‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien De la machine a vapeur en general ... texteChapitre 74 sur 223 · PROPORTIONS ET PARTIES PRINCIPALES DES MACHINES A VAPEUR · texte numérisé non relu

PROPORTIONS ET PARTIES PRINCIPALES DES MACHINES A VAPEUR

Dans la construction des différentes parties des machines à vapeur, et , pour mieux dire , de toutes les machines possibles , il est d’une grande importance de donner à ces parties toute la force de résistance qu’elles réclament ; mais , en même temps , il faut bien se garder d’exagérer cette force. U est , en effet , de toute évidence qu’un excès de force donne lieu à un poids Inutile qui entraîne lui-méme une perte d’effet. On peut encore ajouter que la sécurité se trouve compromise, jusqu’à un certain point , puisque , outre la mise eu mouvement de poids plus considérables, ces poids inutiles peuvent devenir des causes de rupture.

U est donc grandement à désirer que l’on puisse réduire les dimensions de tontes les parties des machines aux limites qui sont indiquées comme suffisantes par les données de l’expértenc* et de la théorie. 11 ne faudrait point , cependant , Inférer de ce que nous venons de dire , qu’on ne doit donner aux partie* des machines que la force strictement nécessaire pour résister aux efforts qu'elles ont à supporter dans leur service régulier. Ce que nous voulons faire comprendre, c’est que les forces de résistance doivent être proportionnées à ces efforts, leur valeur absolue étant fixée , d’ailleurs , par l'expérience et la théorie. Ainsi , telle partie d’une machine , qui peut être exposée à des efforts doubles de ceux qu’une autre partie de la même machine supporte, doit avoir une force de résistance double, et une force de résistance triple, si ecs efforts sont trois fois plus grands. Supposons , par exempte , que la première partie destinée a supporter des efforts doubles , n’ait que I j fols la force de la seconde. De deux choses l’une : ou oette première partie est trop faible; ou , si elle a une résistance suffisante , la seconde a un excès de force de {. Cet excès de force serait de j , si le rapport des efforts était de 3 à 1 ; et il serait , en général , de

am— 3 ,

— , si ce rapport était de m a t .

Quelle que soit l'évidence de ces observations, il n’en est pas moius vrai que l’on voit tous les jours des machines dont les diverses parties sont loin d’étre proportionnées , quant è leur force de résistance , suivant les efforts qu’elles ont è supporter. Il résulte de cette disproportion, comme nous l’avons dit , non seulement une force inutile , mais encore un danger permanent , et , dans tous les cas , une dépense irrationnelle.

On conçoit aisément que la force des diverses parties des machines à vapeur doive dépendre principalement de la pression exercée par la vapeur sur le piston, du diamètre de ce piston ou du cylindre, et de la pression de la vapeur dons la chaudière, ou, plus exactement, de la plus grande force élastique que la

DIMENSIONS DES FOURNEAUX ET DES CHAUDIÈRES

rapeor puisse atteindre dans ia chaudière avant de s'échapper par la soupape de sûreté. Quelques parties meme doivent avoir leur force de résistance 'proportionnée À la longueur de la course du piston, comme, par exemple , dans use machine marine , le diamètre de l’arbre des roues et de son tourillon. Nous devons faire observer, qu’en général, les parties des machines de bateaux à vapeur doivent être plus fortes que dans les machines de terre, attendu que les accidents sont plus dangereux, et les réparations plus difficiles.

Avant de rechercher, d’après les données de la théorie, les divers coefficients de résistance des matériaux qui entrent dans la composition d’une machine, nous croyons utile d’établir, dès A présent, d’après des considérations indépendantes , les dimensions de certaines parties , et nous commencerons par nous occuper des dimensions des fourneaux et des chaudières , qui forment une suite naturelle au chapitre précédent.

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