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La mère n'a pas rapporté la petite fille

30. — Nous n'avons pas eu de nouvelles. Tout nous porte à croire qu'il est survenu un accident fâcheux tenant probablement au refroidissement de l'enfant par suite des différents voyages qu'elle a faits de chez elle à l'hôpital ou à l'intoxication phéniquée.

Obs. LXXXVI. — Kyste congénital de la région sacro-coccygienne (V. fig. 51 et 52). Thèse de Lachaud.

Le 25 février 1883, une sage-femme présente, à la consultation de l'hôpital Trousseau, un enfant mâle, âgé de quatre jours, portant une tumeur singulière de la région ano-coccygienne. Les renseignements sur la santé des parents sont excellents. Le père, qui accompagne l'enfant, se porte bien ; il a 28 ans, et du côté de ses parents il n'y a aucune défectuosité congénitale. La mère accouche pour la première fois; sa grossesse la un peu fatiguée, mais elle n'a rien présenté d'insolite; l'accouchement, d'après la sage-femme, a été régulier ; il a duré douze heures; la tête s'est présentée la première. L'enfant n'offre aucune particularité autre que l'existence d'une tumeur occupant la région ano-coccygienne. Cette tumeur se présente sous la forme d'un appendice en forme de queue, s'insinuant en arrière entre les fesses pour s'implanter au niveau de la pointe du coccyx. La forme en est cylindrique, légèrement pédiculisce à son origine et un peu renflée vers le sommet. Quand on examine l'enfant couché sur le dos et que les cuisses sont rapprochées, la tumeur pend du tronc en arrière, à la manière d'un battant de cloche à qui elle ressemble par la forme, et elle repose sur la gouttière des cuisses.

Elle descend ainsi jusqu'au quart inférieur de la cuisse : sa longueur est, en effet, de 8 centimètres, et elle a en moyenne 4 à 5 centimètres de dimension en travers. Cet appendice ressemble d'autant mieux à une queue que la surface de la peau présente un nombre considérable de poils longs qui ont de 3 â 5 centimètres de longueur ; l'extrémité de la tumeur en est la plus pourvue.

La consistance de cette tumeur est molle ; en certains points on y découvre une tension élastique et, dans des régions circonscrites, de la fluctuation ; il y a une cavité pleine de liquide à son centre.

L'implantation de cette tumeur est profonde, et on sent manifeste-

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La 3iacx ^ jft txaiiRzr =e présente ascone antre pariicolarité que ja ic*siBii?6 ft» ZK^iE. a> a cas de traces de naevas ; la tumeur est suhiIi*-- iBfti» £ n» yxnîù» pas que ks moaTemeals soient autres que

L kr» D* r*aiti': <t riaz-j-rtas-re d* Fopération font conseiOer aux VkrsxiLi zi::i*rLzrt *nfT:r* î.-îJ^-'îs ni>U arant de pratiquer l'abla- ^ua K ja iinifyir- L'.:«rài:-:a f-t fiite au bout de quatre mois.

Cê'.mjïtt 1& tribyrr >îah frir-rh-rmenl fiediculisée et que Vinseriion ni ied»::iij* lit 5:v3iii£ pas vze «r-Hace dépassant 3 centimètres de fiLJif^jrt. I :-:»*rn»:a fit f-rat;|ufe au thermo-cautère, afin d'éviter i:iîj;* z^tzr* i-? sikrx- I^ka pir^*s Umt^aux cutanés furent disséqués; Zfzùè :a çr>:*-5i «ie là 5c:jf4« à U pnjfondeur. Au moment où il hrr.Tk >ir > ri-rrri. Laaiïrk-nrae se servit du bistouri : il remarqua kjics 71-* il r«>iit* de cet •>$ »e p->uvail être séparée par la dissec- :>:<i *t Z it i3a>éii^emei.t îa résection de l'extrémité du coccyx. L":-:rri*^-:vi i'il\ acfcev-ée: il n'y a pas eu de perte de sang; on ap- 1 1- j:*& -n :i&2sement anlisep-tique. La cicatrisation de la plaie se fit p^:-— i<^s:^^'. >m5 réaction notable, et. au l>out de quinze jours, il ne restait ^lus q^'uae fistule correspondant à la section de l'os qui persista encore dix jours et se cicatrisa enfin. L'enfant a été rapporté plusie'-jrs fois à l'hôpital: il va très bien.

