‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien De la machine a vapeur en general ... texteChapitre 204 sur 223 · MACHINES LOCOMOTIVES. — BOITE A FEU · texte numérisé non relu

MACHINES LOCOMOTIVES. — BOITE A FEU

joint; et, dans ce cas , l'action de la vapeur a bientôt pourri ces substances sans consistance, ce qui amène des fuites et rend les réparations indispensables.

Les petits dômes qui ressemblent A ceux des machines du chemin de fer de grande jonction, lesquels sont des vaisseaux cylindriques ayant un diamètre de S décimètres et une hauteur de 6, avec un couronnement hémisphérique, sont généralement formés de plaques de tôle, de 9 j millimètres environ d'épaisseur, à joints soudés, et ayant leur rebord inférieur tourné en dehors d'une seule et même pièce. Dans certains cas, on a construit des dômes pareils, quant à la forme, à ceux-ci, mais en fonte et avec une épaisseur de 19 millimètres. Ou a reconnu qu’ils offraient des désavantages à cause de la pesanteur de leur partie supérieure. Ils ne pouvaient, d’ailleurs, être considérés eomme complètement exempts d'explosion.

Le sifflet à vapeur est ordinairement placé sur le dôme de la boite à feu, à portée du mécanicien. Il consiste en un robinet (fig. 333} ouvrant, par quatre ouvertures latérales, dans l'intérieur d'une chambre annulaire. C’est de cette chambre que la vapeur s'échappe, en traversant une ouverture d’environ £ de millimètre de largeur, et en frappant, dans sa sortie, contre le bord d’un timbre fixé par une lige au robinet, ce qui détermine le bruit ou sifflement.

Le rebord de ce timbre doit avoir une épaisseur d'environ ■fi de milUmètre, et être placé exactement au droit de l’ouverture, afin que le jet de vapeur frappe directement contre lui. Le métal est de la même composition que celui qui sert aux timbres Fio. 333. — Sifflet » «peur,

des horloges.

Quelquefois on fait les joints du sifflet en versant du plomb fondu entre ses bords et la plaque du dôme ; mais il vaut mieux établir les surfaces avec assez de précision l’une sur l’autre, pour qu’elles soient étanches, avec la seule assistance d’une épaisseur de chanvre fin recouverte d’une couche de minium ou de ciment; on a reconnu, en effet, que le plomb était bientôt ruiné an contact de la vapeur à une liante pression, ce qui nécessitait des réparations continuelles. Cette remarque s’applique également aux autres joints qui s’adaptent à la roque de la chaudière, tels que ceux du manomètre, des robinets de décharge et des tuyaux d’alimentation.

Afin d’ntlliser la vapeur qui se dégage pendant que la machine est stationnaire, un tube est fixé à In chaudière et amène au tender la vapeur qui se développe durant ces moments. LS le fluide chauffe l’eau qui le condense. Cette méthode, pour utiliser la vapeur, est avantageuse daiqi la descente des rampes. Il se forme alors, en effet, plus de vapeur que le service de la machine n’en réclame.

On fixe ordinairement an fond de la boite A feu un robinet destiné A vider la chaudière. Ce robinet ne doit pas être placé sur la face extrême de la boite à feu, parce que l'eau sale qui s'écoule du générateur serait projetée sur le rhAssis qu elle pourrait endommager a cause du sable qui s'introduit dans les coussinets.

Huile à /en.

L'usage des boites a feu en fer a reçu une grande extension de M. Bury et d'autres mécaniciens. On a reconnu, en effet, que quand les plaques en tôle, dont elles sont formées, présentent une contexture bien homogène, et quelles sont assez bien choisies pour que l’action de la chaleur soit tout A fait impuissante A les effeuiller ou A les faire fendre, ces boites ont fourni un excellent service, et que, non seule- Prtmiirt Section. 7 1

DÉTAILS RELATIFS A DIFFÉRENTES MACHINES

ment elles ont présenté sur les boites en cuivre une grande économie d’acquisition première, mais qu’en outre, elles ont duré deux fois plus longtemps sans nécessiter nucune espèce de réparation.

