‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien De la machine a vapeur en general ... texteChapitre 196 sur 223 · KG · texte numérisé non relu

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DÉTAILS RELATIFS A DIFFÉRENTES MACHINES

cartement des deux surfaces entre elles ne soit pas partout la même). Ces segmeuts devront être trempes dans l'eau chaude jusqu'à ce qu’ils soient devenus bien mous. Alors on les étendra sur des planches pour les faire sécher, et lorsqu'ils seront bien secs, on les mettra dans un bassin peu profond avec une certaine quantité d'huile de lin. Ou chauffera l'huile jusqu'à ce que le carton cesse d'émettre des bulbes d'air, mais on aura soin de ne point trop chauffer l'huile au delà de la température de l'eau bouillante, autrement elle durcirait les segments ou les brûlerait. On frottera, eulln, ces segments, sur les deux faces, avec un mastic épais confectionué avec de bon blanc d'Espagne et un peu d’huile de lin. Il faut que le blanc d'Espagne soit liieu sec, autrement il serait difficile de le mélanger avec l'huile. On doit faire observer qu’on ne peut ici remplacer le blanc d'Espagne par le blanc de ce ruse. « Autant que possible, on ne devra mettre qu'une seule épaisseur de cale; et les segments devront dépasser aussi la largeur strictement nécessaire. Ils seront préalablement percés de trous, d'un diamètre moindre que ceux des ouvertures pratiquées dans le métal. Ils devrout aussi être amincis à leurs extrémités, dans les parties ou ils portent l'un sur l'autre, afin de préseuter partout une épaisseur uniforme.

« Pour composer la garniture du piston, prend soixante tlls de caret non goudronnés et de grosseur ordinaire, et avec ces fils tresse/ une garcette ou corde aplatie, aussi serrée et aussi ferme que possible, se terminant en pointe à partir d'un demi-métro vers chaque extrémité, et assez longue pour faire le tour du piston et le recouvrir dans toute sa surface. Repliez cette garcette en la serrant autant que possible, et après l’avoir recouverte d’une plaque eu télé, battez-la avec un marteau à deux mains, jusqu'à ce que son épaisseur se trouve réduite à celle qu'elle doit avoir apres la pose. Introduisez ensuite le piston dans le cylindre et battez de nouveau la garcette en dessous à l'aide d’uu chasseur en bois et d’un maillet, et versez tout autour du suif fondu. Celu fait, garnissez l'intérieur avec de l'ctoupe blanche, présentant une couche de I \ centimètre d'épaisseur; sur cette couche placez une nouvelle garcette; sur celle-ci une nouvelle couche d’étoupe plus épaisse que la première, de façon que la garniture entière puisse offrir une épaisseur d’environ 10 centimètres, ou de 7 J centimètres seulement si la machine est de petite dimension. Faites couler des segments de cercle en plomb, d’une hauteur de 30 centimètres environ, sur 7 J centimètres de large et de 3 centimètres d épaisseur, et applique/ ces segments sur la jante du piston. Coupez-les ensuite carrément aux deux bouts et c tende z-les tout autour de la garniture en tes faisant toucher aussi hermétiquement que possible sans qu'ils soient cependant comprimés les uns contre les autres. On vissera alors les ressorts qui doivent presser contre ces segments. Ces ressorts seront établi» par dessous, et vers l’extrémité In plus voisine de la tige du piston. A la place qu'ils devront occuper, on percera dans la fonte une petite mortaise dans laquelle ils viendront se loger.

« Avant l’introduction du piston dans !o cylindre, les ouvertures ménagées devront être complètement remplies avec des chevilles eu bois de sapin disposées en forme de rayons. La garniture du piston doit offrir une certaine rigidité, mais non point une trop grande dureté, autrement elle donnerait lieu a un frottement tellement considérable qu'il pourrait entraver la marche naturelle de lu machine. On doit le graisser abondamment avec du suif, surtout les premiers jours ; à mesure que la marche devient plus douce ou diminue la quantité de suif employée.

