‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien Construction des machines a vapeur ... texte (volume 2)Chapitre 7 sur 289 · FEB · texte numérisé non relu

FEB

$ I. » léroprtétés sfénêmles.

r Etat phÿtigue. Le fer pur est solide jusqu’à des températures tellement élevées, qu'il est généralement considéré eomme infùsible. ^éslnnoins on est parvenu a le fondre en le soumettant à une températnre de 1 iO" dn pyrométre de Walgicood.

3° Couleur. Le fer pur, poil, a l’aspect de l'argent, et peut se ooafondre avec ce métal, mais 11 ne présente cette propriété qu’un instant, tant il est altérable par l’oxygene. — Impur, Il est cris UeuAtre.

n ÉTUDE DES MATÉRIAUX.

S" Odeur et utteur. Le fer potsède une odeur et une s#veur très appréciables, mala bibles; eooserwdans hi boucbe pendant quelque temps, il Unit par Irriter ies pencives.

4» Detuilti. la densité du fer pur obtenu par fusion est 7, ara»; celle des fers du conuncrce varie entre 7 ,fiO et 7,79, selon qu’ils ont été eliauffés et refroidis lentement on eorroj és.

S" Dilatation. La lon;;ueur d'une barre de fer du commerce de bonne qualité étant l, sa dilatation linéaire entre 0 et 1 00" est, d'après :

LATotsian et Laplace , fer doux fmrgé.

— fer rond passé à la filière

SuEATON , fer

Le major général Hov, prisme de fer fondu. . .

Taoi GHTos, fer tiré a la llUéi'p

Dllosg et PETtT, de 0 a 1 00"

— de 0 a 100 ”. ;

fl” Tênarité. .A efforts égaux, celui auquel le fer résiste le mieux est l’effort de traction; dans ce e.as. Il rompt sous une charge qui, suivant les éeliantillons, a été trouvée égale a :

KCIlàNTILUINS DES FFB.S.

Fer forgé

TAIe, dans le sens du laminage

Taie perpendiculairement à dilu

FU de fer non recuit, de a a 1,3 mm. de diam. . . .

FU de fer non recuit, de I mm. de diam. et au-dessous.

FU de fer recuit, de I a I, S mm. de diam

Fer corroyé au nurteau

7“ Ductilité et maitéabilité. Le fer est un des métaux les plus duetilex, mais II est peu malléable u froid. Pour la ductilité il est le premier des métaux employés dans les arts, mais II est le dernier pour la inalléabUité.

8° Étal électrique. Le fer est électro-positif avec les métaux or, platine, argent et antimoine ; Hectro-négatif avec les métaux plomb, étain et zinc.

En outre, U devient magnétique sous l’inilueiioe de certaines réactions physiques ou chimiques.

9" .Icfion chimique de l’air zec. Le fer, en contact avec l'air sec, é la température ordinaire , n'csl pas sensiblement attaqué par lui ; é la température rouge, au oontralie, il s’oxyde très rapidement et se recouvre d'écailles d'oxyde dites batlitures, ainsi nommées parce qu'elies se séparent facilement sous l'actioii du marteau.

Si, dans cet état, on ie fait tourner avec la main comme une fronde, il brûle complètement en dégageant un cercle d’étincelles.

10 " Action cAiwiique de l’air humide. Le fer, en contact avec de l'air humide, ne tarde pas à se recouvrir d’une courbe jaune d'hydrate de fer.

1 1" Action chimique de l'eau. Le fer plongé dans l'eau à la température ordinaire se recouvre lentement, comme d-dessus, d’une couche jaune d'hydrate ; mais cela n'a lieu qu'autant que l’ean est aérée ; plongé an rouge, au contraire, il déoatnpose subitement ce liquide.

1 2 " Aciion chimique dee acides. Les acides attaquent le fer de deux manières, savoir : soit en déoaca-

Kii kil. iKrcenUm. camir de Mtlioo.

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posant, sooa son Infloeoee, l'eau qu’lia oonUenoent ; soit en lui cédant un des elcmeots dont Us te composent.

L'acide sulfurique, étendu d’eau, attaque le fer de la première manière; les acides nitrique et hydrocUoriqne l'attaquent de la seconde ; en lui cédant, l’un, une partie de son oxygène, l’autre, une partie de son chlore.

IS° Action chimique des oxydes. Le fer réduit instantanément les oxydes des métaux de la tmiiiènu' section ipiand ils sont en diseolutlou dans l’eeu à l'etat de sels, tels que les oxydes de cuivre, plomli. argent, mercure, etc. U les réduit aussi à l'aide d’une température modérée; son affmlté pour l'oxy^énr est si grande que, sous l'Influence d'une température élevée, U réduit même la potasse et la soude.

1 4° Aîfindés. Après l’oxygène pour lequel il a le plus d’afUnité, le fer se combine aisément h l'aide de la chaleur, avec les corps simples non métalliques, l’hydrogène et l'azote exceptés, é moins de dispositions particulières.

IS" Combinaisons importantes. Le fer, combiné au carbone, produit de l'acier ou de \a fonte, suivant les proportions d«n« lesquelles a lieu chaque combinaison.

IG" Altiayes importants. On considère trois alliages principaux de fer qui influent spécialement sur sa qualité, savoir :

Le fer manganésié.

Le fer phosphaté.

Le fer sulfuré.

Le fer mangonésié est ductile à froid , mais cassant à diaud et difllcile à forger ; U convient pour In télé mince.

Le fer phosphaté est cassant à froid , mais se travaille bien à chaud.

Le fer sulfuré est cassant à froid et A chaud.

^ 11. — Propriétés portlcoUéreo.

1° .érft'on de la température. Le fer, soumis A la température an moins rouge, se ramollit peu A peu et acquiert une malk-abilité qui permet de loi donner, au marteau, toutes les formes que l’on désire.

Quand la température est poussée jusqu'au blanc, alors II peut se souder tal-méme, propriété qui compense l'inconvénient que présente ce métal de ne pouvoir fondre qu'A un degré difficile A atteindre.

La température, trop longtemps prolongée, rend les fers cassants. Pour le démontrer, on a pris sL\ barreaux de fer de Suède, première qualité. On en a mis trois dans un four pendant quarante-huit heures. Quand on les a retirés. Us n'avaient rien perdu de leur poids ni de leur pureté, mais quand ou les forgeait , Us se brisaient, tandis que les trois autres, non chauffés, restaient intacts et pliaient seulement.

S" Action des vibrations. Le fer soumis A des vibrations prolongées devient cassant ; on explique cela en admettant que les molécules se déplaeeut.

Quand un nunteau est vieux, U devient très cassant ; cette propriété se manifeste particulièrement quand on a tenu ce marteau chaufflé au rouge pendant phuteurs heures.

$ III. — ^oalltés diverees des far* d« eoanacrc*.

Les fèrs du commerce ne sont Jamais purs ; Us contiennent toqjours au moins : 0,001 carbone, 0 , 00 i phosphore ou 0,001 soufre sur 1 fer. Us se divisent en trois classes , savoir :

Première classe. — Fera doux.

Deuxième classe. — Fers cassant A froid.

Troisième classe. — Fers rouveralns ou cassant A chaud.

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