Nvus avi-n- eu des nouvelles de Tenfanl dernièrement : il v a deux azs quLt a é'é vf-êré, il n y a pas eu de récidive.

L'examen hi>lôlo^ique a été fait par Visual.

La p«eau. qui p^iraissail normale cl qui recouvrait toute la tumeur, pr^s*i:r.'e s-î -tructure habituelle 'p«.iils. slandes sébacées et sudorip^res . tll-^ n'est ni f»lus mince ni plus épaisse que dans la région inférieure du do? à cet âge. Quelques poils ont pris un développement inorme; ils sont raides et longs; ils offrent tous les caractères des p»oils adultes.

La tumeur elle-même est formée par plusieurs kystes, quelques-uns très grands, presque du volume d'une noix; d'autres plus petits, à peine visibles à l'œil nu.

La paroi de? kystes est formée par une trame de tissu conjonctif, dure, renfermant quel]ues fibres élastiques et des cellules conneclives aplaties entre les faisceaux connectifs.

Les vaisseaux sanguins et lymphatiques sont peu nombreux dans

la paroi des kystes ; ils le sont beaucoup plus dans la peau qui recouvre la tumeur, sans cependant l'être plus qu'à Tétat normal.

Les parois des kystes sont recouvertes du côté de la cavité kystique par une seule couche de cellules épithéliales plates ne présentant pas de cils vibratiles ; il existe par-ci par-là quelques rares cellules caliciformes.

Le liquide que renfermaient les kystes est jaune citrin, limpide, non filant et se coagule par Faction de Talcool; il contient quelques cellules lymphatiques. Un des plus grands kystes renfermait un liquide rouge ; cette couleur, ainsi qu'il fut facile de le voir par l'examen microscopique, était due à des globules sanguins qui avaient pénétré dans la cavité kystique depuis peu de temps : car ils ne présentaient aucune altération ; ils venaient probablement de la rupture d'un vaisseau pendant l'opération. Dans la paroi des kystes on trouvait, par places, des traînées de cellules épithéliales présentant les caractères déjeunes cellules.

Ces trainées sont presque semblables à celles que Malassez et de Sinéty ont décrites dans les kystes de l'ovaire. Sont-elles destinées à devenir l'origine de nouveaux kystes? C'est ce qu'il est difûcile de dire , car toutes les phases de transition n'existent pas ; cependant, dans mon opinion, la chose n'est pas improbable.

Le pédicule du kyste se confondait avec les muscles de la région; il n'y a rien là de spécial à noter, cependant les aponévroses paraissent être plus épaisses.

L'extrémité du coccyx, enlevée avec la tumeur, est normale, c'està-dire cartilagineuse, avec quelques petits points calcifiés comme on en trouve à cet âge.

Obs. LXXXVII. — S'pxna bifida de la région sacrée. — Schuetzer (Auguste), âgé de neuf ans, entré le 27 mai 1886, salle Denonvilliers, n* 2, à rhôpital Trousseau.

Le père et la mère sont bien portants. Il n'y a rien de particulier à relever dans les antécédents héréditaires.

Cet enfant est robuste et n'a jamais fait de maladie. Il présente depuis sa naissance une tumeur qui, pendant quelques années, augmenta peu à peu de volume, mais qui reste aujourd'hui stationnaire.

Elle est située au niveau de la région sacrée ; son volume est celui du poing ; elle est arrondie et se termine brusquement en haut, tandis qu'elle s'efTace insensiblement en bas. Elle occupe la ligne mé-

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La «îJKisiâLiao» i^ ji t-iar^ir *s* tr»*s «al^ : «çll'î i^ioi* m ymsàtloa •laar^ p«>!âe ln^LLiie. p^-i tiîiiie : oa v per;*>ît ir* ji iLurtjation. L'-^:iiLLn-r«î IkUrL parai-ti Z/t iczèXjki^ \x traii5iarî!ii!? ïa Ix poche.

