MACHI>'ES A ROTATION , FIXES
il y a huit ans , a, depuis, été employée avec succès dans un grand nombre de machines horiiontales. >
Etablie sur une plaque de fondation en deux pièces que sépare une lunette portant l'une des extrémités des glissières, tandis que l'autre tient au cylindre, cette machine est complètement indépendante des murs latéraux et peut être livrée par le constructeur tonte montée; elle se fixe au sol au moyen de neuf boulons de fondation dont la longueur n'a pas besoin d'étre aussi forte que pour une machine à balancier, attendu qu’auesm effort ne tend à soulever l'appareil au-dessus du aol.
Telle que nous l'avons représentée, la machine est destinie é servir de moteur pour l'eitractlan, dans les mines. A cet effet, elle porte, à l'extrémité de l'arbre du tiroir une manette à double bouton pour le changement de marche; le débrayage du crochet d'excentrique s'effectue alors au moyen du levier à chien représenté en détail dans la ligure 3.
Quand la force des machines horixorttales est au-dessous de 1 1 chevaux on peut employer sans inconvénient la bielle k fourchette; dans ce cas, la tige du piston est maintenue en ligne droite par un long tupporl-ÿMide, situé entre les deux bras de la fourchette. A 11 chevaux et au-dessus on préfère, à la bielle i fourchette, la bielle à deux têtes de la figure. Cda tient à ce que, les maçonneries tassant toujours et inégalement, le support de l’arbre du volant, situé sur le mur du local renfermant la machine, se trouve toujours, au bout d’un certain temps, au-dessous de In position normale qu'il doit occuper; Il résulte de li que la manivelle, ne tournant plus dons le plan vertical du mouvement, exerce sur la bielle un effort de flexion auquel cette dernière résiste d'autant mieux qu’elle n'a qu'une tête è i’enmanchement avec la tige du piston.
La disposition des figures l et ! de la planche 19 convient parfaitement pour forces ne dépassant pas 2S chevaux, les glissières seules peuvent varier. .\lin d'éviter la trop grande longueur dans ces machines on leur donne une course moindre que celle qu'elles devraient rigoureusement avoir d'après le tableau de la page 108 ; en général on leur donne celle de la macliine à balancier immédiatement inférieure ; ht bielle et la manivelle sont alors raccourcies dans la même proportion, et la vitesse normale de rotation augmentée.
I.OS figures 4, 8, 6, T, 8, 9 (pl. 19) représentent une maebine horizontale de la force de 60 chevaux, dont nous avons fourni les plans, destinée, comme la prccétimte, & l'cxplaltation d’une mine. Cette machine, k détenle sans condensation, se fait remarquer par la dlsjiositiun moderne de scs tiroirs et l'emploi de la coulisse SIrphenson pour a|icr(>r le changement de marche. La mise en mouvement k la main ne pouvant plus se faire an moyen d'une manette, comme dans la disposition pnkèdcntc, nous avons adapté, aux conduits de vapeur du cy lindre, deux rohinctsR, IV communiquant avec le régulateur à main R’ et se manœuvrant simultanément au moyen des leviers accouplés I. et L'; les clefs de ces robinets sont placées de telle manière que, quand l’un est ouvert, l'autre est fermé et réciproquement, les deux pouvant néanmoins se fermer en même temps.
Rien que nous eussions pu faire usage du tiroir en coquille pour la distribution, ce que semble prouver la macfalne de M. Uallafent fpl. le, fig. s et 6], nous avons préféré le tiroir à garniture en D couché, comme étant d'une manœuvre douce , condition assez essentielle dans l'emploi de la coulisse SlrphrnmH.
De cette manière, notre tiroir de détente se trouve un peu éloigné du cylindre et permet é un assez grand volume de vapeur contenu dans la boite de distribution de s'y détendre ; c’est un petit inconvénient qu'il serait, nous le pensons, assez difficile d'éviter sans compliquer l'appareil.
Quand les mtefalnes horizontales sont destinées 8 transmettre un mouvement régulier, toujours dans le même hob, et affectent des dimensions un peu fortes, on peut y opérer la distribution au moyen de soupapes, comme cela a lieu dans les machines atmosphériques de Saint-Germain (pl. Il , 11, il), décrites précédenuncot (page 110). Les soupapes présentent sur les tiroirs le grand avantage de livrer A la vapeur de grands orifices d’écoulement dès l'origine de la course du piston et de permettre ainsi A celte dernière d'agir constamment A sa pression maxima ; cet avantage est d'autant plus appréciable que, dans les machines A tiroirs sans avance , la vapeur agit sur le piston A pression croissant Insensiblement depuis le
SIO
COMPOSITION DiS MACHLNES A VAPEUR.
commcDCetnent jusqu’au tien de la ooune , et constitue A la Un de cette derniere la même dépense que si la pression eût été constante et maxima pendant toute la course. Mais si 1rs soupapes conriennent paHieuliérement dans ce cas, elles ne convienneot pas autant lorsqu'il s’agit d'accélérer la vitesse ; les chocs successifs qu'elles éprouvent contre leurs sièges, sont alon d'autant plus violents que la vitesse de la marche est plus grande, ce qut rend d'autant plus prompte la détérioration de ces appareils. Comme on le volt , il est bon d'étrc bien renseigné sur la vitesse que devront avcdr les machines avant de déterminer le système de distribution qui peut leur convenir.
Telles sont les piincipnles observations que comportent, si nous ne nous trompons, les machines horisontales. Nous voudrions pouvoir en parler plus longuement, attendu qu’elles sont destinées A être, avant peu de temps, presque exclusivement cmployies dans les arts , tant A cause de leur simplicité et de leur soUdité que par suite de leur bas prix d’acquisition et de montage, et de la grande vitesse qu’elles peuvent affecter.