‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 52 sur 289 · II. — p*r décllei · texte numérisé non relu

II. — p*r décllei

On «npioir tantAtle d^dlc I réÿl«(pl. il, flg. «), laiiWt le dédie d ehir«s{f\. lï, flg. t, s et 3). Dans les dens cas , le mouvement est transmis par la tige de la pompe i air agissant , par intermittence , sur de forts leviers appelés maneltfs de la distribution. Ces manettes sont montées sur des arbres auxquels elles communiquent nn monvement cirenlalrc alternatif qui se trouve transformé en celai rectiligne ahematlfdes distributeurs par l’intermédiaire de leviers, bielles et tiges.

I-e nombre des manettes , qui est égal à relui des arbres , varie suivant l'espèce et le genre des machines. Quarxl les maebines sont sans détente, il simple on à double effet , il n'y a Jamais qne deiix manettes et den.v arbres. Quand les machines sont il détente, il y n autant de manettes et d’arbres que de distributeurs. Ainsi, d simple effet, il y a trois manettes, et à double effet, il y en a quatre. Cda tient d ce que, dans ce ras , les fermetures et ouvertures des difiérents distributeurs ont lien d des moments dilTérents , comme nous le verrons tout d l’iieure. '

On nomme déclin des appareils de suspensioD momentanée de rertaines pièces dans cortaines positions; ee sont généralement des crochets (pl. It, flg. lo), faciles d déeroclier, et retenant un arbre muni d’un levier et soUicité par un fort contre-poids. Nous allons étudier avec soin ces appareils.

Dec! in à réijin.

SoH H ( pl. U , fig. 8 ) une règle dont l'extrémité Inférieure est aaeanblée d cbamiére avec un patin en fonte, fixé sur le sol , et soudée d un levier dont l’extrémité est assemblée à une bielle 1, portant un contre-poids.

Soient M , N , deux arbres munis cbaoun d'une bague d crochets opposés (voir, sur une plus grande échelle. A, B de Idtlg. 10), contre lesquelles viennent s'appuyer deux tasseaux TT', flxésd la règle H.

Soient E,E' les manettes, et T, T deux bielles de contre-poids suspendus au.x extrémités des leviers L L', fixés aux extrémités des arbres M et N,

Comme la figure l’indique , la manette B et le levier L, bien que sollicités par le contre-poids , la première d monter, le second d descendre , sont maintenns en place par la bague d crochet de l’arbre M, portant sur le tasseau T de la règle U.

Soit maintenant soulevée la tige F de la pompe d air; le taquet G' vient choquer la manette F' et la soulève. Le crochet de la bague de l'arbre N éloigne insensiblement le tasseau T', et , si les épaisseurs extrêmes des crochets sont proportionnenes aux distances des tasseaux an centre d’oscillaUon de la régie, U arrive que, au moment où le crochet N devient hortrontal , le crochet M idefae prise , et le contre-poids I* fait décrire un are de cercle d la manette E. Pendant ce temps-ld , le crochet .N s'engage sous le tasseau T. Réciproquement , si on (dit descendre la tige F de la pompe d air, le taquet G, frappant sur la manette E déplacée, la ramène dans la position de la figure et le crochet M oplee sur le tasseau T, de la même manière qu'avait opéré, le coup précédent, le croehet N sur le tasseau T, La manette E’ retombe, dans la position de la figure, sous l’influence du contre-poids I', et ainsi de suite.

Pour appliquer ce systenve de déclic d la distributloa d’une machine d vapeur, il suffit de mettre chacun des arbres en communication avec les distributeurs. D'après ce que nous avons dit plus haut, puisqu'il n'y a que deux arbres , la machine est sans détente.

Suppoaons-la d double effet et d soupapes.

En principe, l’action des contre-poids est pour ouvrir instantanément les soupapes , et le sonlèvement graduel des manettes est pour les fermer.

