‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 59 sur 289 · PIECES SPÉCIALES. PISTONS · texte numérisé non relu

PIECES SPÉCIALES. PISTONS

de méeanleiens, car la réparation des pistons à garnitures métalliques est qnelqnefols très difHril«.

(Ittrtiilum mc7a//ifue.<. Il existe un grand nombre de systèmes de garnitures métalliques pour les pis* tons; il en est, parmi, de fuA bonnes, comme il en est de médiocres, mais , en général, elles laissent toutes un peu à désirer.

Les figures S et 6 représentent un piston A garniture métallique, consistant en deux anneaux superposés et composés chacun de quatre segments égaux que pressent intérieurnnent des ressorts à boudin dont ils sont séparés par des cercles coupés qui réportissent uniformément la pression.

Ce système de garniture, qui est fort employé , présente l'inconvénient de s'encrasser assex facilement, ce qui anéantit insensiblement l'action des ressorts à boudin et nécessite un renouvellement assez fréquent de ces pièces. Il est bon de dire cependant que l'usage des cercles Intérieurs les garantit quelque peu de cet encrassage. *

Les figures l et 1 (pl. 1 4 ) représentent un s\ stème analogue de piston dans lequel les cercles Intérieurs ont été remplacés par de petits cylindres, légèrement coniques et agissant directement sur les plans de joint des segments. Cette disposition, plut enfiteuse sans contredit (|ue la précédente, permet , il est vrai , aux ressorts d'e.xetcer plus directement leur action snr les segments , mais ne dlminne pas sensiblemem la formation de la crasse, provenant de l'hnlle qui se filtre dans les Joints et s'y desséche.

Les figures S, 4 , S, 6, 7, 8, ï, 10 ( pi. 14) représentent en détail un système de piston à coins , dont le principal mérite est de ne laisser jamais de jeu entre les joints des segments. Il résulte de cette dispositioii que l'introduction de l'huile dans l'intiTieiir est beaucoup pins difficile qu'avec les plstoas préc<^ dents; de pins, la surface convexe de la garniture étant sans interruptions, il est inutile d'avoir deux rangs d'anneaux superposés ; aussi n'en met-on qu'un seul.

I*e reproche que l'on peut adresser à ce genre de piston , c'est de n'étre pas d'un posage facile , pan-e qu'il faut qu’il y ait égalité parfaite entre les diamètres Intérieur du cylindre et extérieur de la garniture, pour que les choses se passent comme nous les avons définies. En entre, les actions des coins sur le cylindre rayent la surfoce de ce dernier, ce qui est un grand vice, parce qu'alors il ne s’agit plus de piston A réparer, mais bien de cylindre A changer, operation longue et fort coAtenae.

Les figures 7 et 8 (pi. 18) représentent un système très iogénieox de piston A coins fort employé et ne présentant pas, comme le précédent, l’inconvénient de rayer le cylindre. Mais alors, il y a deux étages de garniture, munis chacun d'un ressort seulemeot et composés de deux cercles concentriques , A coins ; ces cercles sont d’épaisseurs crofssantes depuis le milieu jusqu’au contact des coins et réogissent l'un sur l’antre.

Ce système de garniture présente , sur tous les précédents , l'avantage de n'avoir que deux fentes verticales extérieures qui , comnae dans le cas précédent , sont hermétiquement fermées par les coins. C'est sans contredit un des meilleurs systèmes de garniture.

Lesfigures9 et 10 (pi. 13) représentent un système de garniture composée de deux cereles élastiques et concentriques remplissant A la fois les fonctions de segments et de ressorts. Nous ne connaissons pas d'application de ce système, mais nous pensons que, s'il ne craint pas l’encrassage de l'huile, en revanche, il n'offre pas de garanties suffisantes sous le rapport de l'obturation.

Les ligures II et lï représeotent un système de piston A garnitnre annulaire, composée de deux doubles rangs de segments superposés, dont les ressorts, au lieu d’étre A boudin, se composent de lames courbes, analogues aux ressorts des voitures. Ce système de garniture, qui est spéclalemciil employé pour pistons de grands diamètres , n’est pas mauvais et peut hitter avantageusement avec In disposition des figures 7 et 8 qui , dans ce cas , serait trop lourde et peut-être insufllsante.

