‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 106 sur 289 · MACHINES SOUFFLANTES, A DOUBLE EFFET · texte numérisé non relu

MACHINES SOUFFLANTES, A DOUBLE EFFET

TITRE III

MAOn^ES SOrFFL^VMTES, A DOUBLE EFFET.

!• »AXS BOTAIION.

Ln nuchinn à double effet sans rotation sont, comme nous l'avons dit plus haut, employées le plus généralement à mouvoir des pistons soufflants.

Dans ce ras, elles se composent de deux grandes parties principales, savoir : le moteur et la souffterie.

Le moteur est basé sur les mêmes principes que les macliines , dites à rotation , dont nous parlerons ci-apres ; il diffère cependant de ces dernières en ce qu’il est privé de la série des pièces exclusivement employées A la transformation du mouvement rectiligne alternatif do piston moteur en oeini circulairr continu d'un arbre principal.

La souftlerie se compose d’un cyUndre dans lequel se ment on piston recevant son mouvement du piston moteur de différentes maniérés, suivant les positions relatives des axes de ces deux appareils.

On oonsidère , dans la soutOerk, deux positions principales de l'axe du cylindre, savoir : la pasitkni verticale et la position horizontale.

Dans les deux cas, les cy iindres moteur et soufflant sont fixes ; de plus, les courses et vitesses de chacun des pistons sont égales entre elles; Il résulte de lè que les tiges sont ou assemblées entre elles de manière à n'en former qu'une seule et même, ou mises en communication par un appareil simple de transmission de mouvement.

Les axes des cy lindres pouvant se trouver soit horizontaux, soit verticaux, on voit qu'il peut se présenter quatre cas de machines à double effet, sans rotation, savoir :

Cy lindre moteur vertical.

! Cylindre soufOant vertical.

Cylindre soufflant horizontal.

Cylindre moteur horizontal. .

Cylindre soufflaut vertical.

Cylindre sonfBant horizontal.

1’ Cflinér* SBoteu- et czUadre aonflut vertleau.

Il existe deux disposiUoiis qui satisfont à ce cas.

La première consiste à placer les deux cylindres l’un an-dessus de l’autre, de manière qu’ils aient même axe. Cette disposition, que l’on emploie qudqnefols, est la plus simple que l'on puisse imaginer; le seul Inconvénient qu’elle présente , c’est de rendre Inégales les quantités de travail A dépenser pour soulever et faire descendre les pistons. Il faut, comme dans la machine de trois cents civevaux précitée (page 316), que l’appareil soit A simple effet, pour que cet inconvénient disparaisse ; mais cela ne peut avoir lien qu'A l’aide d’nn poids considérable suspendu A la tige du piston , ce qui ne convient que quand la machine sert également A épuiser une mine, comme A Ongrée.

La seconde disposition consiste A mettre les deux cylindres aux extrémités d’un méiiK balancier préala- Mement muni de deux parallélogrammes destinés A guider les tiges des pistons. Cette disposition, qui est presque exehitivement employée et représente le meilleor type de l’espèce de machine que nous étudions en ce moment, présente sur la précédente le grand avantage d’éqnilibrer les poids des denx pistons l’un par l’antre. ,

a* CfvlInAre vertieal et cyllaére Mmfaeat Imrlsonlel.

La dispotlUon qu’il convient d’employer dans ce cas consiste A transmettre le mouvement do piston hnwOm< StcliiM. 18

COMPOSITION DES MACHINES A VAPEPR

ÏIS

inotfur à l'autre an moyen d’un balancier coud^ a angle droit , et communiquant avec le» lige» du piston soit au moyen de bielles suivies de guides, soit directement au moyen de parallclogrammes.

Cette disposition serait certainement avantageuse sous le rapport de la slmpllclU-; mais les cy lindres soufDants sont généralement d’un très grand diamètre, et, quand on le» place horizontalement. Ils s’ovalisent; il est vrai que l’on remédie facilement à ce défaut en les alésant, pour ce cas seulement, horizontalement. En outre, la fonte du piston soufflant porte sur la paroi du cylindre, tandis que, quand ce dernier est vertical, il n’y a que la garniture qui frotte.

a* Vjlianre notear horlaeatal es ejllndre «eeMaBl vertical.

Ce cas , qui est l'inverse du précédent , so résout par la même disposition que ci-dessus , mais ne présenté pas les mêmes inconvénients, attendu que, d’une part , les cylindres à vapeur sont rarement assez grands et assez peu épais ponr craindre l’ovalisatioa ; d’autre part , le frottement de la garniture du piston moteur contre la paroi inférieure du cylindre, n’est guère plus considérable quand ce dernier est horizontal que quand il est vertical.

L’avantage que présente cette disposition de conserver toutes les pièces mobiles de l’appareil A une petite distance du aol , et la simplicité que comporte son exécution , noos la font considérer comme une des meilleurts que l’on puisse adopter ; cependant elle n’a pas , que nous sachions , encore été appliquée.

4* CzlInAra atalMr c4 erllndre aasMant hsriuslaas.

Après ce que nous avons dit sur le second cas , il reste peu A dire sur ce dernier. Les tiges des pistons se trouvant réunies en une seule, comme dans la première disposition du premier cas, le travail A dépenser est égal de part et d’outre; mai», de part et d’autre aussi, ce travail se trouve augmenté de toute la résistance que présente le frottement occasionné par le poids des deux pistons. Il en résulte que si d’une part la disposition est simple, d’autre part elle est tant soit peu vicieuse et n’est pas d’une application heureuse.

t^uel que soit celui de ces quatre cas qui se présente, les formes et dimensions de la soufflerie sont A peu près les mêmes.

La figure 9 (pl. SI) représente le système de soufflerie le plus généralement employé. Dans cette ligure, on a ;

A, cylindre soufflant vertical;

B, piston soufflant rois en mouvement par un balancier muni d’un parallélogramme ;

C, C riaprts d’aspiration du vent;

C, C, clapet» de refoulerscnt du vent ;

D, boite A vent;

E, conduite au régulateur ;

F, régulateur.

Dans cette ligure le régulateur est A capacité constante et sphérique; c’est la disposition de Decateville. Le régulateur A capacité constante est certainement le meilleur ; mais il est inutile de lui donner la forme coûteuse d’une sphère; il suffit de le faire cylindrique et en tèle mince; jamais en maçonnerie, car, quelques soins qu’on apporte dans l’exécution de ces demiçrs, on ne peut éviter les ftiites et II faut y renoncer. En G est un petit piston faisant fonction de cataracte pour proportionner le nombre des coups du piston A la dépense du vent.

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