TEMPERATURE ET FORCE ELASTIQUE DK LA VAPEUR D'EAU
et il adopta le nombre 4,1 3. Euûn, Tredgold rétablit l'exposant entier de Creighton, tout en changeant les deux autres constantes. Sa formule, légèrement modifiée par M. Mdiet , qui a tiré directement la \ aleur des constantes des observations exprimées en mesures métriques, s'accorde très bien avec les expériences de 1 à 4 atmosphères. Pour les hautes températures, on fait usage de la formule de MM . Dulon g et Aragu, fondée sur l'observation directe jusqu'à 34 atmosphères, et qni, suivant toute probabilité, peut être adoptée sans erreur sensible, dans l'intervalle de 24 à 40 atmosphères. L'exposant adopté par ces savants est on nombre entier égal à s.
Les auteurs du traite de In machine a vapeur Artimn Club] n'ont pas cru devoir conserver l’exposant entier, ils ont déterminé deux formules empiriques, l'nnc pour les températures nu-dessous de 1 00-, et l'antre pour les hautes températures, en se basant sur les expériences de I laiton, de l'Académie française, et de l'Institut de Franklin. La première formule, qui n’est applicable que pour les températures audessous de loo-, a pour exposant le nombre très compliqué 7,71207; la seconde convient pour les tensions de i a 40 atmosphères, et a pour exposant 6,42.
La formule de Tredgold modifiée est
et en logarithmes,
Log. !■=( X log. (1 -f 11,476414
/ étant exprimé en centimètres de mercure, et I en degrés centigrades, à partir de 0°.
La formule de MM. Union- et Arago est
J étant exprimé en atmosphères de 0*,76 , et l étant compte à partir de 100-, en pins ou en moins, et exprimé en prenant pour unité de température l'intervalle de 0° a 1 00°.
Les deux formules de T Artisan Club sont :
Pour les températures au dessous de 100°. .
Pour les températures au-dessus de 100°. . ,
/ étant exprimé en atmosphères de 76 ceotlmètres de mercure et f en degrés centigrades. Mises sous forme logarithmique, ces expressions deviennent :
Pour les basses températures. . . . Log. / =■ 7,71207 x log. {lis + <) — 17,990273 Pour les hautes températures. . . . Log. j — 6,43 X log. (86 -f- t] — 14,464344
M. Régnault n’a pas encore publié tons les résultats numériques de ses expériences, retenu qu'il est par les corrections à faire subir aux chiffres qui expriment les dilatations du mercure et du verre, dans les hantes températures. En effet, les températures ont été mesurées, dans ses expériences, avec le thermomètre à mercure, qui présente, sur le thermomètre a air, l'avantage d'une lecture beaucoup pins
Cas déni formules, IéHor qu'elles sont données dans le texte anglais, sont : Pour lee températures au-dessous de 242" Fahrenheit.
Et pour lee températures au-dessus de 24 2*
Dan* c« formules , f est exprimé en atmosphères de 30 pou ers anglais de mercure, et i en degré* du thermomètre Fahrenheit-
PRINCIPES DE PHYSIQUE
prompte et plus précise. Mais, comme le remarque M. Régnault, les indications des thermomètres a mercure, au-deia de 100°, deviennent Incertaines; elles varient, pour la même température, suivant la nature du verre qui forme le réservoir, et probablement aussi suivant la manière dont le réservoir a été soufflé. Les nombres obtenus dans ces expériences , pour les hautes températures , ne seront donc donnés comme définitifs par M. Régnault que lorsque ces corrections préliminaires auront été faites. Cependant, nous sommes heureux de pouvoir publier, dès a présent, le tableau des expériences de M. Régnault, pour les basses températures, de — S2° a 100”, et pour les températures au-dessus de 100° jusqu'à 148°. Dans ce» limites, on peut ajouter toute confiance aux chiffres obtenus. Les températures ont été observées directement sur quatre thermomètres a mercure, dont deux étalent plongés dans le liquide, et deux dans ta sapeur. Les quatre thermomètres, qui ont servi dans les expériences au-dessus de 1 00°, ont été construits avec des tubes de cristal provenant d’une même fonte, et les réservoirs ont été souffles sur les tiges, par le même artiste.
Nous ne publierons donc les résultats de ces expériences que jusqu'aux températures correspondantes à prés de 4 * atmosphères, ce qui est déjà suffisant pour le plus grand nombre des cas ordinaires de la pratique. Cette grande série d’expériences n'en a pas moins été poussée jusqu'à la pression considérable de 58 atmosphères, et les tableaux que publiera plus lard M. Régnault donneront immédiatement l’élasticité de la v apeur, déduite des observations, |>oiir toutes les températures comprises entre 100 et 220 degrés, La plus petite pression, correspondante à 99° 85, est exprimée en métrés de mercure, par le nombre 0™, 75 1 61 ; la plus grande, correspondante à 550", 1 , est égale à 16”, 90734.
.Nous avons ajouté an premier de ces tableaux une colonne donnant la pression en kilogrammes sur un centimètre carré, pour les températures correspondantes de la vapeur, de 10 en lo degrés. Dans le second de ces tableaux, nous avons introduit deux autres colonnes, pour exprimer, l’une l’élasticité dé la vapeur en atmosphères, et l’autre les pressions en kilogrammes sur un centimètre carré.
TABLE DàS FOàCtS BLASTIQUES IIE LA VArELK o’iAI.’ UK — 35° A 100°.
(D'apres le» expérience» de M. Régnault.)
i TEMPES.
1 en degrés 1 centig.
roaeàs ELAST.
en millimètre»
de mercure.
DIFFERENCE
PRESSION
en kil. sur un cent, carré.
TBMPÉR.
en degrés centig.
FORCES EL.VST .
en millimètres de mercure.
DIFFÉRENCE
irsiir-ii y if i
PRESSION eu kil. sur un cent, carré.
SI