CHAPITRE IV
IMKCKS OKXEI«LES DE TnA?«S»'0MU4T10^8 DE MOtVEMErSTS.
Los tigi's sont (zeiiéralemcDt dt*s pièces r\lindrlqiK‘S en fer forgé, tantôt destinées à trnnsmeltre te mouxçment d'un piston a vn|)eur, tantôt destinées à mettre en iiioiivemenl un piston de pompe. A cet effet, elles sont toujours lermiiut^s (pl. 3,flg. I) par deux têtes , dont Tune conique, Inferieure, se loue dans une dotiilie de piston, l’autre ejHiidriquc, supérieure, se loge dans une douille ordinaire.
Les tiges ont à résister tantôt à la traction seulement, tantôt à In truetion et À la pression. Dans le sf*eond cas elles doi>ent être d’un diamètre beauinmp plus fort que dans le premier. Pour calcider leur diamètre on a la formule de Tredgold, relative aux piéees soumises à l’écrasement ,
mah*
qui, exprimée en mesures françaises, devient, pour le fer (page 29) :
267 rf*
“T;2-r;j^-ro ,000 f*
1’ fiant la chargo réellf exprlmtf en kilogramme»; d. If diamflrc, «l /, la longueur de la ligf , exprimés en rentiiiirtre».
De plus, on a trouvé par cxpérienec que le diamètre d’une tige de pUlon à vapeur de inachiiH' a liasse pression doit être égal au ^ du diamètre de et piston. Si nous eomparon» la formule de Tredgokl avec ee ri'sultat, nous trouvons, o,7«i D' étant la surface d’un piston à basse pression en ccntimtdre carre , et rl, le diamètre de la tige :
La pression de la vapeur sur la surface est l‘,03J X 0,7Sfi D*.
La longueur d'une tige de piston à basse pression est égale i trois fois le diamètre de ce piston, donc : 3D.
Ou a , d’après la formule ei-dessiis :
1,14 rfv+üjOOO 34 X9 D*
Si la formule est d’accord avec le résultat pratique, la vali-ur d = D substituée dans celte équation doit In satisfaire ; or, on a, pour d = ^ D :
divisant liuul et bas par D’, nous obtenons ;
ou: 0,811=1,7
.Nous déiluisons de IA que la valeur nffeetéc généralement au diamètre d de In tige du piston a basse
PlICCES GÉNÊRALKS DE TRANSFOUMATIONS DK MOtVKMENTS.
presskm est îvupéiieure à celle que donnerait la formule de Tredgold. Gela tient à ce que la tige du piston est mobile, tandis que la formule est pour des pièces fixes.
Si les tiges n*oot à résister qu'à la traction, on calcule leur section au mo\en de la formule ;
I>am laquelle S représcnle la section en centimètres carres, P, la charge à sup|mrUîr, 4300, la cliarge moyenne, par centimètre carré, correspondant à In rupture; si on remplace S piir 0,783 fl*, on t^ou^e :
1438X0,780 ma, 3
1438X0,780 ma, 3
et a ssz en centimètres.
Si la tige était en bronze, il faudrait remplacer, dans la formule, le nombre 4300 par. . . 3550
Si la tige était en acier de cementation , par 3790
Si la tige était en fonte grise, par *420
«it'lDK'i.
Les guides sont des appareils destinés à maintenir rectiligne le nH)U>ement longitudinal d'une tige.
On distingue plusieurs espèces de guides suivant rimportance de ta tige qu'il faut mtiintenir dans la ligne de son mouvement.
Pour tiges de tiroirs on emploie le guide représenté dans la flü. 2 (pl. 3). C'est tout simplement une plè(*e de cuivre percée d’un trou dont le diamètre est égal à celui de la tig«* à guider.
Pour tiges de soupapes, rapporeil est en fonte et muni d’un petit manchon en cuivre, dans lequel se meut la tige, pouvant être remplacé facilement (Rg. 3 ).
