‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 147 sur 289 · II. mSTtilWTIOX · texte numérisé non relu

II. mSTtilWTIOX

Par suite des Immenses progrès qui y ont été réalisés depuis quelques aiinees, la dislributiou est devenue la [vaitie des locomotives A la fois la plus remarquable p;ir sa simplicité et la plus intéressante, l.e premier et la base de tous ces progrès a été l'adoption des tiroirs Inclinés. Cette Importante modlllration dans la position des tiroirs a en immédiatement pour conséquence la snp(ttession de tous les appareils Intermédiaires de communication entre les barres d’excentriques et tes tiges des tiroirs et la transmission directe du mouvement, comme dnns les maebines dites eerlictiles et autres, où l’axe de l'arbre moteur est situé dans le plan passant par les axes parallèles des tiges de piston et de tiroir. Le second progrès , et le plus important , a été l'emploi de la coulisse dite de SlppkensoH. Nous étudierons soigneusement ecs modincations au fur et A mesure que nous y arriverons dans rexamen gi-néral de la distribution.

Aujourd'hui tuotes les locomotives sont A détente, soit au moyen de deU-X tiroirs, soit au moyen d’un seul.

Délrnle à tlmx tiroln.

La détente a deux tiroirs a été appliquée pour la première fais aux locomotives d'une manière effleaeo, par M. Meyer, de HiUhonse. La machine d'inaugnmtian (pl. 41) du svetèmede cet habile mécnnicien débuta par nue consommation de 6 kilogrammes de coke per kUomètre parcouru, IA où les autres machines , effectuant le mémo travail dans le même tempe , ooosomroaient 1 0 et 1 3 kilogrammes. Après un résultat ai important. Il ne hit plus possible de construire de locomotives sans détente, et plusienrs autres systèmes furent proposés et adoptés. De tous ces systèmes , celui dit de Gunzemback, est le seul qui , avec celui de M. Meyer, ait, jusqu'ici , donné des résultats; aussi n'examlnerons-nous que ces deux systèmes.

1" Dolente Meyer. Dons le système de M. Mever les deux tiroirs sont superposé comme dans la dis-

COMPOSITrON DES MACHINES A VAPEUR.

poiltion des ligures 13 et 13 bis (pl. lO); seulement, le tiroir de détente, loin d'étre libre cuinme la, ee qui ne peut avoir lieu, dans les loromotivcs, à cause de la trop grande vitesse, est muni (pl. s tj d'une tige qui lui transmet un mouvcmeut rectiligne alternatif opposé A celui du tiroir de distribution. En outre, ce tiroir est composé de deux pièces agissant chacune sur une des lumières de détente, et pouvant se rapprocher ou s'éloigner à volonté , de manière à accélérer ou retarder la fermeture de ces lumières. Le longueur de ces pièces est telle que, même avec la détente la plus élevée, Il n’y oit pas de rentrée de vapeur à la Un de la course du pistou.

Cette détente fonctionne parfaitement; le seul défaut qu'on puisse lui reproeber, c'est de nécessiter un appareil A vis assez compliqué pour varier la distribution. Tous les mouvements qui sentent l'boriogeiie, ayant pour principal inconvénient de se casser promptement, il faut, de toute nécessité, les rejeter des locomotives ; aussi la détente Meyer, quelque bonne qu'elle suit , n'aynnt pu encore se simpliOer assez pour ne pas nécessiter ces mous ements , n'a eu qu’un succès momentané , et est repoussée aujourd'hui ; cela ne veut pas dire qu’elle le sera toujours, nous avons l'intime conviction du contraire; mais alors elle aura fait des progrès qui lui sont indispensables.

l» Drlralt (iim:iemback. Dans le système de M. Gunzembuck les deux tiroirs sont isolés , et situés chacun dans une botte à vapeur (pl. 42, 11g. I, 3,3); les mouvements sont opposés, comme précnlemment, mais le tiroir de détente est d'une seule piece et mis en mouvement par une excentrique, exactement comme le tiroir de distribution. Les variations de détente ont lieu au moyen d’un levier A coulisse I j (pl. 43, llg. I), situé entre la barre d'excentrique et la tige du tiroir qu'elle met en nwuvement. Le point Use de ce levier se trouvant A l'une de scs extrémités , U en résulte que, des deux bras de levier de la puissance et de la résistance , l’un est constant et l’autre est variable au ntoyen de la coulisse dans laquelle le point d'attache a la faculté de se mouvoir. Cette disposition de l'appareil de transmission du mouvement au tiroir de détente a donné lieu à deux systèmes.

Dans le premier système, dit de (lunzemback (pl. 42, llg. I), le bras de levier y de la barre d'excentrique est constant ; c’est celui de la tige du tiroir qui est variable. A cet effet , cette tige est munie d'une petite bielle A, dont l'une des têtes se promène à la main dans la coulisse du levier.

Dans le second système, dit de Ütlpivhe (pl. 43, llg. 4), le bras de levier de la tige est constant; c'est ecluide la bnr|c d’excentrique g qui est variable; mais, alors, on n'a pas recours A une bielle supplémentaire pour faire varier ce bras de levier; c'est la barre elle-même qui s'incline différemment A l'horizon ; il en résulte que, les effets de l'excentrique sur le tiroir continuant toujours A être relatifs a la position de la barre d'excentrique, la détente varie, non seulement en raison des variations dons le bras de levier de cette barre, mais encore en raison de son inclinaison. Ainsi, si on jette un coup d’eril sur la ligure, on volt que, quand la barre g est horizontale, le tiroir est A l'extrémité de sa course lorsque le centre de l’excentrique est sur l'horizontale passant par le centre do l’arbre. Si on fait descendie l'extrémité de la barre, cc qui allonge le bras de levier et tend A diminuer la course du tiroir, ce dernier n'arrive plus A la Un de sa course que quand le centre de l’excentrique est au-dessus ou au-dessous de l'borizontale passant par le centre de l'arbre. Il y a donc alors retard dans la fermeture de la lumière, par le fait seul de l'inclinaison de h barre ; il y avait déjA retard dans cette fermeture par le fait de la diminution de la course, il y a donc double effet produit dans le même sens par cette disposition. Inutile de dire que l'inverse a lieu quand on diminue le bras de levier de la barre.

Il résulte du système de mouvement du petit tiroir, proposé par M. Delpèche, que les limites des différents points de détente que l'on peut obtenir, sont beaucoup plus reculées qu'au moyen de l'antre système ; aussi est-il généralement préféré.

Néanmoins, il faut le dire, quelque ingénieuses et quelque économiques que soient les détentes A deux tiroirs, elles sont aujourd'hui A peu prés abandonnées, tant parce que les pièces de mouvement cassent, que parce que les mécaniciens conducteurs de locomotives ne savent pas en fnii'C usage, et trouvent

LOCOMOTIVES

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