‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 8 sur 289 · ÉTUDE DES MATÉRIAUX · texte numérisé non relu

ÉTUDE DES MATÉRIAUX

On disUngne en outre, sons le nom de/er» aigres, nne quatrième classe de fers, rejetés par le eomineree, cassant à IWild et à chaud.

rsBS noix.

.M. Eugène Flachat les définit ainsi : • Les fers doux sont ductiles k froid et à chaud ; ils sont mal- " léahles au marteau et peuvent être reidiés plusieurs fols sur eux-niémes sans se rompre. Ils se dilatent ■ beaucoup par la température, se brillent et s'o.vjdcut facilement ; ils se rouillent lentement et unifor- ^ mément lorsqu'ils sont exposés aux actions simultanées de l'air et de l'eau. Ils sont difficiles à fondre « et laneenl en fondant des étincelles vives et brillantes. Iji trempe ne les durcit pas et ils prennent une . couleur pris clair, lorsque leur surface a été limée et polie ; ils acquièrent é un haut degré et perdent

• pitmiptcment la vertu magnétique, lorsqu'ils sont sous l'influence nu privés d'agents susceptibles de la

• communiquer. ■

Les fers doux, apiudés aussi fers forts , sc subdivisent en trois catégories , savoir : les fers durs , les fers mous , les fers demi-forts.

Les fers durs, ainsi nommés parce qu'ils résistent le plus h l'action du feu et du marteau, sont légércnieiit charges de carbone ; c’est pourquoi on les emploie de préférence h la fabrication de l’acier cémente, des cilblcs en fer, des canons de hisil et en général de toutes les pièces qui exigent une grande résislanee.

Les fers mous, plus ductiles et plus malléables que les précédents, sc travaillent aisément à froid et A chaud, ils sont spécialement em|)tn}és à la fnhrication des fers et clous pour chevaux, des jantes de rmies , des fils de fer, des essieux , rtc. ; toutes pièces exigeant de la souplesse dans le travail et une grande ténacité.

Les fers demi-forts tiennent le milieu entre les fers durs et les fers mous ; ils sont principalement rmplovés h In fabrication des pointes de Paris et du gros fil de fer.

FEBS CASSXXT X rBOID.

I Is se distingueut des fu s doux en ce que , si l'on frappe dessus avec un marteau , quand ils sont en polie a faux, ils se cassent net. Il en est chez lesquels cette défectuosité est si prononcie qu'il suffît de les laisser tomber à terre pour qu'ils se brisent en plusieurs morceaux.

Ces fers, qui sont tous phosphatés, ont la cassure cristalline à facettes blanches et brillantes, nette et sans anachements. Ils se forgent et se soudent bien à chaud, mais ils sout durs a la lime. On les emploie pour la fabrication des clous de layetier et les objets de quincaillerie , tels que cadenas , pelles , pincettes , etc.

FEUS aOlVEBXIXS.

Ils se reconnaissent à la diffîculté qu'ils présenteut nu forgeage a chaud et les gerçures dont ils se remplissent sous l'action du marteau. Ces fers, qui contiennent togjours du soufre et de l’arsenic, ont la cas.surc foncée et terne. S’ils sont nerveux, leur nerf est gros et leurs Obres sont criqnées. Il suffît de de soufre dans du fer pour le rendre insondable.

Outre les substances étrangères qui divisent les fers du commerce en trois classes , on peut y rencontrer encore cinq défauts provenant d’une mauvaise fabrication, savoir ; I» des doublures, 5" des pailhs, S" des ccudrurcs, 4" des criques, 5“ des travers.

f“ Itoublures. Les doublures sont des soudures mal faites, soit par suite des matières étrangcios intercalées, soit par suite de l'inégalité de température existant entre les pièces réunies au moment de la soudure.

Elles se manifestent par la facilité avec laquelle les pièces sc séparent en plusieurs parties sous l'Inlluence d'agents qui Impriment à ces panles des directions contraires.