Pour tiges de pistons à vapeur, la forme des guides varie singulièrement suivant la disposition et la puissance des machines.
Pour machines horizontales au dessous de 1 o chevmix , on emploie un support ordinaire à deux coussinets (ilg. 4,5}.
K dix chevaux et au dessus , on emploie deux barres parallèles et une travei'se (flg. 6,7).
Dans les locomotives, on se sert avec avantage desglissoirs et glissières (Rg. A, 9, io, il ).
Dans tes machines à cvlindre vertical, sans balancier, on se sert d’un ou deux galets (Rg. 13, 13} mobiles dans des coulisses. Quelquefois, on préféré les glissolrs K gtissieres aux ualcts, parce que l'effet de ces derniers, sur les joux des coulisses, est te même que celui des glissolrs, s'ils n'ont pas un Jeu suRisant pour pouvoir ne toucher que d'un cdté.
On emploie encore le parallétograrome simple de Wall (Rg. M).
Pour machines à balancier on fait usaire du parallélogramme double de Wall (Rg. 1 5, 16, 1 7 ) ou de celui d'Oftrixr Evarvt (flg. is).
I.e premier, qui est le plus employé, ne gouverne pas la tige rigoureusement en ligne droite; il fait déerire à son extrémité une courbe (flg. 19) qui se rapproche tcUement de la droite que, en pratique , la différence est insensible.
Le parallélogramme d'Olivier Evans guide la tige parfaitement en ligne droite, nruils il nécessite que Taxe principal du balancier, outre un mouvement circuiaire alternatif sur lui-méme , puisse en prendre un rectiligne alternatif horizontal. Il faut alors placer cet axe sur un support mobile , ce qui nuit à la solidité de la machine tout en la compliquant inutilement; aussi ce parallélogramme est^il fort peu employé.
PnraUf^toçramme de Unff. Ce guide est basé sur le principe suivant, savoir : soient AC, BD iRg. 30), deux droites égales et parallèles , pouvant tourner chacune autour de l’un des deux points fixes
n coMTOsmo.v df:s pikcks des machines a vapelk.
A et B, Mminrt^MipixiM'S <tn («iralk’kmrammf AC BD, qui' l’ou obtiendrait enjoignant AD et BC. Soient , de (dus , metk'e* li's diiiKonales AB, CD de ce parnliflo^ramine , dont l'une A B inuitdiuiire , l aiitre CD ré<dle et aaneinblee « ebarnicre avec les rêple» AC, BD aux points C et 1).
Qurllr que mit ht nvrhe tlcrrile pnr Ir iKiinl K, li’inlerserlioniles tliugmuttrs AB, Cn,peatlnul le inuuiementtle» deux réglés \C , ÿtt-, tuul fuiiiil , tel que V, situé sur AU si furmaul le sommet npjiost a C eu à D d'un autre parnllrlngramine, ngant jtourrt'iles ndjaceuts DC et E’II , deerit une courbe semàlul/te à ta courbe décrite juir le jvtint E.
Pour démontrer ce principe , il suffit de pron\ cr (jne , si F est sommet opposé a D :
l" Ix's trois points K, E, 11, restent en lipuc droite pendant le mouM’inent;
î“ Jars trtanules, fonnes |>ar les positions successives de la droite F E B, sont semblulilcs.
Le premier fait se déiiamtre en remarquimt que , quelle que soit la position du imint F, si par cr point et le point B on mene une droite, ci'tte droite passe toujours i>ar le point E j car U F cl DC ctant parallèles , on a :
B(j : BD GF : DE,
Dans toute autre |iositinn , on aurait :
Ht; ; lîD :: GF : x.
I.nquelle incuunue ne peut être autre que DE, les trois outres termes n'ayant pas ehaiiEe.
|ji démonstration du second fait est la ronséipiruce de celle du premier. En effet , quelle que soit la position du point F, FG B est toujours un triangle si mblable à DEB, d'ou :