• Tous les joints terminés, et les soupapes régulatrices une fois établies dans leurs sièges, avec leurs couvercles vissés, mais sans qu’il y ait encore de l'eau dans le condenseur, procédez à l'admission de la vapeur, et quand le cylindre et la boite a vapeur seront complètement échauffés, serrez tou» les écrou*, et calfeutrez de carton ou d’étoupe tous les joints qui eu ont besoin, ce que vous ferez au moyeu d’un ciseau a calfeutrer, jusqu'à ce que vous reconnaissiez que toutes les parties de 1a machine sont parfaitement étanches. Alors, vous verserez de l'eau dans la pompe a eau chaude, jusqu'à une hauteur d’environ uu mètre, vous ferez jouer les soupapes d’injection et de décharge, ainsi que celles qui

MACHINE HYDRAULIQUE

■ sont pincées sur le couvercle de In pompe à nlr. Enfin, vous laisserez entrer la vapeur dnns le rondeu-

• seur, ce qui vous fera reconnaître les défauts ou les fuites qui pourraient exister.

• Vissez ensuite le manomètre à vapeur sur la boite à vapeur, près du tu>nu et derrière la place

qu'occupe le mécanicien ; dans ce manomètre, vous verserez du mercure de manière a remplir In moitié

• de la branche ouverte. Vous y placerez un flotteur, large dans le fond, mais d'un faible diamètre dans « l'intérieur du tube, et vous couperez ce flotteur, ou index, tout près de l'extrémité du tube ouvert.

• Vous y attacherez une échelle, en observant que chaque demi-centimètre d'élévation du flotteur, pro-

• venant d'une augmentation égale dans la tension de la vapeur, correspond à une différence de hnu-

• teur d'un centimètre dnns la colonne de mercure, ultendu que la surface s'est affaissée dons une des

• branches exactement de la même quantité dont elle S'est relevée dans l'autre.

• Dans le tuyau de décharge, à 30 centimètres au dessous de l'embouchure de la soupape de dé-

• charité, et sur la paroi opposée de ce tuyau, soudez un petit robinet en cuivre pour établir une com-

■ munioation avec le tube du baromètre. l’Iacez le baromètre dans l’ouverture de la porte qui conduit < au condenseur, sur le côté le plus rapproché de la tige a taquets, de manière a ce que le mécanicien

• puisse le voir, quand il est à sa place. Etablissez la communication entre ce baromètre et le tube de

■ euiv re, en versant de la cire fondue dans le haut du godet en cuivre ; remplissez de mercure la petite

• branche du baromètre, jusqu'à 1 1 ou I S centimètres de vide dans le haut, et placez dans cette bran-

■ die un petit flotteur assez long pour atteindre In partie supérieure du châssis.

• Remplissez le réservoir de l'eau de condensation, fermez le régulateur d’en Iras, et, sans qu’il existe

■ aucune vapeur dans le cylindre, soit qu'elle u'ait point encore été admise, soit que toute communi-

• cation avec la chaudière ait été interceptée, enlevez le chapeau ou couvercle du régulateur de dè-

■ charge, fermez ce régulateur, et faites jouer la pompe à air au moyen du frein. Si v mis vous apercevez que l'air pénètre par le régulateur, versez-y une certaine quantité d’eau , et continuez à pomper jusqu’à ce que le baromètre se soit élevé à un point correspondant a une dépression du flotteur de 7o

» centimètres à peu près. Cessez alors de pomper, et observez si le vide partiel qui s'est produit sr

- maintient convenablement et n'est point trop rapidement détroit. S’il n'en est pas ainsi, recherchez les fuites qui doivent exister eu quelque endroit du tuyau de décharge, et que vous reconnaîtrez au bruit

- qu'elles produiront à l'approche de In main mouillée. Observez aussi si le jeu de In pompe ne fait pus remuer le condenseur, et, dans ce cas, assujettissez le plus solidement.

• Ijorsque vous aurez réparé ces fuites, vous pourrez éprouver l’impermeabililé du cylindre en arrêtant le balancier, de maniéré a ce que le piston ne puisse pas descendre. Otez alors le couvercle du

• cylindre, ouvrez le régulateur de décharge, et fermez lo régulateur de la vapeur. Aussitôt que vous « commencerez à |vompcr, vous vous apercevrez si le piston est bien etanebe. Dans le cas contraire, il

faudra battre légèrement la garniture. Si vous jetez ensuite une certaine quantité d’eau sur le piston

• et sur lo régulateur a vapeur, vous pourrez être certain que tout l’air qui entrera encore ne pourra

- provenir que de fuites. Vous rechercherez alors en quel endroit elles existent et voua les etancherez

■ soit au moyeu de vis, soit en les calfeutrant d'etoupes.

