CHAPITRE V
MACHINES I.NCLINÉES.
Ces machines que l’on jicut regarder moins comme un type spécial que comme une modification, soit de la machine horizontale , soit de la machine verticale , suivant les cas , sont tantdt à cy lindre lixe , tantôt A eviindre oscillant. Dans tous les cas, leur disposition est assujettie à la distance qui existe entre l'arbre moteur et le sol ; autant que possible , le bâti est tel que l'écaiicment entre le cy lindre et l'arbre moteur reste constant. A cet effet on emploie fréquemment un bâti composé de deux flasques, en fonte à jour, parallèles nu plan du mouvement de l'appareil, embrassant A la fois le cylindre, la plaque de fondation et l'arbre moteur; cette disposition solide ne présente d’autre inconvénient que d’étre un peu lourde.
Les llpires I et 2 ( pl. 30) représentent un sy stème de machines inclinées, imaginé par M. Eugène llourdou, de Paris. Ce sy stème, particuliérement applicable jaïur forces au-dessous de 30 chevaux , est remarquable par une grande h'gèrcté jointe A une grande sim|diclté; de plus, il peut rester le même quelle que soit l'inclinaison de l’axe du cy lindre par rapport au sol , la hauteur des chevalets A changeant seule. Le tiroir, placé sur le eûlé, permet la transmission directe du mouvement par lu barre d'excentrique , ce qui est aujourd'hui tout A fait A l’ordre du jour.
Les machines inclinées sont empioy l'es dans la nav igation A peu près toutes les fois qu’on ne fait pas usage des balanciers en dessous. C'est IA seulement qtic, A notre avis , elles acquièrent quelque importance, aussi renvoy ons-nous, pour plus de détails sur ces machines, aux appareils moteurs des bateaux a vapeur, dont nous parlerons cl-aprcs.