‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien De la machine a vapeur en general ... texteChapitre 192 sur 223 · SOUPAPES · texte numérisé non relu

SOUPAPES

Piston pour tiroir de MM. MaadsUy et comp.

U figure J33 (l) est un piston employé par MM. Maudslav pour leurs tiroirs cylindriques. En vissant ou en dévissant la vis , il est clair que l’on comprime ou que l'on détend les anneaux. Le piston doit porter une partie plane servant à remplacement de la bride.

Les pistons de MM. Scott et Sinclair consistent en un certain nombre de serments auxquels la force de détente est communiquée par des coins en V qui se trouvent presses eux-mémes par un ressort annulaire continu.

Les pistons de MM. Catrd et eomp. sont semblables à ceux de MM. Scott et Sinclair, avec cette différence que les coins sont à surface plane et que les ressorts sont divisés. On peut voir le dessin de ces pistons dans les planches qui donnent les details des steamers Civ de. Tweed, Tay et Tcviot.

Les pistons de MM. Btyte consistent eu deux anneaux excentriques superposés. Ils ne comportent ni ressorts ni garnitures.

MM. Eairbairn et comp. ont établi plusieurs de leurs pistons avec un double rang d’anneaux excentriques, enveloppant eux-mémes d’autres anneaux excentriques intérieurs. La surface interne du plus petit anneau, ou anneau central, se trouve ainsi concentrique à In surface externe du plus grand. L'espace laissé libre entre la jante de l'anneau central est rempli de garnitures d'étoupes. Cette dernière variété de piston n’est point d'un entretien commode.

Dans les pistons des machines oscillantes, il est nécessaire de prendre des précautions contre la compression accidentelle de la garniture annulaire, déterminée par le poids du piston pendant l'inclinaison du cylindre. Le moyen qu'emploient MM. Penn, pour résoudre cette difficulté, est simplement de garnir d'étoupe l'espace qui sépare l’anueau métallique du pistou. Il y aurait avantage à forcer l’anneau au moyen d’un coin en V, placé d’un cAté du piston sur la ligne des tourillons. Une clavette rigide serait préalablement disposée dans le piston, du cAté opposé, et une ouverture oblongue. pratiquée dans la garniture annulaire, servirait à l’introduction du coin. De cette façon, on préviendrait le mouvement de contorsion auquel la garniture annulaire peut être exposée au moment de sa détente. Le coin en V devrait naturellement être muni d’un tenon en son centre, afin de boucher l'ouverture du piston par laquelle s'échapperait la vapeur ; mais le tenon et ta partie en coin pourraient être établis d'une seule et même pièce de métal.

SOIPAPES.

Les diverses espèces de soupapes sout presque en aussi grand nombre que celles des pistons. L'office des soupapes est, comme l'on sait, d'ouvrir ou de fermer un passage.

fl existe deux divisions générales dans lesquelles se rangent toutes les variétés différentes. La première comprend les soupapes qui fonctionnent en se soulevant, ou soupapes proprement dites; la seconde comprend celles qui agissent en glissant, et qui portent te nom de tiroirs.

C’est à l’aide des tiroirs que s'effectue généralement l'admission de la vapeur dons les cylindres, alternativement au-dessus et au-dessous des pistons. Il n'en est pas ainsi cependant dans les machines d'épuisement, où l’on emploie ordinairement des soupapes à soulèvement ou à tige.

(I) Cette figure est à l’tchelle de ,

m VARIÉTÉS DES PARTIES DES MACHINES A VAPEUR.

l es soupapes de sûreté sont toujours a tige. Cependant on a proposé, pour remplir le même usage, un tiroir s'ouvrant sous la pression d'une colonne d'eau ou de mercure.

Les pompes ont généralement des soupapes à tige, il clapet ou à boule, et rarement des tiroirs, lin robinet n’est autre chose, en réalité, qu’un tiroir circulaire.

Le diamètre de la tige des soupapes est ordinairement égal au huitième du diamètre des soupapes elles-mêmes. Cette proportion doit être plus forte iHjor les soupapes d'un petit diamètre.

Soupapes tl« silnné.

rVouü avons résumé, pages 1 H I et suivantes, quelques recherches théoriques servant a déterminer la grandeur de l'orifice nécessaire aux soupapes de sûreté; mais, ainsi que nous l'avons fait remarquer, ces soupapes présentent dans la pratique un diamètre bien plus considérable. La proportion ordinairement adoptée est I centimètre circulaire pour \ cheval-vapeur, soit 2 J centimètres circulaires par chevalvapeur (!}.

Dans les machines pour la navigation, les soupapes de sûreté sont habituellemcul soulevées nu moyen d’un levier qui agit sur la tige de bas en haut ; les poids portent, soit en totalité, soit en purtie, sur la tige même. Quelquefois les tiges sont maintenues dans leur état vertical par des guides en fer, places sur le coffre A vapeur; mais cette disposition est défectueuse à cause du frottement des tiges dans les guides, qui peut être la conséquence d’uuc alteration dans la conformation du coffre a vapeur, quaud le iluide vient a s’y introduire. Plusieurs explosions sont dues a cette cause.

In figure 234 représente Ut soupape de sûrete d’une machine locomotive de l’espèce dite romaine.

Fie. Î34.

L’extrémité du levier porte un ressort qui résiste, avec un degré d’énergie déterminé, a l’effort de compression de haut en bas du levier par suite de la tension extérieure du fluide.

Les explosions des chaudières sont ducs quelquefois h l’adhérence de la soupape de sûreté dans son siège. De nombreux projets oui été proposés pour obvier â ce grave danger. Quelques-uns sont extrêmement ingénieux, et nous devons considérer ainsi In méthode que Ton emploie généralement pour l'alimentation des chaudières de machines fixes.

lin flotteur (ûg. 235), qui est le plus souvent en fer ou en pierre, est maintenu en équilibre au moyen d’un contrepoids, de manière à monter ou à descendre avec le niveau de l’eau. Dans sa marche, ce flotteur ouvre ou ferme une soupape placée dans un petit réservoir qui forme lu tête d’un tuyau vertical, dispose au-dessus (le la chaudière, avec laquelle il communique, et le niveau de l'eau se trouve ainsi maintenu à une hauteur conveuable. Le tube vertical est d’un diamètre suffisant pour contenir un flotteur. Ce flotteur est suspendu à une chaîne qui se rattache nu registre; et, comme l’eau est soulevée dans l’intérieur du tube â une hauteur correspondante a la tension de la vapeur, le flotteur monte ou descend lui-même suivant les changements de pression , réglant ainsi la force du courant d’eau aux

(1) En onraras aDglaiMB ; 1 pouce circulaire d’orifioc pour f i cheval* tapeur, ou bien 0,8 de pouce circulai™ pour 4 cheval-vapeur.

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