On doit remarquer, toutefois, que ce n'est qu'après quelques jours de service qu on peut attendre

• du piston une imperméabilité absolue, et qui se concilie en même temps avec une marche aisée de

■ la machine, ce qui ne peut avoir lieu lorsque la garniture est rendue tout d'abord trop serrée.

• Lorsque vous n’apercevrez plus de fuites, du genre de celles que nous venons de signaler, vous

• laisserez entrer la vapeur et vous recommencerez vos recherches comme auparavant.

• Apres que la machine a clé mise en marche, et qu’elle a fonctionné pendant quelques heures, on

• doit serrer avec force tous les écrous. Ou répète, par la suite, cette opération, toutes les fois qu'on

■ aperçoit du Jeu dans le serrage. Il faut aussi remplir les Joints et les calfeutrer, lorsque cela devient

■ nécessaire.

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DÉTAILS RELATIFS A DIFFERENTES MACHINES

Watt donne ensuite quelques recommandations relatives au travail de la machine.

« l’our mettre la machine en marche, élever, la tension de la vapeur Jusqu'à 76 millimétrés de l’é-

■ ctiellc du manomètre. Quand le cylindre extérieur sera complètement échauffé, et que le fluide sortira

• librement par l'ouverture de la petite soupape placée nu fond du syphon du tuyau de trop plein,

• lequel laisse échapper l'eau condensée provenant du fond du cylindre externe, ouvrer tous les régula-

• tours ; la vapeur chassera alors avec force l’air ou l'eau contenue dans le tuyau de décharge, par la « soupape de décharge. In vapeur, cependant, ne pourra pas immédiatement remplir le cylindre, si le

- cylindre est lld-jnéme plein d’air. Pour le chasser, après que vous aurez fait souffler par la vapeur

■ la machine pendant quelques minutes, fermer le régulateur à vapeur. L'eau froide du réservoir con-

• denscru nécessairement une partie de la vapeur contenue dans le tuyau de décharge, et la place' de cette vapeur coiidcuséc sera occupée par une certaine quantité d’air provenant du cylindre.

» Cela fait, ouvrer le régulateur à vapeur et chasser de nouveau oct air. Répéter cette operation

- jusqu’il ce que vous Jugiez, que le cylindre est complètement débarrassé de l'air qu'il contenait. Quand

• il en sera ainsi, vous fermerez tous les régulateurs, et vous regarderez si le baromètre indique qu'il

- existe du vide dans le tuyau de décharge. Quand le baromètre indicateur aura baissé de 76 millime- « très, vous ouvrirez légèrement le tuyau d’injection, pour le refermer aussitôt. Si cette opération produit un v ide considérable, ouvrer d’une petite quantité le régulateur de déchargé, ainsi qur le tuyau

• d’injection. Si lu machine ne commence pas à marcher, ou doit y injecter de la vapeur de nouveau ; < et la même opération sera répétée Jusqu’u ce qu’elle se mette en marche.

- On doit donuer la plus stricte attention à ce que l’entretien de la chaudière ait lieu d’une manière régulière, c’est-à-dire à ce qu’ou ne laisse point ce générateur s’endommager ou manquer d’eau.

- Quand il y a trop d’eau dans la chaudière, b machine ne travaille pas régulièrement, et quand il n’y

• en a pas assez, les parois de la chaudière sont bientôt corrodées par la flamme qui (tasse dans les cnr-

• ueaux. S’il arrive que, par un accident quelconque, le niveau de l’eau vienne à s’abaisser par trop. » l'alimentation doit. être rendue plus active, mais de manière a rétablir le niveau graduellement. En

- laissant, en effet, arriver l'eau en grande quantité à la fois, vous suspendriez la formation de la vu-

■ peur, et arrêteriez la machine.

