PIECES SPÉCIAI.ES. APPAREILS DE SÛRETÉ
vënient grave, qui ne peut être que roomenUné, mais sur lequel nous appelons néanmoins la sérieuse attention de messieurs les mécaniciens, chaudronniers et propriétaires de machines, savoir :
La ftttqw Matité des soupapes , dont les poids et surjaees annulaires de eoa/ael ont été régutarisees, tétant sous une pression d'environ un demi atmosphère au-dessous de celle pour laquelle elles sont chargées.
Il résulte de lé que, pour avoir leur pression, les propriétaires de machines surcharuent leurs soupapes, souvent de poids très considérables, et sont peut-être plus exposés aux chances d'explosion qu'auparavant.
Cette avance presque générale des soupapes é la levée provient , sans auean doute, de la déleetuosité des appareils. Pour des charges théoriques , il faut des soupapes d'une exactitude mathématiqvie ; or ce n’est pas le cas des soupapes que MM. les chaudronniers livrent d'habitude à leiws clients. Dans ces dernieres, la charge n'étont jamais répartie également autour du point d'appui, il y a toqjours soulèvement^’un cété de la soupape avant l'antre.
Iji répartitian égale de la charge autour du point d’appui n'est pas chose aussi facile qu’on pourrait le supposer, et il n’est, à notre avis, qu’un seul moyen d’y arriver, c’est ceini qu’cmploieut quelques bons constructeurs de soupapes de sûreté notamment M. Chaussenot qui, Jusqu’id, s’est le plus particulièrement distingue. Ce moyen consiste dans l’emploi d’un petit bâtonnet en fer (pl. 8, flg. l) terminé par deux pointes dont l’une se loge dans un cène concave tourné à l’intérieur du chapeau, et l'autre dans un coup de pointeau marqué sur le levier. Plus le point d’oppui du bâtonnet sur le chapeau est bas, plus il est probable qu’elle foncUonnera exactement.
L’emploi du bâtonnet en fer, comme intermédiaire entre le chapeau et le levier, ne sufllt pas; il faut avoir soin de faire agir le levier de telle manière que le bâtonnet soit vertical ; car, s’il est incliné, la charge sur le chapeau se décompose en deux, dont une horizontale sans effet, et une autre verticale moindre que celle qui est nécessaire pour un soulèvement exact.
M. Chaussenot satisfait à tontes ces conditions d’une manière très heureuse; aussi ses soupopes sontelles â peu près les seules qui, sans être surchargées, sont d’accord avec le manomètre; malheureusement Il les vend un peu cher, de sorte qu’il est fort peu d’industriels qui se décident à en acheter; nous le regrettons sincèrement pour tout le monde. En attendant espérons que, pressés par la nécessité et convaincus que l’on peut arriver facilement au résultat demandé, MM. les nvécaniclens et chaudronniers se décideront â apporter du soin dans la construction de leurs soupapes de sûreté.
If. — Maaemèlres.
Les manomètres sont des appareils dcstbics â accuser la pression iiitéiieure des chaudières. Ils sont de deux espèces, savoir : les manomètres a air comprimé et les manomrlres à air libre.
Les premiers, exclusivement employés autrefois pour chaudières dites à haute pression, sont mtjaurd’hui complètement abandonnés , tant à cause du peu de soin avec lequel ils étalent exécutés , que pin suite de la facilité avec laquelle ils se dérangent et cessent de donner des indications exactes ; nous u'( n parlerons pas.
Les seconds, exclusivement cniployés autrefois pour cliaudicres dites o basse pression, le sont aujourd’hui pour toutes les chaudières, quelle que soit la pression Intérieure, bien que l'ordonnance royale du 33 mai 1843 ne les prescrive que pour pressions ne délassant pas cinq atmosphères.
Ils consistent généralement en un long tube de verre (pl. 7, llg. 30 et 31) ouvert â ses deux extrémités, plongeant dans une cuvette, fermée par un stufllng-box et remplie de mercure; la partie supérieure de cette cuvette se trouvant en communication avec la chaudière , le mercure s’élève dans le tube â autant de fols 0*,76, au-dessus du niveau dans la cuvette, qu’il y a d’atmosphères de pression dans la chaudière.
oi COMPOSITION DES PIÈCES DES MACHIM-» K VAPEIR.
