II. DISTftlBl'TIOÎ
I.» (Kitrlbatlon s’effettoe toujours su moyen de tiroirs et excentriques, quelle que soit la force des appareils moteurs.
Pour maebiues de 30 chevaux ehaque et au-dessous, on |>eut employer sans ineonvénients le tiroir ru coquille, simple jusqu’à 30 cbevanx, double au-dessus de 30 chevaux.
Au-delà de 30 chevaux, le tiroir en D courbé est préférable, la pression de la vapeur n'ayant pas il'iuflueurc sur son froltemcnt dans les garnitures, et la manœuv re en étant par cela même plus facile.
Dans tes pl. 39 et 40, représentant en plan, coupe et élévation , les appareils moteurs de 460 chevaux , commandés aux ateliers fraïu^s par lu marine royale, la distribution seroniposede deux boites à vapeur indépendantes l’une de l’antre et contenant chacune un tiroir en D couelié, dont la garniture est serrée par des vis traversant les eouv ercles. L’introduction de la vapeur dans ecs boites, a lieu par un conduit faisant corps avec le cylindre.
Au lieu d’une seule et même tige pour les deux tiroirs, exigeant soit un stufOng-box de plus sous la boite supérieure, soit un tuy au de communication entre les deux boites comme dans la figure I [pl. II), on à préféré munir chacune des tiges d’une traverse tenninée par deux douilles, dans lesquelles se logent les extrémités de deux tringles, mises en mouvement par le lev ier à contre-poids L, au moyen de la traverse supérieure. Cette disposition présente l’avantage de permettre rmiévement facile du couvercle delà boite à vapeur du bas, pour v isiter ou refaire la garniture de son tiroir,
La détente a lira par une soupape à lanterne S, mise en mouvement par une rame double C située sur l’arbre moteur ; elle se compose de plusieurs disques ayant la même forme, et pouvant s’échelonner de manière à alionger ou raccourrir la portion de circonférence correspondant au soulèvement de la soupape, disposition adoptée, il est vrai, par tous les mécaniciens de Paris, |>our leurs petites machines, mais peu convenable pour des appareils de 450 chevaux. II est vrai qu’elle n’est qu’aecessoire, et destinée seulement a servir quand le travtUl des voiles contribue pour beaucoup à l’av ancemeut du navire.
D’ordinaire, et cela a lieu dans les appareils de 460 chevaux, comme la planche l’indique, la détente s’effectue au moyen d’un recouv rement extérieur ajouté au plein des tiroirs, avec une avance suOisante à l’excentrique, pour permettre l’exhaustion avant In lin de la course du piston; on peut détendre ainsi entre les ; et la fin de la course, suivant les dimensions du recouvrement et l'avance, ce qui est raisonnable, pour de la vapeur fonctionnant à basse pression.
Dans la flg. t de la planche 39 , le recouvrement n'a pour but principal, que d'empécher l’admission d’avoir lieu avant l’arrivée du piston à la fin de sa course. Ainsi, d’apres la position des tiroirs, on volt que le piston descend ; l’admission a donc lieu par le tiroir du haut et l’exhaustion par celui du bas. Or, bien que les tiroirs oient encore à monter d’une petite quantité, on voit, d’après leur position par rapport aux lumières, que la lumière du haut sera fermée avant relie du bas ; que, par conséquent, son ouverture à l'exhaustion aura lieu avant l'ouverture à l’admission de la lumière du bas. Iji hauteur du plein est telle, que l’exhaustion commence en haut au moment même où elle cesse en bas, c’est-à-dire que l’on a ;
\ji détente en haut a lieu au moment où l’extréinilé e du tiroir atteint le pointy de la lumière, et n’est utilisée que pendant le temps qui s’écoule entre les deux fermetures des lumières ; c’«st-à-dire dons une très petite portion de la course.
La hauteur des lumières étant 160, celle des pidns des tiroirs est 306, c’est-à-dire de 46 millimètres en sus.
Lu course destiroirs est la même que s’il n’y avait pasde recouvrement; or, l’ouverture totale a l’exhnus-
APPAREILS MOTEURS POUR LA NATIGATION
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tloB étant laa, lira résaltSqna cHIe A l’admlnion o’estqne l«n — 4»«= IIS.
PuDr déterminer A quel point exact de la cxmraa ' »i la rapeor eene d’entrer dans le exHndre, il sofllt de remarquer que, quand le piston parronrt S*i,sa, qui '(«i un est sa eoursc, les tiroirs parcourent 0*,32. Muni de ces données, onconstruit l'épure de la fleure B ci-coB> lé* I Ire, dons laquelle les rhinVes 1,3, 3, 4, S, etc., indiquent les positions eorrespondantes du piston et’ des tiroirs pour une avance de Jo iirgrés A Pexcentrique. La hauteur du recouvrement est naturellement épale A la projection de l'arc, avancé du centre de l'excentrique sur la circonférence qu’Ü décrit autour de Taxe de Parbre moteur.