‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 26 sur 289 · PIÈCES GÉNÉRALES D'ASSEMBLAGES · texte numérisé non relu

PIÈCES GÉNÉRALES D'ASSEMBLAGES

Clejt. Le serrage dea écrous se fait an moyen de dois. On distingue deux espèces de clefs ; les clefs a méchoires Qxes, les clefs A mAchoIres mobiles.

Les premières, qui sont les meilleorea, consistent en une pièce de fer plat terminé par une tète dont l'épaisseur est égale A environ les o,7& du diamètre du boulon A l'écrou duquel elles sont destinées. Dans cette tète est pratiqué un vide dont le contour est buitAt un polygone complet, tantét, et c'est le plus souvent, une portion de polygone exactement égal à celui formant le contour des écrous auxquels elle doit servir. Lorsque ce vide ne forme pas un polygone complet, le nombre des faces qu’il présente est au moins de trois pour les écrous carrés et de quatre pour les autres, dont deux, celles formant les extrémités du fer A cheval, portent le nom de mAcboires.

Les secondes, dites clefs anglaises, sont toujours munies de tètes A trois faces rectangulaires. Elles ne diffèrent des précédentes qu’en ce que l’une des mAchoires est mobile et permet ainsi le serrage de toute espèce et de toute dimension d’écrous. Elles se construisent de différentes manières : dans les unes, l’écartement des mAcboires se fait au moyen d’une simple coulisse munie de points d’arrêt diversement combinés; dans les autres, et ce sont les plus usitées, l'écartement des mAchoires se fait au moyen d'une vis.

Ces defs, qui sont fort lourdes et ne peuvent pas toujours s’employer, sont bonnes pour le démontage des machines quand on ne peut s’en procurer d’autres. En général, elles ne conviennent nullement pour l'usage journalier, attendu qu’elles abîment les écrous.

On peut presque dire, A propos de ces clefs, que l’on juge de l’ordre qui règne chez le mécanicien qui a construit une machine, d’après l’emploi plus ou moins fééquent que fait , de la def anglaise, l’homme qui est chargé de l’entretenir.

En effet, ce qui contribue le plus A donner aux conducteurs de machines l'habitude de la def anglaise, c’est la diversité dea dimensions des écrous qu’ils unt A manier. Or, cette diversité provient de deux causes , savoir : 1° la multiplicité des diamètres de boulons employés ; }<■ la mauvaise confection des écrons.

En ce qui concerne la première cause, nous dirons qu’il n’est pas rare de voir encore aqjourd’hui des centaines de diamètres différents de bonlons dans un atelier de construction , tandis qn'avec douze ou quinze au plus on peut satisfaire A tous les cas de l'emploi de ces pièces dans les madiines.

Le mécanicien qui sait le nombre et les diamètres de ses différents bonloas, peut foire fabriquer d’avance des clefs pour chaque numéro et n'oubUe pas de livrer tontes celles qu'il doit avec chaque machine qu'il vend.

Dans le cas contraire, U n’en livre ancune ou en livre qui ne vont pas.

En ce qui concerne la seconde cause, nous dirons que, pour être bien faits, U faut que les écrous aient leurs faces taillées mécaniquenient.

Si donc on rencontre dans one machine et <fes boulons dont les dimensions varient pour un même travail A eflectaer, et des écrous dont les dimensions varient pour des boulons de même diamètre, on pent dire que le mécanicien qui a construit cette machine n’a pas d’ordre, et sa machine doit être dêfectneuse. En effet, en examinant attentivement cette dernière, on ne tarde pas A remarquer des pièces qui se meuvent en dehors du plan de leur mouvement normal et, parlant, des coussinets qui s’usent irrégulièrement, ou bien des joints faits en mastic de fonte ou en mastic de plomb, etc.

Doraxas.

Les douilles sont les pièces d’asseml)Iage des Gges rondes, soit entre cites, soit avec d'autres pièces. Elles sont en fer ou en fonte et se divisent en :

1° DoulUss cylindriques , comprenant ;

Les douilles droites, A clavette ou A vis.

Les douilles A charnière , A clavette ou A vis. Les douilles A T, A clavette seulement.

COMPOSITION DES PIECES DES MACHINES A VAPEUR

„ I !.« douilln droites, A clavette.

J» Douilles et/nifiufs, comprenaut : I . . ... .

' I l.es douilles renversées, a ecrou.

Les douilles cyiindriqwi: sont employées pour assemWages bout A bout de tige avec tige, bielte ou

Pour tige a\eetige, on emploie la douille droite, A c/nreWe (pi. I, llg. 10) ou A ris (llg. 11).

PourUge avec bielte, on emploie la douille A eharnièrc, A clavette (llg. U, IS) ou Ans (fig. M, 14).

Pour tige avec are, on emploie la douille A T, A clavette (llg. 16, 17, lA, 19, JO, Jl, JJ).

Les douilles coniques sont employées pour assemblages de tige avec pièces plates, telles que pistous a vapeur, et de pompes.

Il n’y a pas de règle bien déllnie pour le choix de l'uDC ou de l’autre des deux douilles coniques; ce choix dépend principalement du sens dans lequel 11 est le plus commode d’introduire la tige.

Iji figure JS représente une douille conlipie droite, A ctavelte.

La figure Jt représente une douille conique renversée, A éeroa.

Théorie, formes et tliiiiensious proportionnelles des douilles.

Les douilles sont soumises aux mêmes elTorts de traction et pression alternatives que les tiges logées dans leur intérieur ; elles doivent, par conséquent, avoir pour section minima la section de ces tiges.

Soient D le diamètre d’une tige en fer, et e l’épaisseur de l'enveloppe appartenant A la douille également en fer ; la section de l’enveloppe devant être égale A celle de la douille, la section totale doit être double de œtte dernière, et on a ;

Extrayant les racines carrées, nous obtenons :

l)-f- Je = Dl/F=Dx l,-tl4 d’ou 2 e => 0,4 U D et e=i 0,J07 D

Ce qui indique que répaisaeur de la douille doit être au moins égale an cinquième de son diamètre intérieur.

Remarquant que, quand la douille est A clavette. Il y a deux vides qui diminuent la section de toute leur épaisseur, nous en eoncluons qu’il est convenable de tenir celle de la douille toujours supérieure A sa dimension théorique, et pour oda nous la faisons égale au quart du diamètre intérieur.

Les dimensions de la clavette, quand il n’y en a qu’une, ou des clavettes, quand il y davette et contreclavette, se délerminent par expérience, k résolut théorique étant trop faible.

Pour tous les trous de clavettes, qu’il y en ait une, qu’il y en ait deax, nous adoptons les mêmes dimensions, savoir ;

Longueur 0,9 D

Épaisseur 0,î D

D étant le diamètre de la douilk.

Ces trous sont percés de telle manière, que la tige étant Introduite A fond, il y ait une différence de 0,1 O pour le serrage entre les deux mortaises correspondantes de la douille et de la tige (fig. l J, II).

Cette différence de 0,1 D de chaque côté donne pour hauteur des clavettes 0,1 D seulement.

La longueur de In douilk se détermine en remarquant qu'il est convenabk d’avoir an moins une longueur de eontact, égak au diamètre, au-dessus et au-dessous de la clavette, si on vaut que la tige ne ballotte pas; il eu résulte que cette longueur est égak A D 0,8 D -J- 1) = 3,8 D.

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