TIROIRS
besoins de la machine. Si la pression devient très considérable, l'eau est chassée hors de la chaudière par la soupape d'alimentation. Cependant, cette soupape est ordinairement trop petite pour pouvoir remplir efficacement l’office de soupape de sûreté ; mais elle avertit du moins du danger.
Dans les navires & vapeur, on a proposé d’établir, au haut de la chaudière, un tube vertical présentant une capacité suffisante pour la libre sortie de la vapeur. Ce tube descend au-dessous du niveau de l’eau, de manière & être plein d'eau dans les circonstances ordinaires. Quand la pression devient trop forte, l’eau est chassée par le tube, et se rend dans la cheminée par un tuyau de communication établi exprès.
Si la pression ne se modère pas immédiatement, toute l'eau s'échappe de la chaudière par le tube vertical , et la vapeur trouve bientôt le moyen de s'échapper die -même par le même orifice.
On adopte quelquefois, pour arriver au même but, une autre disposition qui consiste a suspendre un récipient a l’extrémité du levier de la soupape de sûreté pour recevoir l'eau qui s'écoule du tube vertical. Ce récipient, recevant un excédant de poids, force le levier à agir, et ouvre la soupape de sûreté.
Dans certains cas, on remplace la colouuo d'eau par une colonne de mercure ; mais on a reconnu que ce métal se volatilisait bientôt sons l'action de la vapeur.
Quelques constructeurs recommandent l'emploi d’un grand manomètre à vapeur, comme un excellent préservatif contre les explosions, dans le cas d'adhesion de la soupape de sûreté. Mais, pour les pressions ordinaires , nous pensons que la colonne d'ean , telle que nous venons de l'indiquer, est préférable au manomètre.
D existe trois variétés principales de tiroirs : la première a la forme d'un D allongé, la seconde d'un I) aplati, la troisième se distingue en ce qu'elle porte trois ouvertures.
La première variété, celle qui présente la forme d'un D allonge, est représentée dans les détails des machines des steamers Clyde , T wml, Tay et Téviot ; la troisième se trouve reproduite dans les planches de machines locomotives que nous avons données précédemment. On en verra cependant un nouveau dessin dans la figure 236 cl-jointe.
fie tiroir, généralement connu sous le nom de tiroir en coquille, consiste en un coffre placé sur une lumière ou ouverture centrale, et qui se meut alternativement au-dessus de deux autres ouvertures placées à droite et à gauche de celle-ci , de manière à établir, alternativement aussi , une communication entre cette ouverture centrale et chacune des deux autres. L'ouverture centrale sert de sortie a la vapeur. Le fluide s’échappe en suivant la direction indiquée sur la figure par des flèches, et, lorsque l'une des deux ouvertures latérales sert de conduit d’échappement à la vapeur, l'autre sert & sou admission.
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Fig. m.
VARIÉTÉS DES PARTIES DES MACHINES A VAPEl'R.
Ce tiroir est employé très fréquemment dnns les mncliines à haute pression , et presque dans toutes les maehines lueomotives. Il est d’une grande simplicité; et , grJce a l'avantage qu'il présente de pouvoir se soulever au-dessus de la paroi du cylindre contre laquelle il adhère, lorsque la pression daus l'Intérieur du cylindre devient plus considérable que celle qui a lieu dans la Imite du tiroir, ce tiroir permet à l’eau de s'échapper, lorsqu'il se produit des jets d'eau et de vapeur mélangées. Mais il occasionne une perte énorme de vapeur si les ouvertures et les conduits sont d'un grand diamètre; et, d’un autre cAté, si ces orifices sont étroits , il en résulte une perte cousidérakle de force provenant de la vive résistance qui a lieu alors contre le piston.
Le tiroir en forme de D allongé a toujours été eu grande faveur auprès des constructeurs ; nous n'en comprenons cependant pas suffisamment In raison. A notre avis, le tiroir en D aplati est préférable. La figure 237 représente un excellent modèle de cette espèce de tiroir; c’est celui qui est employé sur le steamer Don Juan. Quelques tiroirs en D aplati ont une seule tige pour relier les deux extrémités, d'autres en ont vieux. Le mieux est d'établir ces tiroirs avec trois tiges; c’est le meilleur moyen d'obtenir une grande solidité. Il est bon de couvrir d'une couche de line les bielles , parce que, dnns leur passage au droit des lumières , elles sont rapidement corrodées par la vapeur.
La ligure 538 représente le tiroir a piston avec ouvertures obliques. C.ctte espèce de tiroir est , sous certains rapports , préférable a celle des tiroirs en D. Elle fonctionne plus aisément , est susceptible de recevoir une garniture métallique, et ne peut être altérée, duus sa forme, par la torsion. MM. Miller et Ravenhill ont maintenant adopté ce tiroir pour leurs machines oscillantes de la plus grande dimension.
Lorsque l'on veut mettre en marche des machines très puissantes, on éprouve une grande difficulté a faire mouvoir les tiroirs , à cause de la tension de la vapeur qui presse le tiroir contre la face du cylindre. On a cherché, par différents moyens , à obvier à cet inconvénient. Dans certaines circonstances, on a employé une petite machine pour faire fonctionner les tiroirs au commencement de leur marche ; dans d'autres cas , on a cherché à maintenir les tiroirs dans une position d'équilibre naturel en contrebalançant la pression de la vapeur par une pression opposée. L’un de ces tiroirs est représenté figures 230, 240 et 241. Ce tiroir ne porte pas, comme cela a lieu ordinairement, de garniture en chanvre; il est maintenu étanche par une garniture annulaire en métal, divisée en segments qui sont pressés contre la face intérieure du couvercle de la boite à tiroir par des ressorts en spirale et par la pression même de la vapeur. L'n inconvénient pourrait être dû a cette circonstance que la surface de frottement de la
Fiu 237. — Tiroir da nttâmer Pou Juan.