‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien De la machine a vapeur en general ... texteChapitre 178 sur 223 · POIDS DES BOULES · texte numérisé non relu

POIDS DES BOULES

Le poids convenable à attribuer aux boules du pendule conique dépend principalement de la nature du mécanisme employé à transmettre l’action du modérateur à la valve à gorge. Dans la pratique, on leur doune ordinairement une masse comprise entre 15 et 35 kilogrammes.

On peut remarquer, en généra), qu’entre deux modérateurs accomplissant le même nombre de révolutions par minute, celui qui est le plus éloigné de la volve à gorge, à laquelle il se relie par conséquent au moyen d’un mécanisme plus compliqué, doit avoir les boules les plus pesantes. La théorie ne peut indiquer aucune règle exacte quant à la détermination du poids convenable à attribuer à ces boules pour une circonstance donnée. Dans le fait, l’action du modérateur est, théoriquement parlant, entièrement indépendante du poids des boules ; car celles-ci accomplissent le même nombre de révolutions par minute, et tournent k la même distance de la tige centrale, quel que soit leur poids.

Le principe même d’après lequel le modérateur fonctionne suppose des variations momentanées dans la marche de la machine. En théorie, le modérateur n’a pas pour but de maintenir une vitesse uniforme, mais bien de ramener cette vitesse à l’uniformité lorsqu’elle s’en est écartée. Si, par une diminution dans la résistance à vaincre, ou par un accroissement d’énergie dû à une vaporisation plus rapide, la marche d’une machine vient à augmenter de vitesse, le modérateur, agissant aussitôt, déterminera une altération correspondante dans le degré d’ouverture de In volve à gorge. Mais, en général, cette altération étant trop prononcée, la marche en sera, par contre-coup, trop ralentie. Cette seconde erreur réagira de nouveau et en sens contraire sur le modérateur, et la marche de la machine, devenue plus rapide, déliassera les limites de vitesse convenables. H se produira donc, ainsi, des altérations successives dans le travail de la machine, jusqu’à ce que. le modérateur soit bien définitivement arrêté dans la position correspondante à la vitesse moyenne.

L’action du modérateur ne commence à se faire sentir que lors d’uu changement dans la marche, circonstance qui donne à cet instrument une certaine analogie avec le volant. Tous deux permettent aux irrégularités de se produire, et ce n’est que plus tard que leur action tend à les redresser. Aucun d’eux ne peut être considéré comme présentant un obstacle absolu aux irrégularités de marche? qu’il est appelé à faire disparaître; mais l’un et l'autre permettent d’approcher de la perfection théorique avec un degré d’exactitude très suffisant pour la pratique. U est digne de remarque que les deux procédés les plus ingénieux, qui aient encore été proposés pour remédier aux Irrégularités de la marche des machines, ne sauraient, en aucun cas, être considérés comme théoriquement parfaits.

VAAIhTBS DE UODKHATEimS.

Dans les machines servant à pomper l’eau pour l’entretien des villes, on a employé un autre appareil destiné à remplir le même usage que le modérateur à force centrifuge. Cet appareil consiste en un petit

Page 1