‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien De la machine a vapeur en general ... texteChapitre 55 sur 223 · CHAUDIÈRES ET FOURNEAUX · texte numérisé non relu

CHAUDIÈRES ET FOURNEAUX

CONSIDÉRATIONS OtHiflAUS

Les principes ou systèmes generaux , qui servent de régie dans l’application des chaudières aux mnehines fixes, sont beaucoup moins variés qu'on serait tenté de le croire au premier abord. Cette circonstance provient de ce que, depuis plus d'un demi -siècle, cette partie des machines a vapeur a fait inilniment moins de progrès que toutes les autres. Ce n'est point que ce sujet ait été négligé par les ingénieurs et les savants des différents pays. Tout au contraire, les progrès remarquables qui ont été réalisés dans l'application de la force motrice de la vapeur a la locomotion sur mer et sur terre, ainsi que les améliorations apportées de nos jours aux chaudières des machines locomotives, ont été, pour toutes les recherches de cette nature, un merveilleux stimulant, la véritable cause de cette lacune, au milieu du progrès général, est le haut degré de perfection auquel le génie et la sagacité de James Watt amenèrent la solution pratique de cette question, atteignant ainsi d'un coup les limites des progrès A faire dans l’avenir.

i-cs principes d’après lesquels Watt établit ses chaudières, dites chaudières en chariot , sont de la plus grande simplicité. Ce fut vers l'année 1790 qu'il fit connaître les idées générales qui lui avaient servi de base ; et leur application pratique obtint un tel succès , que ces cliaudlères sont encore aujourd'hui généralement adoptées, excepté dans les cas spéciaux ou la machine travaille dans des conditions différentes de celles que l'on cencontrait de son vivant. Sauf ces exceptions fort rares, on peut dire que l'on ne s'est jamais écarté avec avantage de la forme des chaudières en chariot. Il ne faut point, cependant, conclure de ces remarques que nous considérons la chaudière de Watt comme la meilleure dans toutes les circonstances ; personne ne peut supposer, par exemple , que nous allions jusqu'à en recommander l'application aux bateaux A vapeur ou aux machines locomotives. Mais pour les usages ordinaires des machines fixes travaillant A une moyenne pression, nous la croyons préférable à toutes les autres, et nous sommes convaincus que, dans des cas semblables, elle conservera longtemps sa supériorité. Il est vrai qu'une chaudière de bateau à vapeur, de construction ordinaire, réalise un peu plus d'économie dans le combustible; mais son prix d'achat est plus élevé et les réparations sont plus difficiles. Le système, suivi dans le Cornouailles, des grilles à grandes dimensions et des surfaces de chauffe considérables, présente des avantages réels dans les pays ou le charbon est cher. Mais nous ne pensons

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