‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 50 sur 289 · PIÈCES SPÈCI\I.ES. DISTRIBUTEURS · texte numérisé non relu

PIÈCES SPÈCI\I.ES. DISTRIBUTEURS

obvié complètement aux deux autres inconvénients par l’emploi du tiroir à fpimiture , dit en D coucbr , représenté dans la figure t de la planche 1 1 , en et B.

Le tiroir en D oonehé , qui ne s’emploie que pour une seulç lumière de distribution , consiste en un demi-cvlindre séparé en deux parties par une cloison C aboutissant à un recouvrement plat l>, qui sert à fermer la lumière comme dans le tiroir précédent. La partie cv lindrique se ment dans une garniture qui intercepte la communication entre le dessous et le dessus. Au lieu d’une seule chambre de vapeur, comme dans le cas précédent , il y en a deux qui communiquent ensemble par un tuyau ; la même tige sert à mouvoir les deux tiroirs ; en outre , la pression de la vapeur n’a aucune influence sur leur mouvement , attendu que, arrivant par l’ori&ce E, cette dernière agit au dessous du tiroir A et nu dessus <lu tiroir B.

Ce système de tiroir est employé pour toutes les machines dont la force dépasse 30 chevaux et dans lesquelles les soupapes ne pourraient tlgurer avec avantage. Il fonctionne parfaitement ; seulement il nécessite une garniture qu’il n’est pas toujours commode d'entretenir en bon état , surtout dans la navigation. On a essayé de substitoer, pour ces appareils , des garnitures métalliques aux garnitures en chanvre, mais on n’a pas obtenu de résultats assez satisfaisants pour qu’il y ait avantage dans cette substitution , il arrivera cependant un Jour où les garnitures de clianvre disparaîtront totalement des machines à vapeur; mais alors on aura trouvé le moyen de rendre les garnitures métalliques aussi stables et surtout aussi étanches que ces dernières.

% III. — ttoupspes.

Le mouvement des tiroirs est généralement communiqué par des excentriques montes sur l’arbre principal de la machine. Or, quand les machines sont destinées ù mouvoir des pompes ou des suiiflleries a piston , en un mot , lorsqu’elles n’ont pas d’arbre à mettre en mouvement , il faudrait , pour le ras de distribution par tiroirs et excentrkpies, en ajouter un exprès, muni de tous ses accessoires, c’est-A-dire d’une bielle, d’une manivelle et un volant. Non seulement cette disposition serait coûteuse, mais encore elle prendrait une place quelquefois nécessaire pour autre chose , puis , ce qui est le plus grave , condamnerait A un mouvement continu des pièces ayant souvent besoin d'un repos A chaque extrémité de la course , comme noos le verrons plus tard.

Il serait bien un moyen fort simple de mouvoir les tiroirs par d'autres appareils que des excentriques , ce serait de leur appliquer l’appareil de mise en nuouvemeut des soupapes; ou ne le fait pns généralement, bien que ce soit une assez bonne disposition , et ce sont les soupapes que l’on emploie pour effectuer le distribution de la vapeur dans les cy lindres des machines sans rotatioii.

Il existe trois espèces de soupapes généralement admises pour cette o|iération , savoir :

Les soupapes plates, dites soupapes ea/t/eu;

Les soupapes A garniture ;

Les soupapes A lanterne.

ÎA!S soupapes enjilées(pl. I i, flg. 2), dont on comprend le mode d’action , A l’examen seul de la ligure, sont des soupapes ordinaires, munies de tiges concentriques, levant alternativement pour faire communiquer successivement l’orlllcc de distribution A du cylindre, tantét avec la chambre R, dairs laquelle arrive la vapeur de la chaudière, tantét avec la chambre C par laquelle la vapeur se rend au ivmdenseur.

(>s soupapes ferment très bien et résistent assez longtemps , aussi sont-elles employées dans bon nombre de fortes machines ; mais elles présentent un inconvénient résultant de leur disposition même t la vapeur opère sur leur surface une pression qui nécessite une certaine dépense de travail pour leur manoeuvre.

A basse pression , re travail est peu de chose ; aussi sont-elles préférables , avec leur inconvénient , a

COMPOSITION DES PIÈCES DES MACHINES A VAPEUR

toutes celles qu'on pourrait leur substituer ; mais à haute pression , elles ne sont pas tolérables , et U est indispensable d'avoir recours à toute autre disposition.

On remédie , en partie , à la difllculté de la manœuvre de ces soupapes par l'addition du piston P , sur la tipe de la soupape inférieure , et le luv'au D de communication entre la chambre A , et la partie inferievre P. Il résulte de là que les pressions sur la soupape inférieure et le piston étant égales et contraires , il y a équilibre , et le soulèvement de cette soupape n'absorbe presitue pas de force.

Nous avons déjà parlé des soupapes à garniture (fig. 3 et 4 ) et des soupapes a lànteme ( (Ig. S), nous ne reviendrons pas sur ces appareils ; nous ajouterons seulement que les soupapes à lanteruc , bien que plus sujettes à laisser passer la vapeur que les soupapes à garniture, sont généralement préférées , tant parce qu'elles sont plus à la mode que parce qu’elles ne nécessitent pas l'emploi et l'entretien d'une gamiiaire. 11 est vrai de dire aussi que la soupape de la ligure 4 est probablement Inconnue , car, pour notre part , nous ne la connaissons que depuis le jour où l'idée nous en est venue , en étudiant ce genre d'obturateur. Elle peut être bonne , elle peut être mauvaise ; ec qui est certain c'est qu'elle nécessite une garniture , et alors le tiroir en D couché lui est, à notre avis, préférable pour distribution de vapeur.

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