‹ Traité des kystes congénitauxChapitre 60 sur 99 · RÉPARTITION M · texte numérisé non relu

RÉPARTITION M

sacro-coccygiennes moatrent dans leur inlérieur des végétations, des excroissances polypeuses de la paroi.

Notre observation LI est un exemple de la présence de cavités mucoïdes dans une tumeur sacro-coccygicnno. On y trouve notamment l'existence d'une paroi kystique à structure variable dans la même loge : en certains points, celle paroi présente les caractères d'une muqueuse à épilliclium vibratilc, en d'autres ceux d'une muqueuse îi épithélîum pavimenteux stratifié, assez semblable ù la muqueuse vésicalc (fig. 24).

Dans les tumeurs complexes do la région des maxillaires, les

cavités kystiques sont parfois comparées, dans les descriptions macroscopiques, ù des sogmcnls d'intestin (Sœmmering, Kidd, Wegelin). Otto mentionne des vésicules cl des canaux tapissés par une muqueuse. Lafonl et Nepveu ont obspr\'é des kystes à épithélium vibratile. Arnold parle de cavités muqueuses et d'acini glandulaires. On y a même décrit du tissu bépalique (RippmaDi), Hill).

Dans la cavité orbilaire nous avons h rappeler le tératomo de Brœcr et Weigert, qui, outre des cavités dermoïdes, contenait des cavités muqueuses ; les unes rappelaient l'intestin et étaient pourvues d'épilbélium cylindrique, de glandes de Lie-

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berkuhn et d'une lunîque musculaire à fibres lisses; d'autres rappelaient Tarbre bronchique et offraient de Tépithélium vibratile^ des glandes muqueuses et du cartilage dans la paroi.

Si Ton considère la structure des tumeurs que nous venons d'examiner, on voit qu'en somme leur composition générale est tout à fait comparable à celle des tumeurs dermoïdes. Dans un grand nombre de cas, d'ailleurs, ce sont les mêmes tumeurs envisagées seulement à un autre point de vue et dans lesquelles l'attention principale est dirigée sur les cavités muqueuses au lieu de se concentrer sur les cavités dermoïdes. Quant aux tumeurs exclusivement mucoïdes, elles ne différent des précédentes que par la nature des parois kystiques qui sont muqueuses au lieu d'être dermoïdes, toutes les autres parties restant d'ailleurs semblables.

Si maintenant nous embrassons dans une vue d'ensemble toutes les productions étudiées jusqu'ici, dans la première comme dans la deuxième partie, nous remarquerons que l'élément kystique de ces tumeurs, c'est-à-dire leur élément caractéristique, est un facteur extrêmement variable en quantité comme en qualité. Ce qui établit entre elles des différences, permettant de les classer en espèces et en variétés, ce sont précisément les variations de cet élément. Les variations en qualité, la nature dermoïde ou mucoïde, déterminent la série dans laquelle on doit ranger la production anormale ; les variations en quantité déterminent le degré qu'elle doit occuper dans chaque série. En effet, pour les tumeurs congénitales à cavités mucoïdes, aussi bien que pour celles à cavités dermoïdes, au degré le plus simple l'élément kystique constitue toute la production anormale , et aux degrés supérieurs d'autres éléments viennent successivement s'y ajouter, si bien qu'en remontant la série nous voyons son importance décroître et s'effacer d'une manière graduelle et continue.

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