L-TS.p"'>Q •îi*p:>* *ur Là tiis-î^r. iT« les de'xi ghLTift. iru» cr*Sf?ioa sûtiCemi'». fn.i^'é»!'. o>cL=i i-rnhi-». à «^siU*» q-j"e-ll* ■i.Tiia'it* tr»is léçèr?mf*iit 'te f . l-in^. Ea Xitriç, ii ^.-rviifat d« pôéoi-oïKaf» iKn^ix très BLirfii»* : i*ifa«-ri in»* i.iil-^ir tr^ viTe, des «ns. *» Tuitàtioa. pois q-ici {ii<« «•iuor^si-U •roav^tis iuis I»îs m^oibnïs iîl:•^n•»'i^^ et remis- «oa LiToi-jcu-r-ï •!■>> uh^.'es: esjia d-r? c»>JTuI=i:»as épîiepûformes céiuïrallâees. Ces ph-én av^aes ce-sêeat d^ qa'oa scspead la coinpresïLoa : mak à U suite de «res maiHXUYres le petit m^U^.» reste abatta et s«>aiaoIefit pen-laat ane denû-heore eaTiroo.

Eo appuv-aa^. f jrtem-:^nt rextrémité des doizt^ sur U lizne médiane, OQ skxïXj au oÎTeau da bijrd supéneor de la tomeor. une dépression marûfeste et an oriâce dans leiquei péaêtre l'extrrâiltê da d'3Î^.

La sea-;biil1'> et li mjtiir.é d»?- membres iafêrieurs ï.>ac z-^rmales: l'eafiat marche et oourt sans aucun-» apc«aren:e de (alizue: mais, depuis SI niissance. il p Présente de i'iacontiaence des urines et des miti»rres fécaies.

Sur les d-iux fes.^:s. immédiitement àu-*iessus du pli fessier, on tro'jve des -:io;Atri':es as-^ez étendues, séparées par des intervalles de peau saine. O-.^ cicatrices présentent au milieu une partie encore érythéiTLiteuse et à la périphérie un liséré blanc, déprimé: elles paraissent succéder à des ulcérations profondes du derme. Lorsqu'on écarte les fesses. Toritire anal cède facilement et presque brusquement; le-î plis s'etTicent et l'anus devient infundibulifurme et présente un diamètre d'environ 3 centimètres ; la muqueuse est saine et ne présente pas d'ulcération.

Obs. LXXXVIIL — Tumeur congénitale de la région lombaire. —

Rebstock (Rose), âgée de trois mois et demi, nous est présentée à rhôpital Trousseau, le 29 avril 1885.

Les parents sont bien portants ; ils ont eu huit autres enfants : six sont vivants et bien conformés, deux sont morts de rougeole et de méningite. La mère a fait une fausse couche avant le dernier enfant. L'accouchement eut lieu le 8 janvier 1885 ; il fut naturel, mais dura longtemps.

Le deuxième jour, on remarqua à la région dorso-lombaire une tumeur du volume d'un œuf de cane, à la surface de laquelle se voyait une petite tache vasculaire.

Depuis cette époque la tumeur a un peu augmenté. Aujourd'hui (29 avril 1885) on trouve à la partie supérieure de la région lombaire une tumeur du volume de la moitié d'un œuf de poule, mal limitée h^ la périphérie, de consistance mollasse et ne contenant pas déTîîîsîâé. La résistance est égale et Ton ne trouve pas de bosselures. La colonne vertébrale à ce niveau présente une saillie de trois apophyses épineuses, principalement de celle qui occupe le milieu de la tumeur; cette apophyse épineuse semble élargie ; elle est mobile lorsqu'on la déprime, mais elle ne présente aucune trace de bifidité. La tumeur repose par une large base sur les parties profondes ; il n'y a pas de pédicule; mais en comprimant la tumeur latéralement, de manière à la faire saillir, on constate à sa partie supérieure l'existence d*une petite dépression cutanée indiquant une adhérence de la face profonde de la peau à la tumeur.

La peau présente des taches vasculaires d'un rouge légèrement cuivré et un bord irrégulier sur la partie supérieure droite de la tumeur.