- Quand la machine fonctionne, l'élasticité de la v apeur doit être assez considérable pour faire monter

• l’indicateur du manomèlre à une hauteur d’au moins 1 J centimètre. Autrement l’air entrerait par

- les joints de la chaudière et détruirait le vide, ce qui donnerait lieu à une réparation assez difll- « elle. Si donc on s’aperçoit que le manomèlre donne une indication trop basse, il faut arrêter la ma-

• chine jusqu’à ce qu’il ludique une tension suffisante. Avec un peu d'attention, uu déterminera bientôt

• l’ouverture convenable à donner nu robinet d'aliqientation pour la vitesse de marche qu’on voudra

• obtenir.

• La houille qui sert à l'entretien du feu doit toujours avoir été mouillée avant d’être employée. Ou « prévient ainsi l’enlèvement du combustible dans l’intérieur des carneaux, lequel pourrait être déter- « miné par le tirage de In cheminée.

• Le feu doit être maintenu à une épaisseur égale. U ne doit point contenir d’espaces libres, qui sont

• très désavantageux. Aussitôt qu’il s'en présente, il faut les remplir de combustible. Quand le feu

• est couvert et manque d'air, ce qui est une conséquence de l'agglutinemeut de certains morceaux de

■ houille sur les barreaux de la grille, ou euléve ces parties avec le tisonnier; mais il faut avoir soin,

- dans cette opération, de ne déranger le feu que le moins possible. Il faut surtout veiller à ce qu’au-

- cuu morceau de bouille ou de coke ne puisse tomber hors du foyer avant d'avotr été complètement

- consume. Il arrive très souvent qu’on perd ainsi, faute de solo, jusqu'au quart du combustible em- « ployé.

• Quand le feu vient d’être allumé, il faut soulever uu peu le registre, alln de permettre à la fumée

MACHIN K HYDRAULIQUE. 4*9

de s'échapper librement. Mais, aussitôt que la fumée a disparu, le registre doit être redescendu à sa pince.

• La porte qui donne accès à l'air, dans la cheminée, doit toujours être ouverte, plus ou moins ; cette disposition prévient l'aspiration de la flamme dans la cheminée, et augmente considérablement l’effet utile du combustible.

• Tous les mois, la chaudière et les carneaux demandent à être nettoyés. Cette opération doit même être effectuée plus souvent si l'eau dont on se sert est de nature à déterminer des incrustations dans la chaudière. Tous les soirs, on doit enlever les cendres, faire balayer la chambre et passer l'in— spection de toutes les parties de la machine, afin de s'assurer si rien n’a été dérangé, ou si les articulations manquent d'huile. On doit donner une attention toute particulière aux boulons et aux clavettes de lu grande chape et de la tige du piston, afin qu’aucune de ces pièces 11e vienne a éprouver du jeu.

- Une machine, quand elle est dans de bonnes conditions, doit pouvoir, suivant les circonstances, travailler avec assez de lenteur pour ne donner qu’un coup en dix minutes, et avec assez d'activité |)our accomplir dix coups en une minute. Si res deux conditions ne sont point remplies, il existe dans la machine quelque défaut auquel il faut porter remède.

- L’eau chaude, à sa sortie, doit être à une température de 35 à 36 degrés centigrades, c'est-à-dire à la température habituelle du sang, la machine étant supposée d’un excellent service. Dans aucune circonstance, cette température ne doit dépasser 4.1 degrés, à moins que l'eau froide d'injection ne soit cllc-mémc d'une température supérieure à 32 degrés, et dans ee cas le vide ne peut être obtenu que d'une manière imparfaite.

• Voici comment il faut préparer le mastic qui sert À réparer les joints. Ou prend du blanc d'Espagne, ou de lu craie en poudre fine, que l'on fait sécher sur une plaque de tôle, ou dans une cuiller, jusqu'à ce que toute l’humidité ait disparu. Ou mêle ensuite cette substance avec de l’huile de lin eruc, et on remue avec force pour rendre le tout homogène, en ajoutant soit de l'huile, soit du blanc d'Espagne, jusqu’à ce que le mélange présente la consistance d'une pète épaisse et sans grumeaux.

