‹ Traité des instruments de martyre et des divers modes de supplice employés par les paiens contreChapitre 72 sur 93 · HAE · texte numérisé non relu

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Martprs tués à coups de flèches

l’empereur Décius, à cause de sa profession de la foi chrétienne, fut arrêté et, comme il se déclarait librement lui-même serviteur du Christ, fut fixé à la croix et percé de flèches. Après être resté cinq jours entiers sur la croix sans faiblir, il remit son âme entre les mains de Dieu. » Victor, Persécutions vandales, parle aussi de beaucoup de catholiques ayant été percés de flèches jusqu’à la mort. Il écrit : « À l’occasion de la célébration des rites de Pâques, notre peuple s’étant assemblé en un lieu appelé le Palais, pour honorer le jour de Pâques, et ayant fermé sur lui les portes de l’église, les Ariens le découvrirent. Immédiatement, l’un des prêtres, nommé Andiot, rassemblant une bande d'hommes armés, s’élança pour attaquer la foule des innocents adorateurs. Ils se précipitent sabres au clair, saisissent d’autres armes, et quelquesuns d’entre eux, grimpant sur les toits, font pleuvoir une grêle de flèches à travers les fenêtres de l’église. Juste à ce moment, il arrive que le peuple de Dieu était en train de chanter et un lecteur se tenait dans la chaire, entonnant les versets de l’Alleluia. A cet instant, une flèche l’atteignit à la gorge, le livre s’échappa de ses mains et lui aussi tomba mort. Beaucoup d’autres également sont connus pour avoir été tués par des flèches et des dards au centre même de la plate-forme de l'autel. »

Le neuvième mode de torture, celui par lequel on coupait la gorge aux martyrs, est attesté dans l'Histoire de saint Philippe et de sa fille, sainte Eugénie, vierge et martyre romaine ; de même que dans le récit de la mort des saints Juste et Pastor, frères, donné dans le Martyrologe Romain, le 13 août : « En Espagne, anniversaire des martyrs saints Juste et Pastor, frères. Etant déjà très avancés dans les lettres, ils jetèrent à terre leurs tablettes à écrire dans l’école et, de leur libre impuision, s’élancèrent au devant du martyre. Bientôt Dacian, gouverneur de la province, ordonna qu’ils fussent arrêtés et frappés à coups de hache et, après qu'ils se furent mutuellement encouragés à la constance,

Sortures et Sourments des Martprs chrétiens

ils furent emmenés loin de la ville et eurent la gorge coupée par l’exécuteur public. »

De la dixième sorte, par laquelle les martyrs étaient condamnés à être décapités, le témoignage en est rendu par un nombre incalculable d’AHistoires des saints martyrs, notamment de saints Térence, Pompey et leurs compagnons, saints Palmatius, Consul, et saints Simplice, Sénateur, et leurs compagnons, les saintes Anastasie et Basilina, vierges et martyres, saints Jean et Paul, frères, et beaucoup d’autres.

La même chose est également attestée encore et encore dans les Actes des vierges saintes qui furent martyrisées à Rome, telles que les saintes Martine, Tatiana, Prisca, Théodora Cantianilla et ses frères, Lucie, Flora, Suzanne, et une légion d’autres.

Il est plus que probable que la plupart des martyrs chrétiens furent décapités par le sabre plutôt que par la hache.

Ceci peut être recueilli non seulement dans les diverses Histoires des saints, aussi bien que dans les récits tirés de celles-ci sans aucun changement de langage, et dans lesquels nous lisons presque toujours comment les guerriers du Christ étaient châtiés tués, battus, et ainsi de suite, par le sabre, et aussi qu'il était considéré comme plus ignominieux d’être tué par le sabre que par la hache. Aïnsi Spartian, dans sa Vie de Geta, déclare que Caracalla était en colère parce que Papinian, le fameux juriste, qu'il avait ordonné de mettre à mort, fut décapité avec une hache et non avec un sabre. Nous disons que les martyrs « étaient généralement décapités avec le sabre », car on ne peut nier qu'ils étaient aussi quelquefois mis à mort avec la hache, de cette manière.

Nous trouvons de temps en temps, dans divers écrivains de l’Hisloire ecclésiastique, qu’ils étaient exécutés à coups de hache et gagnaient, de cette manière, la céleste couronne du martyre.

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