Il n'y a jamais eu aucun trouble particulier, ni douleurs, ni trouble moteur ou sensitif du côté des membres inférieurs.

Obs. LXXXIX. — Tumeur congénitale de la région occipitale (V. fîg. 53). — Courtois (Jeanne), âgée de trois mois, apportée à la consultation de l'hôpital Trousseau le 13 mai 1885.

Ses parents sont en bonne santé. La petite fille qu'on nous présente est leur premier enfant. Deux mois avant la grossesse, la mère eut une perte, due probablement à une fausse couche : car les règles étaient supprimées depuis deux mois. La grossesse fut bonne jusqu'au huitième mois; à cette époque la mère fut mêlée à une rixe survenue entre son mari et des ouvriers ; elle dut se battre pour le

délivrer et reçut un coup sur la tête. Elle en ressentit une violente émotion et à la suite perdit du sang pendant un jour. Mais après cet accident elle n*eut pas de douleurs abdominales et n'éprouva plus aucun trouble.

L*enfant naquit à terme avec une tumeur occipitale qui fut déchirée pendant Faccouchement par la sage-femme et qui saigna un peu ; d'après le témoignage de la sage-femme, elle n'adhérait pas aux membranes.

Cette tumeur est située vers le milieu de la hauteur de Técaille occipitale. Elle est allongée transversalement et traversée par la ligne médiane, qui en laisse la plus grande partie à sa gauche.

L'extrémité gauche de la tumeur est formée par une saillie à surface irrégulière, bourgeonnante et ulcérée, grosse comme une noisette et séparée par un sillon profond du reste de la masse. C'est cette partie de la tumeur qui a été le siège de la déchirure. Le reste forme une saillie recouverte de peau normale, de couleur rosée. Elle est surmontée de deux proéminences charnues en forme de tubercules, dont l'aspect représente celui de petites cornes ou de mamelons allongés.

La tumeur est parfaitement mobile sur les parties profondes. Sa consistance est mollasse et uniforme. Elle n'est pas recouverte de poils, mais le cuir chevelu en présente jusque sur ses limites.

Un grand nombre des faits que nous avons indiqués se trouvent cités dans les travaux suivants :

A. Veling. — Essai sur les tumeurs enkystées de l'extrémité inférieure du tronc fœtal. Thèse, Strasbourg, 1846, n* 162.

Constantin PauL — Étude pour servir à l'histoire des monstruosités parasitaires ; de l'inclusion fœtale située dans la région sacro-périnéale, Arch. gén. de méd., 1862, vol. !•', p. 641, et vol. II, p. 45, 194 et 273.

A. Molk. — Des tumeurs congénitales de l'extrémité inférieure du tronc. Thèse, Strasbourg, 1868, 3« série, n« 406.

S. Duplay. — Des tumeurs congénitales de la région sacro-coccygienne,

Arch. gén. de méd., 1868, vol. II, p. 723. E. Lachaud. — Becherches sur les tumeurs congénitales de la région sacro-

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Abegg. — Ueber angehorene Sacralgeschwùlste und ùber dos Schliewener Kind, Archiv f. Gynœk., 1880, Bd. XVI, s. 475.

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Depaul* — Tumeur congénitale voluminettëe de la région fessière, formée du

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Bailly.

— Tumeur congénitale {embryoplastique) adhérente à la partie supérieure du C'iccyx, Opération quarante-huit heures après la naissance; guérison. Bull, de la Soc. de chir., 12 mai 1869 ; 2* série, t. X, p. 207.

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0.-R.TQ»er. — Ki.ij-^Uzi »*:.«. i-* :' :\f y^-frin^mm, Tr*ms. ofthe PathoL S.r. .f L:fK 5;t. dec. t5. issi. vôI XXXVf. p. 417-

Verdier. — >\' •.•/?.' :\:.-i.rxr ;si .>.r..i-:i: /t p/:^ fti r^xfyx 'i'^nl fos sarrtB* uî.'^^*>*:;t; vf •. urr:,. R^rr. m^ f. /»*:«;. tf itr>jng., 1826, 1. 1", p. 419, — d'après Veiing. p. lô.

