‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 163 sur 289 · IV. COVLêE · texte numérisé non relu

IV. COVLêE

Lorsque le métal fondu a rempli la cuve et est arrivé A la hauteur qu'on juge être ceUe qui corrtapood au volume de fonte dont on a besoin, on procède a la coulée. L’opération de bi coulée coualste dans le transvasement de la fonte du cubilot dans les moules. Ce transvasement se fait soit par un conduit qu'nn établit entre le cubilot et les moules, soit avec des poches.

Le premier moyen ne s’emploie que pour de fortes pièces, et dans le ras on oo n’anrait pas de poches capables de contenir la quantité de fonte néeesaaire ; le second moyen, au contraire, est, sauf le cas que nous venons de citer, le seul employé.

Les poches sont, comme nous l’avons dit (page 3 1 3), des réservoirs, soit en fonte, soit en fer, dans lesquels on verse le métal du cubilot pour le transporter dans les moules , qui en sont quelquefois éloignés (le 30 mètres. Os poches sont manizuvrées è bras ou aveedes grues , suivant leur poids. Pour les remplir

FONDKRIKS.

voici comment on procède : le fondeur, armé d'un rinsnrd , perce la maaae nrglIeuM qui bouche le trou de eoHlée, de façon à ne faire qu'un troo de 2 è 3 centimètres de diamètre ; il a soin de rejeter la terre à mesure qu'il l'enlève, pour ne pas çèner le passaRe de la fonte quan i elle s'écoulera, et aussi pour ne pas introduire des crasses dans les poches. Le trou terminé, la fonte coule et vient tomber dans une poche placée dessous la rigole. Lorsqu'elle est sutllsamment pleine le fondeur, armé d'un manche en buis, auqtiel se trouve collé un tampon de sable argileux légèrement mouillé, vient boucher le trou par leqtiel la foule s'échappait. Cette opération , qui se fait très rapidement , terminée, on enlève la poche, soit à bras, soit avec des grues , et , en l'inrlinant , on verse la fonte dans les moules par les trous ménagés à cet effet. .\ussilèt il se produit , par l'effet de la chaleur, nn grand dégagement de vapeurs et de gaz qui , si on ne les enflammait pas, s'accumuleraient dans l'intérieur, et pourraient produire des explosions dangereuses, en projetant la fonte de tous cAtés. TIes gamins , armés de morceaux de bols , avec lesquels ils empêchent en même temps les crasses on corps étrangers de précéder la fonte dans les moules, sont chargés de ce service en promenant tout autour du moule et des évents leurs torches enflammées.

On coule jusqu'à ce qu'il ne reste plus de fonte dans le fourneau ; aussi faut-il toujours avoir plus de moules qu'on ne compte en remplir, afin de ne pas être obligé, par erreur, de perdre de In fonte.

Telle est l'opération de la coulée, qui n'est rien en elle-même, mais qui nécessite de l’intelligence et de l'habitude, pour les grosses pièces surtout, où on roule avec plusieurs poches , et ou il faut de l’ensemble dans les manoeuvres.

Dans les cubilots la eastine a pour but , avons-nous dit plus haut , de faciliter l’écoulement des laitiers qui proviennent , soit du sable des parois du four, soit de celui qui reste attaché à la fonte; en effet, si on n'ajoutait pas une certaine proportion de eastine, qui rend ces laitiers plus fusibles, ils pourraient quelqoefois , par leur visquosité, s'attacher aux patois , se prendre en masse et arrêter la marche du fourneau ; devenus pins fusibles par l'addition d'une certaine quantité de eastine , il faut néanmoins s'en débarrasser dans la coulée après avoir vidé le creuset , autrement ils se Axeraient sur la sole et refroidiraient la fonte ; on s'en débarrasse en les faisant sortir, à l'aide d'nn ringard, par le trou de coulée.

Quand ou a employé toute la quantité de fonte qui remplissait le creuset, on décharge le fourneau, si tous les moules sont remplis ; ou bien on recharge si on a encore des pièces à couler. Dans ce cas on n’attend pas longtemps la fonte liquide, parce que le cubilot est à une très haute tcmpérnlure, suflismite pour fondre rapidement la matière.

La coulée terminéo, il faut nettoyer le cubilot, c’est-4-dire en reUrer le coke qui y reste eooore, ainsi que les crasses qui poorreieot être attachées aux purois; pour cela on casse avec un ringard le devant du trou de coulée qu'on a fàit en sable, et, avec un croefaet, on retire tout ce qui reste dans le fourneau. A mesure qu’ou retire le coke et les crasses, on les éteint pour garantir de la cbalenr l’ouvrier chargé de eette pénible opération.

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