Les figures II et 1 8 (pl. 14) représentent le système de piston employé par MM. Sharp et Robert , pour looomotlvei.

Les flg. 1 8 et 1 4 représentent le système de piston employé par M. Stephenson, aussi pour locomotives.

UH COMPOSITION DES PIECES DES MACHINES A VAPEUR

Les liâmes lô et 16 représentent le système de pistou employé par M. Pauweis pour machines a rotation au-dessous de SO ohesaux.

Il existe encore un grand nombre d'autres dispositions plus ou moins inninieases, mais différant genérniemeiit peu de celles que nous venons de passer en revue.

S II. — PIsrons à eau.

Les pistons à eau sont do deux espères, savoir : les pMotu pif ins, les pistons à clapfts.

Les pistons pleins se subdivisent eux-mêmes en deux catégories, savoir ; tespistoiu sans garniture, les pistons a garniture.

I.CS pistons pleins , sans garniture, que l'on nomme aussi plongeurs , sont des cylindres tantAt pleins et assemblés A leur tige par une douille droite ou à charnière , tantAt crenx et assemblés A leur tige au moyen d'une cbamiére (pi. 1 4 , fig. 17), se mouvant dans un stul/ing-lmj: disposé de manière A interecpler la communication entre l'intérieur du corps de pompe et l'air extérieur.

Les pistons pleins, à garnilure (Og. 18), consistent simplement en un disque en fonte on bols, d'une certaine épaisseur, dont la surface convexe est creusée d'une gorge pour recevoir une garniture de chanvre destinée A se mouvoir dans un cylindre alésé intérieurement. Ce disque est percé, suivant son axe, d'un trou cylindrique ou conique destiné A recevoir la queue d'une tète de ehamlére pour l'aasemblage avec la tige, ou l'extrémité de la tige eUe-méme , suivant les cas.

l.es pistons à clapets se coostmisent d'un grand nombre de manières différentes, suivant l’importance (le la pompe dans latpielle ils doivent servir.

Pour pompes dont le diamètre ne dépasse pas 20 centimètres , on emploie la dlsposltioo de piston représentée dans les ligures 1 8 , 19 et 20 (pl. 1 3), dans laquelle le corps est en fonte, la garniture en cuir embouti et serrée par un écrou annulaire , et le clapet en cuir et tdle assemblés A vis. On emploie également la disposition représentée dans les figures 21, 22 , 23 , 24 (pl. 13) , dans laquelle le corps et le clapet sont metafiiques, tandis que la garniture est en chanvre.

Enfin, on emploie dans les pompes communes In disposition représentée dans les figures 2S, 16, 17, 28 (pl. ta), dons laquelle le corps est en bois, la garniture en cuir et le clapet en cnlret plomb assemblés.

Quand le diamètre dépasse 20 centimètres , on emploie quelquefois la disposition représentée en détail , dans les figures 19, 20, 21, 22 , 23 (pl. 14), dans laquelle le corps est en métal, la garniture en cuir découpé et les clapets en cuir et tAle assemblés A boulons.

Pour pompes , dites A air, employées dans les machines A vapeur, on fait usage de la disposition représentée en détail dans les figures 24, 2S, 26, 27, 28, 29, 30, 31 (pl. 14), dans laquelle le corps et les clapets sont métalliques et la garniture en chanvre.

g 111. — PIstoM à ntr.

Les ligures 13, 14, 1 S, 1 6, 17 (pl. 1 3) représentent eu detail le système de piston le plus généralement employé pour machines soufflantes. Dans ce piston, le corps est en fonte, et la garniture en cuir, maintenue en place (fig. li) par des segments en bois assemblés Aboulons.

Lm. boulons traversent le piston de part en port, et servent chacun au serrage des deux garnitures ; au lieu de les faire A tête et écrou comme dans les cas ordinaires, on les fait A deux écrous, et on les munit en leur milieu (fig. t6, 17) d'une petite saillie rectangulaire destinée A les assembler A baionnelte, avec le corps (voir a, fig. 14). De cette manière, le serrage se faisant des deux cAtés sur l'assemblage intérieur, si l'un des deux écrous vient A se desserrer, l'autre reste serré et maintient sa portion de garniture en place, ec qui n'aurait pas lieu si le boulon était A tête et écrou seulement. ,

Page 1