DIIEHSIOHS OU PARTIES PRIRCIPAIES DES FOURREAUX ET DU CHAUDIÈRE
Il n’existe peut-être pas, dans les machines à vapeur, une seule partie qui ait donné lieu à des opinions et à des essais plus dissemblables de la part des ingénieurs et des mécaniciens , que tout ce qui se rattache aux proportions des fourneaux et des chaudières. Il y a , sans nul doute, pour ces parties, aussi bien que pour les autres, certaines proportions capables de produire le maximum d’effet utile , dans les diverses circonstances spéciales où l’on se trouve placé , circonstances que l’on doit toujours considérer comme des données de la question. Mais la détermination de ces proportions , d'après les considérations théoriques , a rencontré , jusqu’à ce jour, d’insurmontables difficultés , provenant principalement des connaissances Imparfaites que nous possédons sur les lois de la combustion dans les foyers, et de la transmission du calorique à l’eau de la chaudière. Ainsi , dans les relations que nous donnons ci-après , entre les différentes parties des chaudières et des fourneaux , il est bien entendu que nous ne les présentons pas comme les meilleures d’une manière absolue. Ce sont seulement des moyennes fournies par les résultats pratiques des plus célèbres constructeurs de nos jours.
Dans le plus grand nombre des cas , nous avons donné la valeur moyenne d’après la puissance nominale do la machine en chcvaux-vapenr. On sait que le terme cheval-vapeur est une unité de convention pour mesurer la puissance des machines à vapeur, de même qu’un kilomètre sert à mesurer les distances parcourues, il y a pourtant cette différence entre ces deux mesures , que, tandis que la longueur du kilomètre est déflnitiveineot fixée et connue de chacun , la valeur d’un cheval-vapeur, au contraire, présente assez souvent des variations dans la pratique des constructeurs. L’important n'est point de connaître quelle est la puissance exacte que l’on doit attribuer à la force d’un cheval , mais bien que cette paissance, une fols fixée, soit considérée comme une mesure irrévocable. Ici se présente la question de savoir à quelle opinion on doit se conformer de préférence pour fixer cette mesure. Tout le monde Jugera, comme nous , que l’autorité de Boultou et Watt doit être respectée et acceptée avant toute autre, puisque la mesure qu’ils ont proposée résout très nettement la question dont U s'agit ; et que , d’ailleurs , c’est à eux que l'on est redevable de l’idée de mesurer la fort» des machines au moyen de chevaux-vapeur. Ainsi , du moment que nous acceptons cette expression de chevaux-vapeur pour exprimer la puissance des machines , ce qnl nous permettra de les comparer entre elles, nous devons admettre que cette unité dynamique revient à un travail de 73 kilogrammes élevés à un mètre dans une seconde de temps*. Les tableaux que nous allons donner de la puissance dynamique des machines à vapeur seront dressés d’après cette unité de Boulton et Watt.
* L'évaluation do la fore* d'an cAevabropnir pat Watt, h rapprocha talWmant da la mnnrt donné* ci-dovvui, qu tn peut