‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 155 sur 289 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Mous comprenons sous ce titre la description des diverses opérations successives, auxquelles 11 font soumettre les métaux pour les convertir en pièces de machines.

Ces opérations, dont le nombre est assez considérable, peuventse classer en trois catégories priucipaieN. savoir:

1** catégorie. — Ebauebage;

J* catégorie. — Finissage;

s* catégorie. — Assemblage.

La série des opérations relatives à rébanchage d’une pièce varie nécessairement suivant la nature du métal composant cette pièce.

La série des opérati<m8 relatives au finissage d’une pièce ne varie pas d'une manière sensible pour des formes semblables données t des métaux de natures différentes.

La série des opérations relatives à l’assemblage des diverses pièces pour composer les parties des machi* nés, et de ces parties pour composer les machines, est identique pour toutes, quels que soient les métaux employés.

Il résulte de là que l’ébauehage comprend autant de séries d'opérations distinctes qu'il y a de métaux employés, tandis que te finissage et l’assemblage n’en comportent chacun qu’une seule.

C'est à l’examen approfondi de ces diverses séries d’opérations, qu’est consacrée cette troisième partie de notre ouvrage.

TITRE I

ÉBAUCHAGE DES PIÈGES DE MACHIIVES.

Noos avons vu, dans la première partie, que. de tons les métaux connus, cinq seulement sont spédalement employ és, soit purs, soit combinés ou alliés, pour la confection des pièces de maebines, savoir :

Le Fax, — le Cervas, — le Zrac, — I’Étaik, — le Plomb.

Que, de plus, les divers alliages et combinaisons de oes métaux, le plus généralement employés, sont les suivants, savoir :

L’ader , — la fonte de fer , — le laiton , — le bronxe.

Nons avons vu, en outre, dans la seconde partie, que, de ces neuf substances métalliques différentes, les préférées sont :

I°le fer en barre ou en feuilles; — l'acier; — 8° la fonte; — 4" le cuivre en feuilles ; — $*le lelton; — 8» le bronze.

Or, Il résulte des propriétés physiques et cbimlqnes de ces métaux, décrites dans la première partie, que:

t* le fer en barre et l'acier se travaillent an marteau, & chaud ;

8° la fonte, le laiton et le bronze, se fondent et se coulent dans des moules ;

s* le fer et le cuivre en feuilles, appelées tôles, se plient ou s'emboutissent, soit à froid, soit à chaud, suivant leur épaisseur.

f:O^STRUCTION DES MACHINES A VAPELR.

De là trois op«-raUoDS fondamentales d’ébnuclinge, savoir :

Ébauchage du fer et de l'acier ;

Ebauebage de la fonte, du laiton et du bronze ;

Ëbauebage des tôles.

Cbaeune de ces opérations fondamentales constitue une spécialité distinete de l'atelier de construction, <omme nous allons le voir.

CIIAI'ITRE PREMIER.

ÉBAt’CHAGE IH^ FFJt PT DE L'ACIER.

I.'eiiaucbage du fer et de l'acier se fait dans un atelier appelé forge de maréchalerie, ou mieux forge à otftins.

Ces deux expressions sont aussi impropres l'une que l'autre, auJourd'bui,pour exprimer le travail qu'elles iitdiqueni . La première parce qu'on n'y fait pas de fers de chevaux ; bi seconde parce que le travail moeanbpic s'y substitue tous les Jours de plus en |dus au travail manuel.

La dénomination la plus convenable, à notre avis, pour l'atelier d'ébauebage des pièces de fer ou d'ader est celle de forge à fer ourré, par opposition avec celle de forge a fer en barre, que l'on donne aux usines a fer.

Lnc forge à fer ouvré consiste en une série de foyers, ou feux de forge, desservis cbacun par onouvrier principal appelé forgeron.

C'est dans ces foyers que sont cbauffées les diverses barres de fer destinées à être converties en pièces de machines.

lis consistent en une plate-forme carrée, en briques ou en fonte (pl. 43, flg. 1 , 3j, légèrement déprimée en son milieu, pour recevoir le combustible et la pièce à chauffer. Cette plate-forme est montée sur un de en pierre ou eu briques, quelquefois sur des pieds en fer ou en fonte.

.Sur un des côtés du carré que représente cette plate-forme s'élève un mur vertical en briques, fonte ou fer, suivant la nature de la plate-forme, percé à bi partie Inférieure d'un trou par lequel passe une petite tugrre destinée à lancer de l'air dans le foyer. En outre, ce mur supporte une botte formant l'origine de la clieraince, par laquelle s'écoulent les gaz provenant de la combustion.

Le vent est fourni, soit par un soufQet mâ à la main, soit par une machine soufflante ou un ventilateur.

Le ventilateur est généralement préférable à la machine à piston, parce qu'il n'exige pas un nnoteurspécinl iwurétre mis en mouvement; une courroie et une poulie sur l'arbre de transmission de mouvement de l'usine suffisent pour le faire fonctionner,

La force nécessaire pour donner le vent à nu feu de forge est égale, en moyenne, à un cbiquiéme dicheval.

Dans les grands établissements, les feux de forge sont accouplés deux à deux sous une même hotte; il n'y a que pour les grosses pièces que les feux sont séparés, afin que la manreuvre autour du foyer soit aussi facile que possible.

Les outils principaux du forgeron sont de six espèces, savoir :

1“ Le marteau; — î» l'enclume; — 8" la tenaille; — 4° le dégorgeoir; — S» U cbasse; — B" bi tranche et le tranchet; — 7“ l’étampe et le dessous d’étampe; — 8“ le croissant; — D» la gouge; — 10» le poinçon.

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