‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 48 sur 289 · PIECES SPECLVLES. APPAREILS I)E SURETE · texte numérisé non relu

PIECES SPECLVLES. APPAREILS I)E SURETE

Legro» tube deM. Dei»bordes esteo cristal, œ qui n.ite remploi du flotteur; U présente bien riiimn\éuicut de se soUr prompterneut par suite de su trop grande proximité du tube en fer, dont le mercure amene constamment la rouille; mais U est facile a nettoyer.

Ce majHMiictre présente, sur k précèdent, l’avautage de laisser \oir le ui>eau du meiTure dans le gros tube ; mais, comme le précèdent, il est sujet à de fausses indications s'il se penl la moindre quantité de lïiercure.

De plus, à raison de ses deux diamètres, il ne |)eut être gradué exacteineot que sur uu étalon ; or, a notre a>is, tout manomètre qui exige celte formalité ue^aul p;is mieux que le munomèlre ù air comprime, par ce fuit seul que le plus souvent les fabricuiib s'eu dispensent ; c'est pourquoi nous pensons que, tant que l'inveuteur aura te inunopole de ce manomètre, ses appuieils seront toujours parfaiternent gradues; mais il n'en sera certainement pus de même plus lard, et il pourra sc confectionner des apparefls de ce genre offrant des causes d'erreurs aussi notables que les manomètres u air oomprime, lundis que le maiK>metre ordinaire u tube eu cristal, quelque négligence qucTou apporte dans son execution, ne peut pas ne pas indiquer exactement lu pression.

3** Vanomefre />coui/ti/i. Ce manumetre (pl. 9, flg« 1, 2} qui, au prender abord , semble base sur le principe opiK>se à celui du precedent, n'est à proprement parler que le maimmétre ordinaire dont les iiidi> cations sont données par le ni\e«j du mercure dans la cuvette, uu lieu de 1 cire pur celui du inerrura dons le tuin;.

Il consiste en un tube eu fer plongeant dans une cuvette en fer aussi, munie tout simplement d'un tube imliculeur du niveau, en verre. l.a section aunuluire de la cuvette uiq^meutée de celle du tube indicateur est égale ù neuf fois celle du tube intérieur. Les mêmes résultats que pour le manomètre lh.^hordey> ont lieu ; chaque atmosphère de |n*esaion dans la clmudiere correspoud à un abaissement du nivrau de 76 millimétrés.

Cette disposition est fort Ingénieuse ; elle jouit surtout d'un grand avautage à savoir, de pouvoir être empluvee partout, quelle que soit la dimension du local, nUendu que, si le plafond est trop bas, il siifltt d'un trou de vrille pour envoyn* le tube dehors à n'importe quelle hauteur, sans avoir à s'inquiéter de k* soutenir. Quant à rexactiUulc dans rindk^tjon des pre^ious, elle n'est |)as plus gramle que celle des deux dispositkms pri'CcdenU^ ; il faut graduer à l'étalon.

4** .ÜHWwètre ÜiciMrtl. M. Richard, de Lyon, a exécuté de la maniéré lu plus ingéniense le maiio> mette différentiel a plusieurs branches dé(*rit dans tous tes traités de physique. Ce manomètre ( flg. 3 et 4) consiste en un tube en fer coutourm* en spirale, a branches droites, égales et en nombre sufnsant, sans solution aucune de continuité. A lu partie supérieure de chaque emxk* et nu milieu de la hauteur de (‘haeune des branches, d'un edlé seulement, sont perivs deux trous qui so ferment au moyen de petites vis taraudees dedans. Les trous du haut servent a v erser le mercure et l'eau , et les trous du milieu h empêcher le mercure de dépasser leur niveau. ..

Quand les branches sont toutes u moitié pleines de mercure, on ferme les trous du milieu et on achève k remplissage avec de l’eau, puis on ferme les trous du liaut. I^s indications de ce mmM>riH*tre ont lien duus un tube eu verre, de nvéme diamètre (jue cdul en fer, et situé é l'extrémité opposée* h celle d'arrivée de lu vapeur.

