VI. ALtMEéiTATION
L’alimentatioo comprend :
Les pompes albnentaires;
Les pompes d’épuisement des eanx-roères.
D y a deux pompes aUmentaiies par machine , savoir :
Une pompe de service régulier ;
Une pompe supplémentaire.
Ces pompes sont mises en mouvement par ta traverse de ta pompe A air ou par des tourillons spéciaux du balancier.
Elles s’embrayent et se débrayent facilement , soit au moyen d’une grande douille A clav ctte , soit au moyen d’un décrochage.
Les pompes d’épuisement des eaux>mères , qui s’emploient uniquement pour la inH-, sont mises en monvement par le balancier ; il y en a tantAt une, tantAt deux. L’eau, qu’elles tirent des chaudières, traverse l’eau d'alimentation dans des serpeutiiis avant de se rendre à ta mer; elles peuvent ainsi chauffer Jusqn’A loo* l’eau d’olimcntathio. La construction de ces diverses pompes ne présente rien de particuliei' ; elles sont toutes aspirantes et foulantes A piston plein.
Les pompes d’épuisement des eaux-mères sont munies sur leur tuyau de décharge d’une soupape suflisamment chargée pour que l’ean des chaudières ne soit pas poussée trop vite à ta mer par ta pression qu'exerce Intérieurement la vapeur. L’exhaustion n’a lieu que par le soulèvement de cette soupape qii'uperent, ii chaque coup, les pistons de ces pompes; ce soulèvement ne pouvant avoir lieu qu’en vertu d’une pression snpcrlnire à celle de ta vapeur dans ta chaudière, il tù résulte que ta soupape d’aspiration est toujoars fermée quand ta soupape de refoulement est ouverte.
Vil. BATI.
Le bâti est une des parties les plus impartantes des appareils moteurs pour bateaux, par le nombre des conditions auxquelles 11 doit satisfaire et auxquelles U ne satisfoit pas ttsgjonrs.
COMPOSITION DES MACHINES A V.U>EUR
En effet , un bon b4li d'appareil moteur doit :
I “ Ne s'appuyer que sur les («rües fixes des macfaines et rtre d'une rigidité extrême ;
2" Être aussi léger que possible , le poids étant préjudiciable au navire ;
S" Relier entre elles les diverses parties de l'appareil afin que dans le mouvement elles ne perdent pas leurs positions relatives.
Ces diverses condItiODS sont remplies plus ou moins rigoureusement par deux espèces d'entablement, savoir :
Les entablements toscans ;
Les entablements moyen-dge.
Dans les entablements toscans, le bâti présente, en élévation, deux étages de colonnes dont les inférieures , an nombre de deux de chaque cdté , ont été coulées isolément , tandis que les deux supérieures font partie de la portion du bdti qui va se relier nu condenseur et nu cylindre é vapeur.
Le grand avantage de cette disposition c'est de n'exiger qu'un faible poids de matière. Elle est, eu outre, assez solide et s'emploie presque généralement.
L'entablement moyen-âge, calqué sur celui du Bhli.sh-Queen, qui a été employé dans les appareils moteurs de 450 chevaux (pl. 30 et 40), est une disposition très solide , il est vrai , mois fort pesante ; nous doutons qu'elle soit conservée.
Quel que soit le système d'entablement adopté , la liaison des flasques opposées se fait au moyen de eroix de Saint- André ou d'nrceaux convenablement disposés, et traversés de part en part, par de forts boulons qui nuiintiennent l'écartement.