• Dans certaines circonstances, où le mastic a besoin d’étre desséché et très dur, on doit sc servir d'huile siccative telle que l’emploient les peintres. Cette huile s'obtient en faisant bouillir de l’huile ordinaire avec nue petite quantité de litharge.

• Quand, au contraire, le mastic doit se conserver constamment mou, il faut mélanger ensemble du beurre ou de l'huile d'olive ordinaire avec de l'huile de lin, dans la proportion de on kilogrammes environ de la prcmlrre substance pour un kilogramme ou un litre de la seconde. Cette espèce de mastic est principalement employée nu calfeutrement des joints du tuyau de décharge, au dessus de l'eau. On remarquera que la cérusc ne peut Ici remplacer le blanc d'Espagne.

• Il ne faut laisser séjourner aucun linge mouillé sur le cylindre, sur la chaudière, ou sur les tuyaux à vapeur. Toutes les parties qui contiennent de la vapeur doivent être, autant que possible, préserv ées de l’iuflueuce de l’air froid ou de l’eau.

« La meilleure graisse à employer par le piston et le stu ffinrj-Oox du cylindre est du suif fondu, et de l'huile d’olive ordinaire pour les boutons des chapes, tourillons, etc. Cette huile, dons certains cas. est rendue plus épaisse au moyeu de suif ou de beurre qu’on y fuit fondre par la chaleur. On ne doit jamais se servir d'huile de Un pour le graissage, parce qu elle sèche et détermine une augmentation de frottement. La graisse de pore, ou l'huile de poisson, appliquée en une place quelconque du cylindre, devient épaisse comme l’huile de lin. Lorsque l'huile ou la graisse qui se trouve sur les grandes chapes, ou sur toute autre partie à articulations, dev ient grumeleuse ou trop épaisse, il faut avoir soin de la gratter préalablement A toute application de graisse neuve.

• On a Introduit, dernièrement, un perfectionnement dans la méthode employée pour recouvrir les parties supérieures des chaudières. La maçounerie étant élevée jusqu'à une hauteur de 33 centimè-

Pren Uin Secliom. 64

DÉTAILS RELATIFS A 1>1 1 I KUKNTKS MACHINES

« 1res an dessus (les rameaux, ainsi qu'on le tait habituellement, une courbe de dente de cheval ou de « bouse de vache, d’une épaisseur de 7 ' centimètres, et bien battue, est appliquée sur le haut de la « chaudière. Par dessus cette couche, on en établit une autre en bon mortier de chaux' et épaisse d’en-

• viron 2 5 centimètres, sur laquelle on maçonne un double cours de briques posées u plat. (In continue « ainsi jusqu'à ce que le haut de la chaudière soit entièrement recouvert, en ayant soin de laisser une » ouverture pour le trou d'homme. Imrsque l'opération est bien faite, clic a pour résultat de rendre la « partie supérieure de la chaudière parfaitement étanche, tout en la préservant du froid et de In pluie,

« ce qui peut dispenser d'une chambre pour louer le géuérateur. Le mortier qu'on emploie doit être

• hydraulique. ■

Walt termine par quelques observations qui complètent les instructions précédentes, et qu’il présente ainsi :

s Au Heu d’employer, pour la confection des joints, l’huile siccative â l'usage des peintres, on peut se

- se serv ir de bonne huile de lin non bouillie. On place cette Imite dans un pot de fer, qu'on met sur

- uu feu doux, en dehors, si l'on veut, de l'appartement, mais à l'abri de la plaie. On surveille lu « chauffe, car l’huile est sujette a s'en aller en bouillant. Lorsque l'eliullition a lieu , on modère le

- feu, mais l’on continue de chauffer jusqu'à ce qu’en versant quelques gouttes du liquide sur une « pierre froide ou sur une plaque de fonte, il présente In consistance d’un goudron épais ou de mé- ■ lasse. Los feuilles de carton, qui servent pour les joluts, doivent être trempées dans cette huile » bouillante. On )>cut aussi imhihcr ces feuilles avec un pinceau, en les étendant ensuite sur un endroit « chaud, pour leur faire ponqicr l'huile. L’huile de lin, ainsi préparée, sert également à la confection « du mastic.

