supporté, spécialement par ceux dont l’esprit est rempli de la prudence et du divin enseignement du Christ. Mais ces hommes, vrais vases d’iniquité, destinés à la destruction, faisant entendre un bruit fort et dégoûtant qui sortait de leur grand nez comme l’eau sort de l’aqueduc, pour ainsi dire, commencèrent à déchirer les robes des vierges du Christ, dont la vie sainte en faisait un exemple pour toutes les personnes pieuses ; puis ils les promenèrent en troupes du haut en bas de la ville, nues comme au jour de leur naissance; et, dans leur libertinage, ils se moquaient d’elles insolemment et d’une façon indécente, accomplissant des actes à la fois cruels et barbares.
Mais si, par hasard, quelqu'un ému de piété, essayait de les arrêter par la force, ou de les dissuader par le raisonnement, d'accomplir de semblables abominations, il ne s’échappait pas sans blessure. Hélas ! bien des jeunes filles furent violées par force et beaucoup, frappées sur la tête à coups de hache, furent laissées couchées à terre, sans voix. On ne permettait pas que leurs corps fussent mis dans le tombeau, et vraiment, dans bien des cas, leurs parents les cherchèrent avec larmes mais sans jamais les trouver. »
Enfin, au sujet des vierges qui furent ignominieusement traitées sous les Vandales ariens, Victor, évêque d’Utica, rend ce témoignage: « Alors le tyran ordonna que les vierges consacrées fussent assemblées, excitant les Vandales, avec des sages-femmes
de leur propre race, à inspecter et examiner, contrairement aux
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lois de la décence, les modestes secrets de leurs parties privées, tandis que ni leurs mères, ni aucune des matrones n'étaient. présentes. Ensuite, on pendait ces jeunes filles et on les brülait. cruellement et, leur attachant de lourds poids aux pieds, on leur appliquait au dos, au ventre, à la poitrine et aux flancs des. plaques de fer rougies au feu. Puis, on leur demandait, dans les intervalles de la torture : « Dites-nous, maintenant, comment les
évêques mentent avec vous ainsi que vos prêtres ? » Re
. Et nous savons que beaucoup furent tuées par la barbarie de ce traitement, tandis que d’autres, restées vivantes, étaient recroquevillées et courbées en deux par le dessèchement et la CHERS tion de leur peau. «
Tout cela nous informe clairement et abondamment que les: hérétiques des anciens jours (dont le vil exemple fut suivi par des hérétiques plus récents, comme nous l’apprenons par beau. coup d'hommes dont l’autorité est incontestée) se montraient, en. donnant ainsi cours à leur haine pour la religion catholique sur les vierges et, accumulant les insultes sur elles, sûrement plus. inhumains, plus libertins, plus impitoyables, plus cruels que les païens.
Mais, laissant pour le moment les hérétiques, nous detoes procéder à l’exposé de la huitième sorte de torture, parmi.celles. nommées au commencement de ce chapitre.
Ce supplice : Tuer les chrétiens à coups de flèche, — est attesté par les Histoires de plusieurs martyrs, particulièrement de deux cent soixante, dont les noms nous sont inconnus, mais qui sont cités par le Martyrologe Romain, le 1° mars, comme étant morts de cette façon; de même pour sainte Marthe et ses filles, sainte Irène et sainte Christine, vierges et martyres; saints Sébas-: tien, Christophe et Faustin, dont la dernière mention est faite. dans la Ménologie grecque, le 16 juillet, dans les termes suivants: « Même, jour, anniversaire du martyr saint Faustin qui, sous,
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