MAX OUSTE ES
On appelle siAXOMàrass des instruments destinés à mesurer la pression intérieure de la vapeur dans les chaudières. Ils consistent ordinairement eu un simple tube, tantôt en verre, tuntôt en fer ou en fonte, présentant la forme de la lettre U. L’une des extrémités du tube est mise en communication avec l'intérieur de la chaudière, l'autre est ouverte à l’air libre. La partie recourbée est remplie de mercure, qui se tient à égale hauteur dans les deux brandies tant qu'il n’est point pressé par la vapeur. Mois si la vapeur, à l’une des extrémités du tube, agit sur le mercure, ce métal est soulevé dans l’autre bruuche, et la hauteur à laquelle il s'arrête peut servir, au moyen d’une échelle divisée, a indiquer la pression correspondante intérieure. L'échelle étant divisée en centimètres et millimètres, chaque pressiou au-dessus d’une atmosphère, dans la chaudière, produit une élévation de ”= 38 centimètres dans la branche extérieure du tube. Il est inutile de faire remarquer qu'une ascension ce 1 eentim. dans In branche ouverte, occasionne une différence de hauteur de 3 eentim. entre les deux colonnes de mercure, et qu’ai usi la pression de la vapeur est mesurée par la différence du niveau du mercure dans les deux branches.
Lorsque le tube est en fer ou en fonte , on y ajoute un petit tube en verre , et on met dans le tube de métal un flotteur eu bois surnageant à la surface du mercure et montant avec lui dans l'intérieur du tube. Le haut de ce flotteur est garni de cire rouge, pour indiquer facilement sa marche dans le tube de verre qui surmonte le tube principal. Ce flotteur monte et descend le long de l'échelle graduée, et la dre rouge indique les variations de hauteur du mercure sous la pression de la vapeur.
Le manomètre que nous venons de décrire est dit manomètre à air libre, parce que l'une des brandies du tube recourbé qui le compose est ouverte à l'air sous la pression atmosphérique ordi-
TRAVAIL DES MACHINES
nairc. Ce manomètre ne peut évidemment servir que dans les machines à basse pression ; car, dans les machines à haute et même a moyenne pression, la tension de la vapeur s’élevant à 3, 4,6 et 6 atmosphères, la colonne de mercure à laquelle elle pourrait faire équilibre aurait jusqu’à 4 J mètres de hauteur , ce qui entraînerait des inconvénients pour le montage et la stabilité des appareils. Aussi les tensions élevées se mesurent-elles ordinairement au moyen de In compression d’un certain volume d’air renfermé dans un tube de verre. De la résulte une nouvelle espèce de manomètre, que Tou appelle Manomètre à air comprimé.
ijc manomètre à air comprimé ou à haute pression se construit de même que le manomètre à air libre. La différence consiste en ee que la branche du tube, qui ne communique point avec la vapeur, n'est pas ouverte à l'air libre, muis qu’elle est fermée et contient une certaine quantité d’air qni se comprime en raison de la pression dans la cbaudiere. L’échelle se gradue d’une manière analogue h la précédente. ],a graduation est basée sur ce principe de physique que les volumes des gaz sont en raison inverse des pressions qu’ils supportent pour une même température. (I est essentiel , pour que la division de l’échelle soit exacte dans les deux espèces de manomètres à air libre et à air comprimé, que le tulie soit calibré bien cylindriquement.
Quelquefois les manomètres sont composés d’un tube de très petit diamètre, et la partie du tube qui est Intérieure à la chaudière se termiue par une cuvette remplie de mercure. Dans ce cas, le niveau du mercure dans la cuvette demeurant à peu près constaut, comparativement à celui du mercure dans la petite branche, chaque atmosphère de pression dans la chaudière correspond à 76 centimètres de hauteur dnus la branche ouverte, et, dès lors, cette branche doit être divisée en conséquence.
Le manomètre n siphon est le plus généralement employé; il semble, en effet, mériter en tous points la préférence dont il jouit. Chaque chaudière doit être pourvue d'un manomètre, autant comme motif de sécurité, que pour donner le moy en de s’assurer que la vapeur est maintenue à un degré convenable de tension. Si la pression s’élève jusqua devenir dangereuse, k* mercure est projeté hors du tube, et la vapeur, en s’échappant, indique l’existence du danger. Dans ce cas, si la soupape de sûreté ne peut se soulever, soit parce qu’elle est dérangée, soit pour tout autre motif, le mieux est de douner une issue à la vapeur par la soupape de décharge. En arrêtant brusquement la machine , il pourrait en résulter une projection d’eau froide, provenant de la pompe alimentaire, contre les plaques brûlantes de la chaudière, si, en ce même moment, le niveau de l'eau se trou\ait plus bas, et une explosion pourrait être la conséquence d’une imprudence pareille.
Ce n’est pas seulement dans l’intérieur des chaudières que l'or» place des manomètres : on en établit également dans le condenseur afin de mesurer entre elles les élasticités relatives de l’air extérieur et de la vapeur détendue nue contient ce condenseur. C’est encore un tube de verre dont l’extrémité inférieure plonge dans une petite cuvette remplie de mercure, tandis que l’autre bout se rattache à un petit tuyau communiquant avec l’intérieur du condenseur. L’air extérieur presse sur la surface du mercure contenu dans la cuvette, et la vapeur rnréllée du condenseur sur celle du mercure contenu dans la branche intérieure ; de sorte que le mercure s’élève dans le tube à une certaine hauteur, correspondante à la différence des deux pressions. Cette hauteur est, ordinairement, de 68 £ centimètres.
Des oscillations considérables ont lieu dans les différentes hauteurs du mercure lorsque le robinet , qni établit la communication entre l’extrémité supérieure du tube en verre et le petit tuyau conduisant au condenseur, est entièrement ouvert. Il est donc indispensable de fermer en grande partie ce robinet, lorsque l’on veut prendre une observation précise du degré plus ou moins approché auquel le vide est fait. Autrement, il serait a peu près impossible de dire à quel point l’on doit considérer comme llxée la hauteur moyenne du mercure, à cause des brusques changements de nUcau de ee métal.