FONDERIES
peu dispendieaXf d’un entretien facile^ il remporte inconteetaMement sur tout autre système de soufflerie. Il est même rare qu'on emploie une soufflerie à piston, parce que, pour les cubilots , la pression doit être si faible qu'un ré^ateur devient inutile. L'inconvénient qu'il y a de lancer dans un cubilot de Pair comprimé est d'afOoer la fonte, et de ramener à l'état de fer.
La consommation en coke est de 1 7 à 30 pour oeot de fonte moolée ; le déchet est aussi très variable, il va de 18 à 30 pour cent suivant la nature des fontes et du coke employés. La différence entre les consommations de oombttstible tient esacntieHement à l'habileté du fondeur, et cette différence, avec les mêmes matériaux, va , très souvent, du simple au double.
l’ortnes inférieitres des cubilots.
.Nous avons dit qu’on garnissait l'intérieur des cubilots , soit avec des briques , soit avec du sable, quelle que soit la nature du revêtement. La forme qu'on lui donne varie suivant les fondeurs; il n'y a pas à cet égard de règle établie. La forme la plus habituelle, cependant, est celle d’un cône, dont la dilTéreuce du diamètre des bases est de 10 à 15 centimètres, suivant la hauteur. Quelquefois on renverse ce cOne, de sorte que la plus grande base correspond au gueulard.
Quand la garniture est en sable, on élargit le creuset dans la partie Inférieure pour augmenter sa capacité. Cette forme se donne plus facilement avec du sable qu'avec de la brique, qu’il faudrait, dans ce cas, tailler suivant le gabarit; ce n’est pas une chose impossible, mais habituellement cela ne se fait pas. Il est vrai de dire aussi que l'oo emploie très peu les garnitures de briques, à cause de leur prix et de la difficulté des réparations.
(iarniture m sable. Le sable qu’on emploie pour cette optTaUon est, comme celui nécessaire au moulage, un sable réfractaire. La première chose qu’on fait, c'est la sole, qui se compose de plusieurs couches damées avec soin, de manière à former uikü épaisseur de 5 à 6 centiniètrcs , allant en pente vers le trou de coulée. La sole faite, on pose dessus, et dans l'axe du cubilot, un mandrin cylindrique du diamètre du gueulard. Ce mandrin a le î , le ^ ou le J de la hauteur totale du fourneau.
On répand du sable tout autour, et ou bat fortement, comme on ferait d'un moule; lorsqu'on croit le battage terminé, on ébranle le mandrin , on le soulève à la hauteur du sable qu'on vient de battre, et on continue, en mettant de nouveau sable, le damant de même, et ainsi Jusqu'à ce qu'on soit arrivé à la hauteur du gueulard.
L'intérieur du four nous présente alors dans toute sa hauteur une forme cylindrique; pour l'an)encr à cdk qu’on veut lui donner définitivement 11 suffit d'enlever le sable Là ou il y en a trop. On se guide dans cette opération avec un gabarit qui donne le profil de la forme iulérieure.
I..CS trous de coulée et des tuyères sont ménagés dans le battage du sable, à l’aide de morceaux de boii« taillés en edue, de façon à pouvoir les retirer facilement quand oo les chasse.
f»arn»7«re en briques. II n'y a aucune difficulté pour garnir l’Intérieur d'un cubilot entièrement en briques; ce ne sont, comme oti peut le prévoir, que des assises superposées, liées pur un mortier de terre réfhictaire et qu'on monte successivement, en les faisant insensiblement avancer ou retraiter les unes sur les autres, suivant qu’em veut que le cubilot soit en forme de edne dndt ou de cûue reuversé.
Séchage. Lorsqu'un fourneau est ainsi préparé et garni convenablement, il faut, avant de s'en servir, le faire sécher. Pour cela 11 suffit d’y brûler, par le bas, d'abord quelques fagots, pbur entretenir une chaleur douce, modérée, puis ensuite, on peut sans crainte y jeter du coke embrasé, qu’on reçoit sur une petite grille placée au-dessus de la coulée, afin de permettre accès à l’air. Cette précaution est même quelquefois Inutile , eu mettant dans le fond de gros morceaux de coke qui laissent entre eux assci d’intervalle pour permettre à l'air de circuler.
Pniri^nw StcImmi. 4(
3S2 tOMSTRUCTION DES MACHLSES A VAPEliR.
Pour srcher la aote compléteineiit, oo bouche le gueulard, on donne le vent , et la flamme, obUgée de sortir par le trou de coulde, paase sur la sole et la sèche entièrement.
Douze à quinze heures d'un feu bien entretenu sufliseiit pour stcher un cubilot.
Le sècliagc est une opérntioii qui ne se pratique que quand on refait une garniture complète, iji durée des cuves dé|iend de la qualité des matériaux et du »in qu'on a mis à les faire ; elle varie de six semaines à deux mois. Tous les huit jours , cependant , il y a des petites réparatiaDS nécessitées par les dégradations des ringards pendant le décrassage du four ; décrassage qui doit être fait avec soin à la lin de chaque coulée.
Vise en /eu. lorsqu'on fait mettre en feu un cubilot neuf, mais qui a subi l'opératioa du séchage, ou un cubilot qui a déjà servi , on le remplit de coke, qu'on allume par le bas. Quand toute la masse est embrasée, on bouche le trou de couleeavec de l'argile, en ménageant, cependant, au niveau de la sole, un trou d'environ 3 ou 6 centimètres ; on charge de fonte, et oo donne le vent. La flamme s'échappe alors par le gueulard et par le trou qu’on a ménagé dans la coulee. On bouche ce dernier avec un tampon du sable sitAt que les premières gouttes de fonte apparais.sent. C'est à partir de cet Instant que la cuve l'ommence à s’enfler, et c'rat en remarquant les orlllces des tuj ms que le fondeur juge du point où se trouve le niveau de la fonte. Quand il approche de la première tuyère, et que la quantité de fonte n’est pas sufiisante pour In coulée qu’on vent faire, on relire la tuyère et on bouche l'oriflce avec un lam- |)on d'argile, qu'on soutient par derrière a l'aide d’une plaque de fonte ou de tAle, maintenue elle-même par une barre transversale.
C'est par les tuyères que le fondeur Juge de l’état de la fusion et de la manière dont se comporte le fourneau.
Les chargea de combustible et de métal se font évidemment par le gueulard ; le volume de chaque charge dépend de la capacité du fourneau ; la fonte et la castine se mesurent an poids , et le combustible au volume.
Les saumons de fonte qu’on emploie avant d’être Jetés dans le cubilot sont cassés en morceaux de 10 1 . iitimètrcs environ. C’est sous cette fornve qu’ils se fondent le plus rapidement et le plus économiquement. Les charges sont préjiarées sur le plancher de service qui entoure le cubilot. Une bonne précaution à prendre est de ranger, sur la plate-forme du gueulard, la fonte dont on doit se servir, aftn de la chauffer, en proAtant do la flamme perdue qui vient lécher les parois du gueulard avant de se rendre dans la cheminée.
On chauffe habituellement pendant deux ou trois heures avant de lancer le vent dans le fourneau , et c’est environ un quart d'heure après que la fonte a commencé à se montrer qn'on pent commencer à couler. L'Intervalle entre ces deux époques varie beaucoup suivant la nature des fontes , et pent s’estimer de trois quarts d’heure à une heure.