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On peut rt{^r»xber og:s UmKtirs de celles qui ont été <rfiser- Té». daiis plosieiirs cas de dermoîdes ocolaires. en diverses région* de U f^W!^. 0>miiH: c-r* d-enûrre^. c^n p^cut les comparer, au point de 'k-tt»e patho^énî'^^. 4 or^ d^rmoides eux-mème?. et elle^ repré^^nî'^nt. selon îoa:r> I-e-s f»n:»ifabijjîé5 . des vestiges d'adhérences fœtales.

Elles rappellent aossi certains petits tubercules en forme de mamelons qu'on a parfois décrits à la surface de tumeurs congénitales plas ou moins complexes : telles sont les petites éminences que présente la tumeur occipitale qui fait le sujet de rob«er\'ation LX.XXIX fig. 53 ; dans ce dernier cas , Texistence d'adhérences ne peut être guère mise en doute.

Voici d'ailleurs l'observation de ces petites tumeurs du nez.

Obs. XC. — Appendices congénitaux situés sur la ligne médiane

TUMEURS DERMOi'DES DU NEZ

du nez (V. fig. 54). — Ziller (Jeanne), âgée de treize jours, apportée à Thôpital Trousseau le 9 juin 1886.

Les parents sont bien portants ; la mère est âgée de vingt-huit ans, le père de trente ans. La grossesse fut normale. Ils ont eu deux garçons^ l'un âgé de deux ans , l'autre d'un an ; ils ne présentent aucun vice de conformation.

"^".ii:.

Fia. 5i. — Tumeurs dermoïdes lipomateuses do la partie médiane du nez (obs. XC).

L'enfant dont il s'agit porte sur la ligne médiane du dos du nez trois appendices ressemblant à des fibro-chondromes et qui se présentent de la manière suivante :

Le premier, le plus élevé, est placé à la racine du nez, au point de jonction de cet organe avec le crâne, ou si l'on veut, au niveau du point où les os du nez s'unissent à l'ethmoïde. Le point d'attache à la peau est placé un peu au-dessus d'une ligne transversale qui irait d'une commissure palpébrale à l'autre. Cette tumeur est exactement

4T4 TUMEURS DERMOlDES DU

n^diaoe. a prés de 1 centimètre de tondeur et elle s'attache par on pédîcale plus minée. Le pédicule, en effet, n*a que i millimètre enTÎron an nirean de son point d'attache, pois la tumeur se renfle en forme de poire de manière à atteindre 1 centimètre t/2 en travers. Très mobQe, die offre néanmoins une résistance qui semble indiquer la présence de cartilage. On ne peut dire si le pédicule se prolonge jusqu'au périoste des os du nez par des tractus fibreux profonds.

Le deuxième appendice, plus petit que le premier, est placé à i cenmètre au-dessous ; il s'attache par une base plus large et parait plus adhérent aux parties profondes. 11 ne s'élève que de 2 millimètres.

Le troisième, placé au-dessous du précédent, se rapproche du lobule du nez ; il a une forme ovoïde et un volume intermédiaire entre le premier et le second. 11 s'attache également par un pédicule aminci ; mais il reste perpendiculaire au nez sans tomber par son poids et, bien que mobile, il semble que son pédicule ait des rapports avec les parties profondes, c'est-à-dire les cartilages du nez à ce niveau. 11 est aussi médian.

Enfin la quatrième tumeur slmplante au milieu de Tespace compris entre Textrémité du lobule et la lèvre, c'est-à-dire sur la souscloison du nez. Elle atteint ainsi i centimètre de long; en forme de poire et mobile, elle s'implante un peu en dehors de la ligne médiane, c*est-à-dire du côté de la narine gauche.

Cette dernière tumeur est tombée spontanément au bout de sept jours.

Une de ces petites tumeurs est soumise à Texamen hîstologique. La peau qui la recouvre est normale ; elle est pourvue de follicules pileux, de glandes sébacées et de quelques glandes sudoripares. Le derme présente sa structure ordinaire : le centre de la tumeur est formé de tissu adipeux. Dans le pédicule se voit la coupe d'une artère accompagnée de plusieurs filets nerveux. La tumeur ne renferme pas de cartilage.

Fl.X

Considérations générales. — Divisions du sujet 3

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