CHAPITRE XI
MOIIIIIiTIrRS DE L* DISTHIEITIOK.
Le* modérateur* lont des appareils destinés à proportionner la puissance anx varlatkins qui «■ manifestent dans la résistance moyenne, ou réciproquement.
A cet effet , il en est qui agissent en augmentant les résistances , quand la puissance devient prépondérante; il en est d’autres, au contraire , qui modulent la puissance selon le* quantités de travail absorbées par la résistance.
Le* modérateurs des machines à vapeur sont de cette dernière classe. Le plus généralement employé est le modérateur de NVatt , qui se compose de deux (Uéees , savoir : un pendule conique A forte rriitrifbge (pl. Il, (Ig. 14 et 15), et une valve de, gorge.
Nous rappellerons succinctement la théorie sur laquelle cet apparctl est basé :
Deux choses sont à déterminer dans le pendule conique , savoir : la t>f<e**e de rotalioa et le poids des boules.
1“ Vitesse de roinlio».
Soient C (flg. A) le centre dn cdne dont C D, C K ^
sont les génératrices mobiles ;
P, le poids de chacune des boules ;
F, la force centrifuge résultant de la vitesse de rotation des boules.
Pour l’équlUbre , pendant la rotation , U faut que P et F aient, pour résultante, une force B, dirigée suivant C E, auquel cas on a :
D’où : F =
Les deux triangles CIE, PER semblable* donnent :
Soit f, la durée d une révolutloo de 1a boule , exprimée en secondes ; la vitesse de cette boule est :
i it r
On a , en mécanique , pour expression de la force cmtrifbge :
J, me*
Fio. A.
m est la masse des poids P, et par conséquent ^1 à - ; jr est l’intensité de la pesanteur = 9»,8t, et a est égal ù 3,1415926. ^
Un déduit de là l’équation ;
F — il ie'r'
~gr
Comparant entre elles les deux équations (1) et (2) , nous en déduisons :
Pr t
COMPOSmON DES PIECES DES MACHINES A VAPEUR.
D ou :
gl*= 4 n*i
et
Pour le pendule ordinaire , on a :
On en déduit que :
Le temps d'une révolution du pendule conique est double dn temps d'une oscillation du pendule simple.
Alii-Si , le vitesse de rotation du pendule conique n’est pas arbitraire ; elle doit être , pour le repos , telle que les boules fassent un tour quand le pendule ordinaire de même langueur fait deux oscillations.
On peut déterminer cette condition soit pratiquement , soit théoriquement.
Pratiquement , en munissant l’arbre, qui communique le mouvement au pendule conique, d’une poulie a différents diamètres j relui pour lequel 1rs boules ne s’écartent pas , mais sont sur le point de s’écarter pendant le mouvement de la machine, est le bon.
Théoriquement, on a, pour un pendule ordinaire, dont ia longueur est /, comparé au pendule ê seconde dont la longueur est I., n et N, re|>résentant le nombre d’oscillations dans le même temps ;
D'où :
Kt pour le pendule conique ;
Pour le pendule à seconde , on a :
On B donc , pour le pendule conique : n' =