PLANCHE XV
Figure unique. Machine à vapeur à double effet pour élever l'eau
(art. 570-582).
La vapeur arrive de la chaudière par le tuyau S» passe par la soupape supérieure a» vient presser sur le piston p, et le fait descendre. Au moment où il arrive au fond du cylindre» la cheville de la bielle R vient en contact avec un levier» ferme les soupapes a, b, et ouvre les soupapes c. d» qui étaient fermées ; alors la vapeui* continuant d'arriver par le tuyau S et la soupape d, agit sous le piston p, et le force de s'élever au haut du cylindre» tandis que la vapeur qui l'avait fait descendre s'échappe au condenseur B, par la soupape b et le tuyau T.
Après avair décrit une double pubation de la machine» nous n'avons plus qu'à remarquer que son mouvement continu ne vient que de la répétition du même jeu. La vapeur qui passe au condenseur B rencontre un jet d'eau froide venant du robinet d'injection IK» et la plus grande partie de cette vapeur est réduite
à FéUt liquide. La lige R fait jou^ la pompe à air A, qui enlève Teau injectée» l'air et la vapear condensée» et les décharge, en soulevant le clapet supérieur, dans la cuvette d'eau chaude k, dont une partie de Teau est refoulée dans la chaudière par la pompe L, et le reste s'échappe par le tuyau de trop-plein ; en même temps, on voit de l'autre côté du grand balancier la tige de la pompe d'eau froide N, alimentant la bâche qui contient le condenseur et la pompe à air, et qui fournit l'eau au robinet d'injection.
Le modérateur Q est mis en mouvement par des roues d'angle sur l'arbre du volant P ( art. 540 ), et il règle la soupape à gorge dans le tuyau à vapeur S , de manière à la fermer de plus en plus pour ne laisser qu'un moindre passage à la vapeur quand la vitesse s'accroît ; et, au contraire, quand la machine se ralentit, les boules retombent et ouvrent un plus grand passage à l'entrée de la vapeur. Par ce moyen, le travail ou la résistance peut varier, et cependant la machine n'en conserve pas moins un mouvement à peu près uniforme (art. 550).
Quanta l'appareil des pompes, la tige M est celle de la pompeà élever l'eau. Quand la tige descend, l'eau est refoulée, par le tuyau G, dans le réservoir d'air supérieur F, d'où elle passe en un courant continu au réservoir principal, pincé aune distance et à une hauteur proportionnées à la force de la machine. Le corps de pompe se remplit de nouveau par le tuyau F venant de la source qui communique au réservoir d'air inférieur H. Quand la tige s'élève, le clapet du haut s'ouvre, et l'eau est refoulée dans le réservoir d'air E ; en même temps l'eau s'élève au^-de^sous du piston montant » en passant par la soupape inférieure de F , et, comme auparavant, vient se décharger par le tuyau G.
Pour les proportions de ce genre de machine, voyez art, 414-423.
Je recommanderai, à cette occasion, la soupape de Field, au lieu de la soupape à gorge (art. 547).