‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 119 sur 289 · CHAPITRE Vil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil

MACHINES A BDEUJ: EN RETWR.

Cet ingénieux système. Inventé par M, Pauwela et exelnsivement exécuté dans les ateliers de cet excoostraeteor, n’a pu, à notre avis, été apprécié comme il le mérite. La dispasitioD originale de sa transmlssiOQ de mouvement l’a fait plutét coraldérer comme une intention de système particulier que comme une disposiUoD utile ; cependant il est inoontestabie , ènotreavis, qne c'est la meilieure des dispositions que l’on puisse employer pour le eu où la hauteur de l’arbre moteur au-de»us du sol est comprise entre é et S fois le rayon de la manivelle, c’est-à-dire le cas de la mgjeure partie des ateliers de toprneries en généraL

Les maefaiOM à bteUe en retour (pl. xo, &g. 7, 8, 9, lo, 1 1 , ta) dérivent à la fois des macfaloes dites a deux bieUu (pl. 17) et du macblom dites verticaks (pl. 33); des machlnu è deux bielles, per le système de béU et de guide adopté pour maintenir la tige dans l'ue vertical du mouvement du piston moteur ; du maefainu verticales, par la positkm de la bielle et de la manivelle qui sont situén au-dessus du cylindre.

Ce en qnol on maefainu diffèrent enenticUement du deux autru précitéu, et en quoi réside le principe dn système, c’nt l’emploi do secteur circulaire, enunauché à l’extrémité de la tige du piston, qui reporte i son centre la tête d'uwmbiage de cette tige, avec la bidlc alul que le guide , et permet de rappro-

COMPOSITION DES MACHINES A VAPEUB

cher l'arbre moteur du sol de tonte la longueur de la bielle, c’est-à-dire, dans des conditions normalet, de cinq rayons de manivelles. Malbeureusement, s'il est quelque défaut capital qui puisse être reproché à ce système de machine, c’est de ne pouvinr gagner ces cinq rayons de manivelles , sur les machines verticales, qu’au détriment de la bielle. En effet, si on mesure la longueur de la bielle et de la manivelle des figures 7 et 8 de la planche 10, on trouve que ces langueurs sont entre elles dans le rapport de I à 1, rapport certainement trop faible. Or, pour rendre ce rapport plus considérable, il faudrait allooger le cadre et, l>artant, reporter encore plus haut le guide do la tète d’assemblage, avec la bielle, de la tige dn piston i mais ce guide, s’il n’est pas déjà trop haut, l’est bien assez pour la solidité de l’apparall ; il n’y a donc pas lieu à augmenter le rapport des longueurs entre la manivelle et la bielle, autrement qu’en diminuant la course et en augmentant le diamètre du cylindre. C’est là un vice capital qu’on ne peut contester ; peutêtre M. Pauwels arriverait-il à le faire disparaître en reportant les guides aux extrémités de l’arc de cercle formant la base du secteur. Dans ce cas, le secteur pourrait avoir n’importe quelle hauteur, et la bieile reprendrait sa longueur normale.

Laissant de cAté la transmission de mouvement, nous remarquerons que la machine de H. Pauwels se distinguo encore par la disposition ingénieuse de sa distribution à détente variable, et de son chauffage de l’eau d’alimentation par la vapeur utilisée.

Iji distribution est à deux tiroirs superposés, dont on en deux parties, celnl de détente, mus chacun par un excentrique particulier. La détente est rendue variable au moyen de l’appareil A, représenté sur une plus grande échelle dans la flg. 9, au moyen duquel on accélère ou retarde la fermeture des lumières d’introduction, absolument comme avec l’appareil qui, dix ans plus tard, a été appliqué aux locomotivea par M. Meyer, et a fait tant de bruit. Ce en quoi l’appareil de détente de M. Pauwels pourrait être Inférieur àcehii de M. Meyer, c’est qu’il nécessite trois stufllng-box à côté l’un de l’autre. M. Meyer en emploie bleu trois aussi, mais ib sont répartb denx d’un cAté et un seul de l’autre ; nous parlerons, dn reste, de ce système de détente lorsqu’il sera question des locomotives.

1,’appareil de chauffage de l’eau d’allmentatkm consiste en on gros tuyau en fonte communiquant, d'une part, avec la lumière d’exhaustion du cylindre, d’autre part, avec le tuyau d’échappement, dans lequel circule le tuyau conduisant l’eau de la pompe alimentaire à la chaudière. Cette disposition, qui n’est pas neuve et est employée plus ou moins heureusement par beaucoup de mécaniciens, présente, dans l’appureil de M. Pauweb, l’avantage de permettre un nettoyage facile des tuyaux, ce qui est fort important. En effet, il existe entre ces tuyaux, dont l’uu est en foule et l'autre en cuivre, une réaction galvanique, dont les effets sont singulièrement favorisés par la circulation de la vapeur, qui y fait régner une température d’environ loo degrés; cette réaction a pour conséquence de faire crbtalliwr plus ou moins grossièrement sur les parais du tube en cuivre, une partie des seb que tient en dissolution l’eau d’aümentation; il résulte de là que, au bout d’uu certain temps, si on n’a pas soin de nettoyer l’appareil, l’eau, se trouvant séparée de la vapeur par une enveloppe non conductrice, se chauffe à peine.

Avec l’appareil de M. Panweb, Il sufllt d'enlever trois ou quotre écrous pour rotirrr Immédlatemeot le tube d’alimentation du tube réchauffeur.

Les machines à bielle en retour conviennent particuliérement pour forces comprises entre 8 et lo chevaux. Au-dessous de 8 chevaux, ellas coûtent trop cher, coniparativement à d’autres plus simples, qui ronvicnnent aussi bien pour ces forces. Au-dessus de 80 chevaux, elles sont trop élevées pour que le guide de la tige ait une stabilité snflisante.

Elles n’admettent pas la condensation , dans leur état normal.

MACHINES A ROTATION, FLXES. »»*

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