Ainsi, quand les matériaux seront choisis avec soin, on trouvera une économie réelle à se servir de boites à feu en fer, si toutefois les circonstances où Ton est placé permettent de n’employer que de l’eau pure. La durée des boites à feu en cuivre ordinaires dépend, en grande partie, de In contexture première du cuivre. Il doit être A gros grains et brut phitêt que riche et doux, il doit être surtout exempt de toute espèce de défaut provenant de la structure ou du laminoir.

On a trouvé de grands avantages A augmenter la capacité de la boite à feu, surtout dans le sens de la hauteur. Cette hauteur, en effet, doit être assez grande pour que tout le coke que réclame le chauffage puisse être contenu dans la boite, à un niveau inférieur à celui de l'embouchure dc> derniers rangs de tubes. Faute de cette précaution , il peut arriver que des petits morceaux de coke pénètrent dans les tubes et les engorgent, ce qui tendrait à diminuer le tirage et à nuire, par conséquent, au travail de la machine.

La boite A feu étant, par elle-même, une. surface de chauffe d’une grande efficacité, et faire superficielle de la grille offrant d’autant plus de liberté au tirage quelle présente plus d’étendue, on est conduit ù se demander si une grande botte à feu de forme carrée n'est point, sous tous les rapports, préférable A une boite de forme ronde, qui est nécessairement plus petite, a l’exception, toutefois, des cas où l’on emploie des manomètres de 2,13 mètres, et dans lesquels ecs dernières boites présentent des avantages bien marqués.

Les bottes à feu carrées sont ordinairement en fer ; le métal présente une épaisseur uniforme de fl A 13 millimètres dans tout le pourtour, si ce n’est pour In plaque des tubes qui varie de 16 a 19 millimètres. Mais l’expérience a prouvé qu’il y avait un grand avantage A donner à lu plaque des tubes une épaisseur de 22 millimètres, parce que la grande fort1? qui en résulte empêche toute compression dans les parties qui se trouvent entre les tubes, et prévient aiusi l’ellipticité que tendent à prendre les trous, lors de l’opération de l’ajustage. Cependant cet inconvénient ne disparaît pas, même avec une plaque de 22 millimètres d’épaisseur, quand les trous sont placés trop près les uns des autres, ainsi que cela a été remarqué dans quelques machines de Stephenson. Diverses observations nous ont conduit A admettre que la distance minimum d’écartement entre les tubes ne pouvait être fixée A mohis de 19 millimètres.

Les parois de la boite A fen, ainsi que les parties qui se trouvent au-dessous des tubes, quand cette boite est carrée, sont maintenues, par intervalles de 1 1 A 12 centimètres, par des traverses en cuivre ou en fer, vissées A travers l’enveloppe extérieure et dans la boite ù feu même, et rivées ensuite avec soin. Mais, comme on s’est aperçu que les rlvures Intérieures à la boite étaient rapidement attaquées par la violence de la chaleur, M. Dewrance, du chemin de fer de Llverpoo! A Manchester, s’est servi, avec succès, de traverse* A larges tètes carrées qu’on vissait de dedans en dehors, de manière que la tête était en saillie de 5 centimètres à l’intérieur de la flamme. Dernièrement on a reconnu que les traverses en fer étaient a peu près aussi durables que celles en cuivre, ce qui les fait souvent cousidcrer comme préférables, A cause de leur ténacité qui est plus grande.

On a pensé, jusqu ’A ces derniers temps, que les boites A feu de forme ronde possédaient, en vertu de leur forme, sur celles à forme carrée, de tels avantages, sous le rapport de la force, qu’elles pouvaient résister A la pression de la vapeur sans l’aide des entretoises. Mais l'expérience a prouvé que, quelle que soit la forme adoptée, la botte A feu doit toujours être plus ou moins assujettie, si l’on veut éviter tout danger. La coque de la boite, en effet, peut avoir tellement A souffrir de la chaleur, qu’il n’est pas prudent de ne compter absolument que sur la force de résistance qu’elle tire de sa fonne particulière, laquelle est d’ailleurs susceptible de se modifier si l’on laisse la chaudière manquer d’eau.

Dans les boites A feu de forme ronde, les parois voisines du couronnement sont généralement plus têt

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