D’après ce, puisque la manette E descend quand la tige de la pompe d air deaeend, il en résulte qu'elle est destinée d fermer l’introduction dans le haut et l'exhaustion dans le bas du eylindre , le taquet G étant placé de manière d n'arriver en G' que quand le piston d vapeur est à la lin de sa course. Si A et II représentent les bielles de transmission du mouvement d ces soupapes, on a : A , bielle de

tio œMPOSmO> DES pièces des machuves a vapeub.

la soupape d'exhuustiou du bas; B , bîHIc de la soupape dintrodurtion du haut. Ou en conclut, pour l’arbre N : C, bielle de la soupape d'introduction du bas ; D, bielle de la soupape d'exhaustioo du haut.

La posiüoD des bielles des soupapes n'est pas indifférente; il faut prévoir le cas où les taquets G, G' conduiraieut leurs manettes trop loin. A cet effet, on considère que les bielles sont à l’extrémité de leur course quand l'axe de la charnière d'aasembbqje, avec la bague A levier de l’arbre, est en ligne droite avec le centre de l'arbre et l'axe de la charuière de l'extrémité opposée (voir la ligure). De cette manière il arrive , en effet, que si les manettes vont trop loin. Il a réouverture des soupapes par retour des bielles , ce qui n'est qu’un inconvénient momentané et facile à réparer, tandis que , s'il en était autrement, le forçage des manettes réagirait sur les anneaux de contact des soupapes et briserait quelque chose.

D'après le mode d’action des taquets G et G' sur les manettes , on conçoit déjà une des limites de la course de ces pièces. L’autre se détermine de deux manières, savoir : l» en limitant la chute des contrepoids; 3° en employant des bagues à courroies K, K' (flg. 8 et 12).^ ^

La première métiiode n'est pas employée, à notre connaissance, du moins; la seconde, qui est toujours employée, exige l’addition d’une limite i la course des contre-poids , par prévoyance du cas où une des courroies viendrait à casser. A cet effet, au lieu de laisser les contre-poids ilbrcment suspendus A l’extrémité de leur tringle, on les munit d'une queue à axe autour duquel Us osciUent verticalement. Cette disposition présente en outre l’avantage d'empécher les oscUlatlons transversales que ne manqueraient pas de prendre ces pièces , à chaque changement de position , oscillations dont la conséquence est une prompte détérioration des charnières.

La figure 8 représente sur une échelle de un ntouvement de soupapes ù déclic par règle, pour machhte de 800 chevaux , à double effet, sans détente.

Drclics d chient.

Les figures 0, 10, Il (pl. Il] représentent les trois espèces de chiens an moyen desquels on arrête les bagues à crochets. Chacun d’eux est muni d'un contre-poids suspendu à la partie inferieure a, et servant à le tenir constamment en contact avec les bagues.

Les figures l, 3 et 3 (pl. 13) représentent, sur une échelle de ni o» mouvement de soupapes a déclic , par chiens , pour une machine de SOO chevaux , A double effet et A détente.

Chaque soupape a son arbre et sa manette. Le mode d'action des chiens est absolument le même que celui des règles ; la forme seule des manettes de détente change ; elle est telle que les taquets, qui les ont abattues , puissent continuer leur chemin jusqu'A la fin de la course du piston.

Les parties A, B, C, O de la ligure 1, qui ont été hacharées, représentent les emplacements des bagues A levier des bielles A , B , C , D des soupapes , et ou a , comme précédemment :

A , bielle de la soupape d'exhaustiou du bas ;

B, blelie de la soupape d’introduction du haut;

C , bielle de la soupape d'introduction du bas ;

D , bielle de la soupape d'exhaustion du haut

E , E", manettes d'exhaustion ;

E', E", manettes d'introduction et de détente;

F, tige de la pompe A air;

G , G', G", G*, taquets des manettes E, E' E' E", affectées des mêmes signes ;

U, U', H”, chiens;

1,1, contre-poids ;

K, K, K, K, bagnes A courroies pour régler les ouvertm'es des soupapes.

PIÈCES SPÉCUI.ES. MODERATElîRS DE LA DISTRIBUTION. ni

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