‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 123 sur 289 · MACHI.\ES A ROTATION , FIXES · texte numérisé non relu

MACHI.\ES A ROTATION , FIXES

efhdtf qu’aotant qu’U y avait do Jeu dana les artIculatioDS , présentait le grave inconvénient de tendre camstamroent à convertir le rectangle en un parallélograniine ; de plus , quand on veut les faire tourner dans les deux sens, il faut un autre système de galets aux extrémités de l'antre diagonale , système qui nécessite égtüement une seconde courbe; aussi , consulté sur le meilleur mode de oonstrurtion de ces machines, avons-nous tout d’abord Ait placer les centres des galets sur l'axe de la tige du piston comme dans la figure i (pl. S8).

Bien que possédant un point mort , les machines à un seul cylindre fonctionnent sans volant. Ce résultat provient de ce qu’on leur donne une grande vitesse de rotation et de l'avance a la distribution; néanmoins , il est préférable d'avoir deux cylindres accouplés.

Comme on le remarque, en examinant la figure, il n'y a qu’une moitié de la courbe sur laquelle roulent les galets avec pression ; l'autre moitié ne sert qu’à opérer le raccordement des deux extrémités de la première et à éviter les chocs à chaque changement de la distribution.

La portion de courbe utile, n’ayant à satisfaire qu’à la condition d’avoir ses extrémités normales a la droite ttb, peut être une demi-droonférence dont le centre est distant de l’axe B d’une demi-course ; l'autre portion de courbe se trace au moyen d’une règle de longueur passant constamment par l'axe B et se terminant à la courbe utile.

La distrlbatlon de ces machines est analogue à celle de M. Stoitz fils, eu d’autres termes, n’est pa.s des plus satisfaisantes. La vapeur arrive par le tuyau F et sort par le tuyau U. Les lumières d'introduction se trouvent dans le patin du support de l’axe B et les lumières d’exhaustion dans le chapeau; il y a donc lien à mettre la portion utile de la courbe en dessus, afin que la réaction de la vapeur contre le couvercle presse constamment sur la portion du tourillon par laquelle se fait l’introduction.

Ce système , dont la bonne exécution est fort difficile , a une application utile de la plus haute importance. Par l’extrême légèreté et la simplicité de son mécanisme , il convient essentielleineut à In marine ; partout ailleurs il est mauvais et dispendieux malgré le bas prix auquel il peut être livré.

fi* ■Mhlaes à cvliudrco tovruul sur bb bxc csceBtré Bvec l*Brtare BMSeBr.

Ce système. Imaginé par feu Mouline, a pour but d’éviter la courbe de Romance, laquelle occasionne une perte assez notable de force par suite du roulcmeot tangenticl des galets et du frottement des axes de ces derniers dans leurs coussinets.

Il consiste (pl. 18, flg. 1, 4, à, 6) en un cylindre A, miml d'un axe soit au milieu de sa longueur et d'un cêté seulement, comme l’a imaginé feu Mouline, soit à son extrémité, comme nous l’avons dessine, au moyen duquel 11 tourne dans deux supports fixes B et C. L’extrémité de la tige du piston est assemblée avec un tourillon fixé à un volant dont l'axe de rotation est excentré de celui du cylindre d'une demi-course. La distribution se fait par la méthode vicieuse que nous avons décrite plus haut.

Il est possible que, par U suite, œs machines soient utiles à quelque chose; quant a présent, elles ne sont que boimes à citer pour convaincre les Inventeurs qu'une idee de ce genre ne serait pas neuve aiyourd'hui.

fi* ■aeklBM à evIlBdn fixé sbt bbc plate-forai* bibMIc.

Ce système, imaginé par le mécanicien Butt, est une machine ordinaire recevant la vapeur d’une chaudière fixe et se trouvant posée sur une partie mobile.

U consiste (pl. 38, flg. 7, 8] en une petite machine liorizontale A, montée sur une plate-forme B, qui est fixée à un arbre C. L'arbre D de la machine A porte un pignon E, qui engrène avec une roue F dentée a ■'Intérieur ; il résulte de cette dlsposlUon que, quand la machine marche, le pignon roule dans l’intérieur de la roue D et entraîne, dons son mouvement, l’arbre C.

Ce système qui, an premier abord, parait passablement absurde, présente cependant quelques avan- Setlion. 31

COMl’OSmO DES MACHINES A VAPEUR.

tagn ; car II rénüte de la nécessité où l’on est d’y faire nsagedet engrenages qw, en variant ces derniers, on peat lui faire prodolre une fotile de forres différentes.

TITRE V

.U»P.\REILS MOTEURS POUR LA XAVIGAT10.\.

I.CS appareils moteurs pour la navigation ne sont , eu principe , qu'un cas particulier des machines a rotation , fixes, dont l’arbre moteur est situé à une hauteur moyenne au-dessus du niveau du sol qui n’est autre chose , alors , que le niveau supérieur des carlingues du navire.

Dans l’origine de l’application de la force motrice de la vapeur à la navigation , le passage de la nuinlvellc aux points morts se faisait , comme pour les machines A rotation. Uses, au moyen d'un v olaiit. Plus tard on a renoncé é ce moyen et on a préféré employer deux machines ayant chacune, pour force, la moitié de la force totale A produire; ces machines communiquent le mouvement A l’arbre, par des manivelles situées dans des plans passant par l’axe de rotation et perpendiculaires entre eux.

Si le valant n’avait présenté d’autre inconvénient que d'occuper beaucoup do place , on aurait toujours conservé la première disposition , attendu qu’elle nécessite un bien moindre poids de matière que l’emploi lie deux machines. Mai.s une des principales eonditions auxquelles doivent satisfaire les appareils moteurs , c’est de pouvoir s’arrêter et changer de sens de marche très promptement, ce que ne permet le volant qu’a l’aide de débrayages plus ou moins longs A mantcuvrer, et encore faut-il presque deux volauts pour les changements de marche, relui qui est lancé dans un sens ne pouvant servir pour la marche en sens inverse et htstantanée.

Deux machines, au contraire, disposées de manière A être manceuvrées simultanément, s’arrêtent en un instant , par fermeture de la communication avec la chaudière , atteivdu que la seule pièce qui y fait volant est ïapparcil propulseur dont la force d’inertie est promptement détruite par la rtaistance de l'eau.

Pendant longtemps on n'a généralement employé qu'un seul système d’appareils propulseurs , savoir : les roues à pales.

Depuis quelques années, un nouveau système, longtemps combattu |iorla routine, fait une concurrence redoutable aux roues A pales, et Unira bientAt par les détréner ; c’est le système dit A hHIce.

Dans le ras des roues A pales, l’arbre moteur est situé tranaversalement dans le navire ; dans le cas des liélices, an contraire, cet arbre est situé longitudinalement.

Avantd’entrer dans les détails de construction des appareils moteurs, propres A communiquer le mouvement aux propnisenrs, nous allons donner la théorie au moyen de laqnefle on détermine, suivant les dimensions et la vitesse de sillage du navire :

1° Les dimensions et la vitesse de l’appareil propulseur;

5" ta force de l'appareil moteur.

CIIAPITRE PREMIER.

THÉORIE DES BATEAt’X A VAPEUR.

Page 1