• L'étoupe qui sert au calfeutrement des joints doit être soigneusement enduite de cette huile, eon- » rentrée par l'ebullition, dont la préparation vient d'être indiquée. Lorsque la paroi inferieure du

- tuyau, qui part du foud intérieur de la chaudière, ne s'applique pas bien exactement couler le rebord inférieur de l'ouverture, pratiquée pour son passage, dans le fond externe du générateur, c’cst-à-

- dire, quand l'espace, laissé libre en cet endroit pour le carton on le calfeutrement, n plus de fi A 7

- millimétrés de large, on fait marteler un morceau de fer, de 3 centimètres d'épaisseur, jusqu'à ce

- qu'il n'ait pins que l'épaisseur voulue pour remplir cet espace qu’il rend ainsi imperméable avec

• l'aide dé deux feuilles de carton placées l’une au dessus, l'autre en dessous. On ne peut, en pareille « circonstance, employer du plomb, A cause des grandes différences de dilatation qu’il présente.

■< Quelques personnes se servent de fil tressé pour remplir les joints du couvercle du eylindçe. Cette

• application est mauvaise; car, bien qu'en apparence un (Il tresse puisse rendre un joint étanche,

- l'expérience a prouvé qu'il n’en est pas ainsi, en réalité. Lorsque, par exemple, le régulateur du liant « vient a fonctionner, il se produit un vide partiel dans lu partie supérieure du cylindre; le fil, alors, « laisse entrer l'air extérieur, d'une manière imperceptible et sans qu'aucun bruit vienne vous avertir,

• Bientôt eet air passe dans le condenseur, et souvent, pour des personnes peu habituées, la présence

• de ce fluide est attribuée à quelque fuite inconnue. Nous recommandons, par conséquent, de ne faire

- ces joints qu'avec du carton cl du mastic, et de veiller avec uuc atteutiou scrupuleuse à ce que le » slnf/ing-box soit toujours bien étanche, toutes les Lis qu'on fait jouer le régulateur du haut de In

- chaudière . »

Dans les machines du Cornouailles, une grande économie a été réalisée, ainsi que nous l'avons dit, pour la consommation du combustible depuis les perfectionnements de Watt. Cette amélioration a été due, principalement, à l’application, sur une grande échelle, du principe de l'expansion, line muchlnc de M. Taylor, établie en 1840, nux Minet réunies ll'nital Mines), avec uu cylindre de 2.1fl mètres, accomplit, en 1842, un travail moyen équivalant à 34 millions de kilogrammes élevés à la hauteur de l inetre, avec une consommation de too kilogrammes de combustible. La pression de la vapeur,

MACHINE HYDRAULIQUE

dans cette machine, est d'environ 3 kilogrammes par centimètre carré, et son admission est interceptée à un dixième ou à un douzième du coup*

Afin de diminuer les chances de rupture , pour des machines travaillant à cette haute pression , M. Sinis, de Hedrtith, a imagine un système de machine a double cylindre, d’une disposition infiniment plus simple que tout ce qui a encore etc fait jusqu’ici. Le petit cylindre est placé sur le couvercle d'un autre cylindre plus large, et la même tige de piston les traverse tous deux. Le même nombre tic soupape que dans les machines hydrauliques ordinaires est également suffisant dans le système de M. Sim s.

Les machines du Gornounflles sont toujours munies d’une chemise u vapeur, mais le tluide, dans sou passade au cylindre, ne traverse pas cette chemise. La chemise est entretenue de vapeur, au moyen d’une bronche communiquant au tuyau de vapeur, et présentant, dans les machines à grandes dimensions, un diamètre d'environ i décimètre. La nature du revêtement dans le cylindre varie beaucoup; généralement on enferme le cylindre daus un mur en briques, en laissant au-dessous un espace libre pour permettre d*enduire le inur et de le revêtir de bois. On laisse ordinairement creux le couvercle et le fond du cy lindre, et on les remplit de vapeur. Il faut alors les recouvrir avec soin de substances non conductrices.