De tous les manomètres perfectionnés, c'est celui qui exige le plus imp»*rleuseineDt la graduation a l'étalon , tant ù cause de la longueur de son tube, dont le diamètre ne peut être partout régulier que ;>ar suite du poids de la colonne d’eau qui peso eu sens contraire du mercure et constitue, si l'on en tient coiiiplc, une erreur de d'atinospliere par atnvosphère.

Du reste, les manomètres de M. Richard présentent tous les avantages que l'on peut desirer dans la pratique. lU ne sont pas sujets a la casse; ib sont d'une lecture facile; ils tiennent peu de place; aussi l'administration s'cst-elle empressée d'en prescrire Tusage pour loc'omotives.

yfi COMPOSITION DES PIECES DES MACHINES A VAPEUR,

5 III. — la41coit«wr» uiT«NMi 4e Pees.

Les indicateurs da niveau de l’eau des chaudières sont de trois espèces, savoir : les flotteurs , les tubes un verre et les robinets.

Nous dirons peu de mots de ces appareils bien connus.

Les FLoTTEiBs (pl. 0, (Ig. 5) sont généralement à contre-poids; ils consistent en une pierre suspendue a un fil de cuivre, passant par un stufflng-box , et situé à l’extrémité d’on petit balancier dont l'autre extrémité porte un contre-poids ; pour qu’ils fonctionnent bien , il est bon que l'équilibre entre la pierre et te contre-poids corresponde à une ligne de flottaison située aux trois quarts de la hauteur de la pierre.

Les Tt BRS EN VF.BER ( flg. 6 et 7) sont peu employés pour chaudières cylindriques à deux bouilleurs ; ils conviennent particuliérement pour chaudières A faces antérieures planes , telles que chaudières de loconx»tives ou*de l>ateaux ; on eji emploie aussi beaucoup pour petites chaudières cylindriques verticales , dont la partie supérieure est trop petite pour supporter un flotteur en sus des autres appareils qui sont exigés.

Les BORtMrrs sont de deux espèces , savoir : les robinets pour faces latérales et 1rs robinets pour partie supérieure des chaudières.

Les pren^iers sont plus souvent des robinets ordinaires de la fonne repri’senU't* dans les flgures 8 et 9.

En Angleterre, on leur substitue fréquemment la petite soupape repn^entée dans les figures to et 11. Pour iM'omotives, on emploie beaucoup la disposition de robinets et tu^ indicateur en verre représentt'c dans la ligure 13.

Les seconds sont aussi des robinets ordinaires , tantdt réunis , tantôt sé^parvs , et ndapU^ chacun a un tube plongeant d’une certaine quantité dans la chaudière.

Quand U y a deux robinets seulement , l’un des tubes se termine à cinq tN?ntJmetres au dessus du niveau normal de l'eau , l’autre se termine à cinq centimètres au dessous.

Quand il y a trois robinets, letrolsicine tube sc termine nu niveau du r<‘au.

Lus ligures 13 et H représentent une disposition de trois robimls xérifleateurs réunis. Imaginée par M. Bourdon , de Paris , pour chaudières c\ lindriqut'S horizontales.

§ IV. — Flotl«ara d'nlarate.

On donne le nom de flotteurs d’alarme à des appareils destinés a prévenir d'une maniéré bruyante quand le niveau de l’eau , dans lu chaudière, est au point lu (dus bas qu'il puisse atteindre sans risquer d'occasionner une explosion.

Ce sont , en général , des flotteurs ordinaires a contre-poids , dont le stufllng-box a été remplacé par un sifflet, ils sont de deux es(>éces, savoir : les flotteurs B contrepoids Intérieur (pl. 8, flg. 3,3, 4);ksflot*teurs a contre-()oids extérieur (ûg. 5, 6).

Les preneurs présentent l'inconvénient de ne (MHivoir être réglés, vérifiés, ni réparés facilement, attendu que tout l’appareil est à l'intérieur de la chaudière; de plus, ils se recouvrent promptement de tartre, qui liiiit |Uir les em(>écher de fonctionner. Les seconds , au contraire, que nous avons proposés les premiers , ne sont autres que des flotteurs ordinaires dans lesquels on a remplacé le stufflng-box par un sifflet ; leur réparation est des plus faciles, et il suffit de nxettre le pied sur le balancier pour s'assurer qu'ils fonctionnent bien; aussi sont-ils généralement préférés.

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