Ces maiKMnètres , dont len iiKlications sont de la parfaite exactitude, présentent dans Tusa^e quel' ques im.’onvénients qui cmt donne lieu à plusieurs perfectionnements remm*qunbles ; malh<'ureasement , tous ces perfectionnements lalasent à desim* piivisément là où les premiers ne sont Jamais en défaut, d'ou rtHulte que, tout bitm cmtsidérè, les premiers sont encore les meilleurs.
Les inconvciilents que présentent les maiMimelres à air libre à eokmne en cristal sont les suivants, savoir :
I» La lecture en est très difficile, nttendii que, par économie, l(^ ct>nsiructeiirs font In colonne de nieit'tire: d'un très petit diamètre, et que, de plus, ils ne sont pns toujours dans un endroit dalr; en outre, le nvercure est quelquefois amalgamé dVtain et s’attache au verre, on bien il entraîne avec lui <U‘ la rouille produite par le contact de l’eau avec le tul>e en fer qui l’améue à la cuvette, et dé|>ow à rii>lerieur du tube une cnissi* qui m* permet de déa)uvrir inmunliatcmcnt son niveau.
2** Les tubes en cristal sont excessivement i*asuels;
Ils exigent une hauteur de plafond assez cimsidérable , surtout pour finies pressions, et souvent le kKnl de lu chaudière est peu elevé.
Pour obvier a m divers inconvénients, on a imaviné les modillentionH suivantes, savoir :
1« MffHowHre à flotteur. Ce manomètre {(1^. 22) se comjxwed’un tube, entièrement en fer et complètement courbé de maniéré à former dwx branches verticales et parnllcllcs. L’une des evtrémités correspond av^ec la chaudière, l’autre l’st ouverte a l’air libre; en outre le tube est rt'mpli de mercure jUMfu'à une hauteur sufllsante A R.
Quand la vapeur vient a agir sur la }K)rtion de la t'olonne avec Inquelle elle cummunique, il y a abaissement du niveau d’un côté et élévation de l'mUre; Il s’établit ainsi une difitrence de hauteur, entre le» colonne» , égale à la pression effective. Comme le tulïc est en fer, la hauteur du mercure dans la branche cmverte est indiquée par le eontre-jjoids d‘uo Holteur suspendu dans le tube à rexlrémité d’nn ni dans la gorge d’une poulie. Cette poulie est ou doit être ti*es mobile, afin que le tlotteur suive exactument les oscillatiotis du mercure.
Ce manomètre présente deux avantages, savoir : IVchdle des indications est réduite de moitié; le tube n’est plus exposé a se casser. <]ependnnt nous sommes loin de le trouviT bon, attendu que In piupurt du temps le Ootteur reste en route, ou bien la ficelle se casse , se hrouilK', m s’accroche dans les vêtements ; s’il se perd un peu de mercure le» indications sont fausses, etc.; nous n’en finirions pas si nous voulions tout relater.
2« Mnnotnèfre Desbitnfrx. Ce mnnometre (Og. 26) est, comme le précédent, un tube en fer à deux bronche» recourbé inférieurement; il eu diffère en ec que, mi lieu d'étre du même diamètre f|ue l’autre bnniehe sur toute sa loniniour, la branche, qui txmimunîque avec Pair, est d'un dinniètre trois lois plu» graïul , à partir de la ligue du niveau eorrespondant aux pression» égales de pai1 et d’autre. Il résulte de là que, quand la pression de la vapeur se manifeste, rélévalion dvi mercure, dans le gros tube, est a sa descente, dans le petit, en raison inverse de leurs HXiion»; si, par exemple, les sections sont entre elles comme I i D, la hauteur donl monte le mercure dans le gros tube est le nenvième de celle dont il descend dans le petit; de plus , si H est la différence de niveau , A et A' le» descente et montée par rapport au xéro de la division, on a ;
A -I- A' Il
On avait déjà ' A s= n A’
On déduit de ces deux éc|uaUous A' ss o.i H
A = 0,tt 11
c est-a-dire que , pour diamètres dans le rapport de i a 3 , chaque atmosphère de pression correspond à une hauteur de 7C millimétrés dans le gros tuln', ou mi dixième de l’échelle ordinaire.