Pailtes. Les pailles sont des liinments qui tiennent aux barres par un de leurs câtés; les fers pailleiix sont généralement brillants.

FER

3» Centlrures. Les ocndnires sont des points noir grisâtre qui déparent l’ousrage, omis ne nuisent pas à la qualité du métal ; elles proviennent généralement de eorlKine ou matières terreuses mélange«>s dans le fer.

4" Criques. Les criques sont des crevasses transversales sur les arêtes des barres; elles provieuneiil généralement d'un défiiut de travail sufllsant de la matière.

i» Travers. Les travers sont des crevasses snr la surface des barres.

.\vant d’acheter ou de recevoir des fers, on les soumet à certaines épreuves qui vmt [lour but d'cii déterminer la qualité. Ces épreuves varient nécessairement suivant l’emploi auquel nu les destine; néanmoins il en est on certain nombre qui s’appliquent â peu prés uniformément à tous les fers ; ce suni les suivantes :

On chauffe au rouge clair, dans une forge de maréchalcrie, la barre é essav er, puis on la plie en deux complètement et on la laisse refroidir jusqu’à la température rouge brun ; ce degré obtenu, on la replie en sens contraire et la laisse encore refroidir. Quand elle est tout à fait froide , on entaille le coude d’une quantité suffisante pour que ce qui reste ne présente pas trop de résistance, puis on plie et rviplie plusieurs fois dans les deux sens jusqu’à ce que le Joint se rompe et mette à nu la te.vture du métal.

Les essais au rouge clair et au rouge brun indiquent si le fer est ou non cassant ù chaud ; les essais à froid indiquent si le fer est dou.\.

Les fers rouverains cassent net à froid; la cisaille les brise sans les couper; ils craquent sous cet outil.

Les fers doua , au contraire , ont In cassure llbreuse cl leur qualité est d’autant meilleure que le no i est plus blanc, phis long, plus Un et plus uniforme.

Lue des bonnes épreuves â faire subir à une banc de fer, c’est d’en employer une partie à coiifcclionner un fer â cheval.

Dans l’artillerie, on éprouve les essieux en les plaçant sur deux couteaux coi-respondaut chacun a l'origine d'un des cènes extrêmes, puis on laisse tomber un mouton sur le milieu. Cela fait, on laisse tomber l’essieu lui-même sur une pièce de fonte de manière qu’il la choque par le milieu.

I.C mouton pèse 307 kilog. et tonobe de l*',30. La flèche que forme l'essieu ne doit pas dépasser à millimètres.

Dans le second cas, la ebute de l'essieu doit être do g',! l .

Pour les chemins de fer, on essaie les rails en les chargeant d’un poids de s,ooo kilog. qu’ils doivent supporter sans fléchir, sur le milieu de la distance entre deux traverses consécutives. Pour les mils de 30 à 33 kilog., la distance moyenne dt*s traverses est de l'",3<', faisant l",tî3 net de vide entre les deux supports.

$ IT. — •tatlsSluae des fer* fraaçaU.

I.C8 fers du commerce se divisent en eioq catégories distinctes, savoir : t" les fers de funtr au bois, affinés au bois et façonnés au marteau ; 3« les fers de fonte au bols, affinés au buis et façonnés au laminoir ; 3» les fers de fonte au bols , affinés â la houille et façonnés au mortcau ; 4" les fers de fonte au bois , affinés à la houille et façonnés au laminoir ; 5» les fers de fonte à la houille, affinés à la houille et façonnés au laminoir.

I® Fers lie fonte au bois, affinés au bois et faeonnés au marteau. Os fera, qui sont les nveillcuis de tous, se divisent en deux espèces, savoir : les gros fers , les fers martinés.

La première espèce comprend les bandages et les gros échantillons.

La seconde espèce comprend les petits fers jusqu’à la verge crénelée.

En voici la clossiflcation, d'après M. Eugène Flachat ■ ;

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