COMMENT ON AVAIT L'HABITUDE D'ENTERRER VIFS LES SAINTS MARTYRS
Il faudrait déclarer ici, avant que de discourir sur d’autres points, que les Chrétiens, qui devaient être torturés de cette façon, n'étaient pas toujours jetés dans des puits profonds, de manière à ce que leurs corps fussent enterrés sous la terre et les pierres, quoiqu'ils le fussent généralement. Car nous lisons, dans les Actes déjà cités, de saint Philémon et de saint Marcel, que ces Martyrs de la foi furent enterrés jusqu'aux reins seulement. Mais le lecteur peut, s’il le veut, lire lui-même leur Histoire.
Lortures et Éourments des Martprs chrétiens
DIVERSES MANIÈRES DONT LES MARTYRS CHRÉTIENS ÉTAIENT. JETÉS A LA MER OU DANS DES RIVIÈRES
Ce n’était pas seulement d’une seule et même manière, maïs de diverses façons que les saints Martyrs étaient jetés à l’eau. Quelquefois ceci était fait après que de grosses pierres ou des poids en plomb eussent été attachés à leur cou, à leurs pieds ou à leur main droite, comme ce fut le cas pour saint Sabin, Agapius, Florian, Alexandra, Claude, Euphrasie, matrones, Juliette, vierge, et d’autres. D’autres fois ils y étaient précipités, les pieds et les mains attachés ou enveloppés dans un filet, ou enfermés dans des boîtes de plomb, ou cousus dans un sac. Ces moyens sont attestés dans les récits du martyre des saints Faustin cet Jonita, comme aussi de saint Hermillus, Ulpian, Stratonicus, Nicostrate et d’autres.
Nous devons ici informér le lecteur que la première de ces formes de supplice était très ancienne. Plaute en fait mention
dans sa Vidularia, en ces mots:
Jube hunc insui culeo atque in altum deportlari, si vis annonam bonam.
« Ordonnez que l’homme soit cousu dans un sac et jeté dans l'abîime, si vous voulez avoir une bonne récolte. »
Maintenant, le sac dont on parle, était fait en peau ou en cuir, et on y cousait à l’intérieur les meurtriers ensemble avec .un chien, un coq, un serpent, un singe, ou, en tout cas, l’une ou l’autre de ces créatures, et on jetait le tout, la tête la première, telle était la loi romaine, dans la mer ou dans une rivière. Une loi semblable semble avoir existé depuis les temps les plus reculés pour les cas de parricide;: ainsi, Cicéron dit: « Si quelque