CHAPITRE III
PIÈCES GEVKBALES d’aSSEMBLAOBS.
anrcTS.
Lesrà’cfs (pi. 1, fig. I) sont les pièces d'assemblage des feuilles de tôle. Ils sont en cuivre ou en fer, suivant que les feuilles sont elles-mênves en l'un ou l’autre de ces métaux.
Dans un rivet on considère : la /e/e et le corps. La tète des rivets en fer est c\ tiudrique et formée par un aplatissement suflUant d’une portion du corps, au moyen d’un outil que nous décrirons dans b chaudronnerie ; celle* des rivets en culv re est tantôt conique, tantôt hémisphérique, suivant la fonne du moxlele sur lequel on les coule. Le corps des rivets est cylindrique, d*une longueur sufllsmile |x)ur pennettre au marteau de le refouler, et communiquer à son extrémité ta forme d’un cône, faisant tête et maintenant, avec ta tète opposée, les feuilles serrées l’une contre l’autre.
Pour les dimensions des rivets par rapport aux épaisseurs des feuilles à assembler, voir à la Chouilronncrie (3^ partis}.
•orLOsa BT écaors.
Les boulons et écrous (pl. 1, lig. 2, 3, 4, 5, G, 7, 8,9) sont sp<*cialcmcnt employés pour les asMinblages, À joints superposés, des pièces plates. Us diffèrent des rivets en ce que, ne subissant aucune déformation pour remplir le but que l'on se proposer d'atteindre, Uxitc jonction, taitc au moyen d’eux, est modiHable en ce sens qu’elle peut être défaite et refaite un nombre considérable de fois.
Dans un boulon, on considère trois parties, savoir : ta tête, le cobps et le pilkt.
La tète est tantôt prismatique, à base carrée ou ftexagonale, tantôt hémisphérique, suivant les appareils dans lesquels on emploie ces pièces et les parties dans lesquelles elles figurent.
Les têtes carrées sont spécialement affectées aux boulons communs, c'est-à-dire à ceux qui figurent dans les appareils, n’exigeant pas un ajustage complet des pièces, ou dans les parties cachées des appareils soignés; exemple: pKices eu fer forgé dégrossies à la lime, plaques de bêches d’appareils de condensation.
Les têtes hexagonales sont presque généralement employées dans tous les autres cas ; quelquefois, cependant, quand les [décès sont très en vue, si on tient à déguiser la présence de boulons dont on ne voit que ta tète, on fait celte dernière hémisphérique; exemple : châssis de locomotivt^.
Le corps des boulons est généralement cylindrique toutes les fois que la téte,cam*e ou hexagonale, est placée de manière à pouvoir être facilement saisie dans les mâchoires d’une clef. Lorsqu’au cmitmire In tête est difllcilement abordable ou hémisphérique, Il est indispensable de munir le corps du boulon de
COMPOSITION DES PIECES Dfô MACHINI-:S AVAPEIH.
({ut^lque chose qui reiopéche de tourner dans ma trou pendant le serrage de Técrou. A oct effei, taotAt on le termîM du W»té de la l^te par un prisme a base carrée, allant se to^er dans un trou cairé ménagé dans l’une des deux pièces plates à assembler, tantôt on munit cette extrémité Au corps d’un petit pri^ xofifiier soit rapporté, soit forgé avec, qui se loge dons une mortaise pratiquée sur le contour du trou cylimlrique de l'une des deux pièces plates u assembler.
Le JiH des boulons est triangnhüre, d'un diamètre extérieur égal, autant que possible, au diamètre du corps et d'une longueur comprise, pour les cas ordinaires, entre trois et quatre fois répaisseur de Técrou.
Dans un èrrou on considéré deux parties, snunr : les PAas et le fil£t.
Les pans sont les faces prismatiques qui en forment le contiHir. On distingue plusieurs especes d'eerous. suivant la disposition des pans, savoir :
1^ Les écrous à quatre pans (11g. 3, 4).
2" Les éi‘rous à six pans se subdivisant en : écrous ordinaires (Üg. &, 6) ; écrous part^ itig. 7); — emius tournés (fig. 8); — écrous a chapeau (flg. 9).
Les écrous à qiMfre pans sont comme les têtes carrées, exclusivement employés dans les pièces d’ajustage peu soigrk' ou dans les parties cachées des machines.
I.es éenms a six pans ordinaires s'emploient, dans le plus grand nombre des cas, partout ou, bien que visibles, ils passent Inapennis, éclipsés qu'ils sont par d'autres pièm plus importantes.
Les irrous à six pon.s parêSy ioumés ou à chapeau^ s’emploient toutes It^ fois que, par leur position, II.S attirent le ri^gaM. Quant au choix, entre ces trois formes, il est à |h*u prés arbitraire; neanmoins la règle est qu'ils doivent être prodigués en raison Inverse de Tordre dans lequel nous tes avons places; aiiiM les écrous a cliapeau, qui sont les plus riches, produisent d'autant plus d'effet qu’ils sont moins nombreux ; les écrous tournés viennent ensuite, puis les écrous parés. Ces derniers s'emploient dans certaines machines soignées avec la même profusion quo Técrou à six pans ordinaire dans les antres.
iJimensions propordonnefles.
Les Ixmloüs et ecr«us sont toujoui s en fer. Si on représente par I le diamètre du corps, on a pour ilimensiuiis proportionnelles des autres irarUc» :
l«. pfiff et écrous carrés.
j Epoisseur. . . .
I Diagonole du carré.
2“ Téie et écrowi hrjrngoimux.
1 Épaisseur
Diamètre du cercle circonscrit. .
Les autres dimensions proportionnelles des écrous sont données par les ligures.
3“ t'iM, Le pas du filet varie entre ; et ^ du diamètre du corps suivant la dimension de ce dernier. Si ivous considérons la rérie suivante de l)oulons: 6, 8, lo, 12, !S, 18, 21, 25, 30, 35, 40, 45, 50,
les pas convenables sont les suivants, savoir : ^
Diwn^rM des bonlons.
'• 1*M des en luUlimétnrs.
Uiamètres des boulons.
Pas dei filets en taïUimétres.
Si