Le balancier de la machine consiste ordinairement en deux jumelles de fonte, iHndoiinées l'unt* à l autre, et armées de crochets d'arrêt ou oreilles en saillie qui sont destinés a porter contre les solives «lu bsîti, si le piston a une trop g ramie tendance à frapper contre le fond du cylindre. Au balancier est suspendue la tige à taquets, qui sert A faire jouer les soupapes, au moyen d'un arrangement semblable A celui qui est représenté figure 2-14, et qui diffère, en quelques points, de la forme adoptée pour les machines «lu Cornouailles.

Les soupapes de la machine du Cornouailles établie par M. Ilosking au \\ auxludl, et qui fait l’objet d’une de nos planches, Sont représentées sur une plus grande échelle dans les figures 245, 2 4 U et 247 Les soupapes sont de l’espece de celles dites à équilibre. Dans les figures 245 et 246, la soupape de gauche est la soupape régulatrice qui sert à régler l'entrée de la vapeur dans le cylindre ; celle du milieu est la soupape à \apeur, et celle de droite, la soupape à équilibre. La figure 247 représente la soupape de décharge, laquelle, ainsi qu'on le remarquera, est plus grande que les autres, afin de présenter une libre sortie a la vapeur qui se rend dons le condenseur. La dimension généralement adopter, j tour les soupapes à vapeur des machines rotatives munies de soupapes à tige, est de 5 centimètre', carrés environ par cheval-vapeur; celle des soupapes de décharge est ordinairement de « centimètre* carrés pour la même force.

La pompe à piston plongeur est celle universellement adoptée aux mines du Cornouailles. Elle est, en effet, bien préférable à la pompe aspirante, d’autant plus qu'elle peut recevoir une garniture nouvelle, ou que, du moins, sa garniture peut être rendue ctanche, avec bien plus de facilite qu’un ne saurait le faire pour la pompe aspirante, tout en ne présentant qu'uu frottement comparativement moius considérable. L'arbre, au moyen de tiges qui s’y rattachent, fait monter l’eau par couches successives, lesquelles, se déversant chacuue dans la couche immédiatement supérieure, sont soulevées par la pompe qui leur correspond, et atteignent ainsi la surface du sol. La pompe à piston plongeur est employée au soulèvement de ces différentes couches d’eau, si ce n’est pour la dernière couche, celle qui est la plus basse, où l’on se sert de la pompe aspirante. Ce changement a pour but de prévenir un inconvénient grave, qui pourrait être la conséquence soit d’un dérangement dans la machine, soit de toute autre cause, et qui consisterait dans un soulèvement de l’eau dans la mine à une telle hauteur, qu elle rendrait inaccessibles les soupapes et le cylindre d’une pompe foulante qu’on y mettrait en jeu. II faut ajouter également, à ce premier motif, la plus grande facilité, que présente la pompe aspirante, à l’épuisement de l’eau à mesure que la profondeur de la mine est plus grande.

DETAILS RELATIFS A DIFFÉRENTES MACHINES

Iji pompe à piston plongeur a été inventée, il y a environ deux cents ans, par sir Samuel Morland ; c'est a Murdoek que l'on doit sa première application à In machine du Cornouailles. Elle évite la nécessité d'un contrepoids considérable, indispensable autrement. La force de la machine, en effet, rat employée A soulever les tiges îles )ximpes, et l'eau est chassée par le poids inéme de ces tiges dans leur descente. Cependant , il existe, dans quelques machines , des pom|>cs dont les tiges sont tellement pesantes, que la machine seule ne peut suffire à les soulever, et qu’une purlic de leur poids doit être reportée sur un levier ou sur plusieurs, munis de contrepoids placés soit à la surface, soit dans une excavation convenable de la raine.

La tige de pompe principale, dans la mnebine de Dnvy, aux Mines consolidées ( Consolidated Mines), a plus d'un demi-kilomètre de long , et pèse environ 90,000 kilogrammes. Les aulres tiges pèsent 40,000 kilogrammes, ce qui fait un poids total de I.A6,ooo kilogrammes, parmi lesquels su,ooo seulement servent à contrebalancer le poids de l’eau dans la pompe , la plus grande partie, c'est-à-dire *J7,ooo kilogrammes, étant soulevée par de lourds leviers, ou, comme on les appelle, au moyen de balance* à lentilles. La tige principale est ordinairement composée de lames en bois de Memelj elle est maintenue et guidée de place en place par des clulssis convenablement disposés.

