‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 60 sur 289 · PIÈCES SPÉCIALES. PISTONS · texte numérisé non relu

PIÈCES SPÉCIALES. PISTONS

La %nre 11 (pl. 1 4) repréacnte une diapoaillod do piston en bols et enir qne nous avons proposé pour les tubes propolaeors dans le systénae de cfaemins de fer atmosphériques. Ce piston se compose d'une série de disques en bois, de section un peu moindre que celle du tube , séparés les uns des autres par des bandes de cuir légèrement embouti extérieurement ; le tout est relié par un ou deux boulons. Ce a)'stéme est A la Ibis simple, léger et économique.

Pour inacbfaies A faire le vide dans les tubes propulseurs, on préfère les pistons pleins A garniture de chanvre, aux ptetoos A garniture en cuir, A cause de réchaufferaent qui se produit dans les cylindres par suite de la grande vitesse que l’on donne quelquefois au piston. ^

M. Gavé emploie, pour ses maefaines souflbnles, une disposition fort ingénieuse de piston qui le dispense de garnitures en cuir, tient parfaitement l’air, ne frotte pas , ne s'échauffe pas et n’exige aucun entretien.

Le piston consiste simplement ( flg. A) en on disque creux en fonte, de même diamètre que le cylindre, moins deux on trois ndUlmétres , dont la aurface convexe est siUonnée de canelures annulaires et carrées a, b, c, d, en nombre pins ou moins grand.

n arrive, an moyen de cette dispoaitioo, que si le phton monte, par exemple, et comprime l’air audessus de bii, oet air s’infiltre en partie entre ta surface concave dn cjUndre, et celle convexe du disque; mais, arrivé en o. Il se dilate tout eu comprimaot légèremeDt odui qui y est contenu, et alors, d’une part, perd une portion de la force en vertu de laquelle il s'était infiltré, ce qui ralentit sou mouvement, et de l'autre oppose une certaine résistance A celui qui tend A le suivre.

U résulte de lA que l’air. Infiltré dans U eaneloie a, réagit sncoeaslvemeut sur les canelures b, e, d, avec une force sans cesse décroissante, qui peut devenir nulle al le nombre des canelures est suffisant. Donc, théoriquement, le nombre des cartelwes doit être proporitonnel à la pression.

M. Gavé a appliqué ce système de piston soufflant A nn grand nombre de machines , notamment A un cylindre de 3*,00 de diumètre; U l'a expérimenté avec soin, et les résultats qo’U a obtenus sont eu tout point conformes A la théorie. Une condition essenticilc qu’exige l'emploi de ce système de piston , c’est que le cylindre soit parfaitement raod , ce qui s'obtient fbcilement aqjourd’hni au moyen des alésoirs verticaux.

SI des essais sur l’application de ce système de piston aux cylindres pnenmatiqnes des chemins de fer atmosphériqoes n’ont pas encore été Ibits, c'est sans doute parce qu’il est peu connu. Nous sommes étonnés, pour notre part, que M. Cavé, qui a exécuté la machine pneumatique du chemin atmosphérique modèle de SainUOuen, n'ait pas tenté d’y adapter sa disposition, car le même effet que ci-dessus se inaniféste IA en sens inverse ; seulement, la différence entre les pressions intérienre et extérieure pouvant étiv plus grande, le nombre des canehues doit être pins considérable.

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