VI. BATI
Le bdti d’une locomotive comprend ;
Le châssis, les ressorts, les hottes à ÿraisse, les roues et essieux, Vattelage et le chasse-pierre.
Chdssis. Dons le chAssis on distingue : les longerons, les traverses, les plaques de garde, le tablier et la rampe.
Les longerons sont des pièces en fer plat de 30 millimètres d’épaisseur sur 20 a 23 de largeur, régnant de chaque cété de la machine, en dedans des roues, et dont les extrémités aboutissent chacune A une traverse en bois dites, l’une traverse d'avant et l’antre traverse d’arrière.
Les traverses sont des madriers, de 46 A 30 centimètres d’épaisseur, dont les longueur et hauteur varient suivant les machines. La traverse d’avant diffère de celle de l’arrière,'en ce qu'elle est munie de deux heurtoirs en bourre, propres A amortir les chocs, et d’un tendeur d’attelage pour les cas ou les machines traînent en arrière ou sont attelées deux A deux.
Les plaques de garde sont des tOlcs de 1 3 millimètres d'épaisseur régnant de chaque cAté des longerons, a l’endroit des essieux pour recevoir les boites A graisse de ces derniers et maintenir leur écartement borisonlal ainsi que leur parallèlisme.
Ces plaques sont garnies Intérieurement de glissières en fonte ou fer, qui permettent l’oscillation verticale de la machine, résultant de l'emploi des ressorts.
LOCOMOTIVES
Le tablier est une plate-forme en tAle, de 6 à 7 millimétrés d'épaisuur, régnant tout autour de la chaudière, et permettant au mécanicien de circuler, en marche, pour graisser les tourilkius, ou visiter les clapets des pompes.
La rampe est une enveloppe en Uüe, de 4 millimètres d'épaisseur sur 0~.fl0 à de haut, encadrant la boite a feu, et la portion du tablier située derrière la boite à feu, dite ptate-funne du mécanicien, pour servir a ce dernier de garàe-eorpt et deporaeraf.
Keaort.%. Les ressorts de suspension des machines ont généralement un peu plus de t mètre de longueur totale sur 9 centimètres de largeur; leur hauteur varie suivant la charge que les roues ont à supporter. Ils se composent de lames d'acier dont la première, dite mère-lame, a toujours nu moins 1 0 millimétrés d'épaisseur; viennent ensuite des lames de 9, de 8, de 7 et de 6, rarement au-dessous.
Four une charge d'épreuve normale de G.ooo kilog., la liauteur du ressort est de 18 i millimètres, répartis ainsi :
t lame de 10 millimétrés, soit tu mUllBietres.
i lames de 9 — — 4S
7 lames de 8 — — S6
10 lames de 7 — — • 70
les autres hauteurs se règlent en proportion. Les G premières lames ont toutes même longueur, et sont percées à 95 centimètres, de centre en centre, de trous ovales de 4 centimètres au moins, an petit diamètre, destinés a recevoir les tiges de suspension.
Les coUiers des ressorts ont 9 à I o centimètres de large sur 1 5 millimétrés d'épaisseur , ils portent sur les bottes S graisse par l’intermédiaire d'étriers en fer, embrassant les deux plaques de garde et ayant 55 a 60 millimètres de large sur 1 5 à 1 8 millimètres d'épaisseur.
BoHa à graisse. Les bottes ù graisse se font en fonte avec coussinets en cuivre, contre-coussinets en fonte portant réservoir d'buile et pouvant s'enlever facilement. Depuis quelque temps on place dans ces xrontre-coussinets des éponges qui ramènent constamment sur In fusée l'huile qui se dépose au fond do réservoir, et contribuent ainsi A les empêcher de cliauffcr.
Roues et essieux. lin grand perfectionnement a été introduit dans la construction des roues des locarootlves, mais il ne réussit que lorsque ces dernières sont parfaitement exécutées.
Il consiste àposer la jante, a chaud et d'une seule pièce, sur les bras préalablement réunis par la coulée do moyen en fonte, et composés de bandes en fer A T recourbé deux fois, et accolées les unes aux antres de manière A présenter une croix pour section. L'assemblage de ces bras avec la Jante se fait simplement au moyen de vis ; les Jantes ont 5 centimètres d'épaisseur au milieu avec incUnaisoo d'un vingtième et boudin de 40 A 45 millimètres de saillie en sus des 5 centimètres précités ; la largeur des Jantes est de 14 centimètres, celle des bras n'étant que de 1 0 centimètres. Les moyeux ont de 30 A 40 centimètres de diamètre suivant les roues, sur 1 7 A 1 8 centbnètres d'épaisseur au milieu.
Les essieux dont la longueur totale, pour fusées intérieures, varie entre l~.70 et l'.TA, ont de 15 A ■ 7 centimètres de diamètre dans les tourillons et an corps, et de 1 8 A 30 centimètres aux portées des moyeux des roues. La longueur des tourillons varie entre 1 5 et 1 8 centimètres, suivant qu'ils sont sur les essieux portant les excentriques ou sur les autres. Ces dimensioos correspondent A une charge de, an plus, 35 kilog. par centimètre carré de section transversale de tourillon, ce qui est plus que sufflsant pour éviter je chaufbge des bottes A graisse.
Attelage. L'attelage est l'appareil d'assemblage de la locomotive avec le tender.
sno
COMPOSmO DES MACHINES A VAPEUR.
Il se compose de quatre plltces principales, savoir :
Le boulon d’attelage de la machine;
La bielled'attriage;
Les denx chaînes de sûreté.
Le boulon d’attrlagc et les chaînes de sûreté sont Usés à la raachlne, au moyen de doux plaques, en forte tûle, borlzontoles, parallèles et assemblées aux longerons au moyen de boulons.
Le diamètre du boulon d'attelage est de 66 millimètres, quelle que soit la machine, et celui de la bielle, an milieu, de 70 millimètres.
L’attelage et les rotules des pompes alimentaires doivent être les mêmes pour toutes les machines, qu’elles soient a voyageurs, mixtes ou à marchandises, afin qu'on puisse au besoin se servir d’un tender de l'une de ces machines pour une des deux autres.
Chasse-pierre. Le cbasse-pierToest une barre de fer descendant, à l’avant de la maefaine, û l'aplomb du rail Jusqu’à 6 centimètres au-dessus de ce dernier, et destinée à repousser les obstacles qui pourraient se trouver sur la voie et contrarier le passage des roues. Il est disposé de manière é pouvoir être armé au besoin d’un rhasse-wige et d’un balai.
FIV UE LA DEl'XIËHE PARTIE.