Appareil S soupapes des machines hydrauliques de Cbetsea. — Msudelay.

MACHINE HYDRAULIQUE

Il nous semble naturel de penser que ces lourdes machines, qui, certes, sentent l'origine des progrès de la vapeur, feront place tôt ou tard à des machines fonctionnant par la pression atmosphérique, et ne

Kl O. 215» — Boite supérieure de* soupapes <!o la machine d’cpuiieoeoi tle Hoaking, aux établi** cnient* hydrauliques lu )V«uahaU.

Ptan du drsiu*.

Fio. 246. — Boite supérieure Ho la même machine. Coupe longitudinal*.

présentant point la complication (le ces gigantesques tiges de pompes.

Nous avons déjà fait connaître, dans nos remarqués relatives aux chaudières, les principaux résultats que nous offrent les machines du Cornouailles, sous le rapport de l'économie du combustible. Nous ne reviendrons pas sur eette question , mais uous donnerons , dans te tableau suivant , les résultats fournis par M. Enys, pour le travail de quelquesunes des principales machines du Cornouaille*.

Fio. 247- — Soupape de décharge *1* la machine H'èpuiv ment de lloekiug, aux établissements hydrauliques du WarahaM.

Odu/m rrfica/f.

O / #»«Wrté

ÉcMU dt Jj pour Ut fi jurti 244 , 245 , 216 *‘t 247.

DÉTAILS RELATIFS A DIFFÉRENTES MACHINES

MACHINES A BOIATIO.V

Nous avons déjà exprimé notre opinion à l‘é"ard des machines a rotation avec balancier. Nous pensons qu'elles sont destinées à être un jour remplacées soit par les machines oscillantes, soit par toute autre espèce de machines à action directe. Cependant, comme tout le monde n’est pas de notre avis, et que ce changement, d'ailleurs, n’est pas encore accompli, nous croyons nécessaire de donner les détails principaux d'une machiuc à rotation. Cette machine, qui est représentée en élévation ligure 248, a etc construite par MM. Caird et comp.

Les ligures 249 et 250 représentent, sur une plus grande échelle, le bulancier, * ui est eu foute; le* liiiures 251 et 252 en sont des coupes puissant, l’une par le centre, l'autre pur la ligne CD.

Fia. 249 et 250. — Balancier.

Plan tl r'Uritlio#.

Les dimensions de ce balancier sont conformes, à peu de chose prés, à celles que nous avons données dans les labiés de dimensions. La largeur, au centre, est ordinairement égalé an diamètre du cylindre, ou a pen prés, et celle des extrémités au tiers de oelle-ct. La longueur est, en général, égale à trois fois la

MACHINE HYDRAULIQUE. 497

longueur de course et l’épaisseur à qj. de la longueur. C’est là, du moins, l'épaisseur moyenne, car les arêtes ont ordinairement une fois et demie l’épaisseur du corps même du balancier.

La figure 233 est le grand axe d'oscillation en fonte du balancier ; la figure 254 est l'axe, également X] — r"1 "p-a —

en fonte, sur les tourillons duquel s'attache la grande xi — _______ r

chape, et la figure 255, l’axe qui porte la bielle, en Fw ^

même métal que le précédent. I.cs figures 256 et 257

représentent les deux autres axes, en fer forgé, dont n — j — - 1 — n . .

l’un sert aux pompes à air, et l'autre aux pompes à — 1 — *

eau chaude et à eau froide. Fin. 254, F10. 255.

Le diamètre des axes extrêmes du balancier est

ordinairement égal à 2 du diamètre dn cylindre, ~ m —

lorsque ces axes sont en fonte. Ce diamètre n'est plus ^ que le dixième de celui du cylindre quand les axes

sont en fer. Mais la première de ces proportions est préférable, en ce que l'usure des coussinets en devient moins rapide. Généralement, on fait les axes trop faibles, parce qu’on les établit uniquement en

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£< helU At f, [ai* tr Itt figurti 248 à 237.

vue de l’effort auquel ils doivent résister, sans se préoccuper de l'usure à laquelle ils sont exposés. Les figures 258 et 259 (I) représentent la traverse de la lige du piston Cette tige passes travers la

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