‹ Traité des machines a vapeur ouvrage divisé en deux grandes sections ... E. M. Bataille, C. E. Jullien De la machine a vapeur en general ... texteChapitre 9 sur 223 · INTRODUCTION DU CYLINDRE · texte numérisé non relu

INTRODUCTION DU CYLINDRE

on 1 690, il proposa un projet, dans les Acta erudilorum (le Lcipsick, pour produire le vide dans le cylindre d'Otto de Guéricke, par le moyen de la vapeur. AA (flg. ït, est un cylindre en métal, à parois minces, muni d'un piston B ; la tige du piston II porte une eutnille latérale dans la(|uello vient s'appliquer un

loquet E , pour prévenir la descente du piston , tant que ce loquet s’y trouve adapté. Une corde, L, est attachée ü la tige du pistou, et, passant sur les poulies T , T , précisément comme dans le projet de Guérieke, elle peut servir ainsi à soulever des fardeaux lors de la descente du piston. On Introduit de l'eau au-dessous du piston par un trou fermé ensuite au moyen de la tige M, qui s’v visse, et on fait du feu sous le cylindre. L’eau se vaporise et force le piston à monter, le loquet s'appliquant dans l’entaille de la tige du pistou, aussitôt que le piston s'est élevé suffisamment. On retire alors le feu de dessous le cylindre; et, au bout d'un certain temps, la vapeur venant à se condenser, on soulève le loquet, et le piston est forcé de redescendre par la pression de l'at- Eio- 3. mosphère. Il est facile de voir que ce procédé n’est

point susceptible d'étre appliqué dans la pratique ; car, l’obligation de mettre et de retirer le feu a chaque instant, l’action nuisible du feu sur le cylindre, et l'absence de tout expédient (tour faciliter le refroidissement, sont autant de barrières infranchissables pour une application utile.

La première machine applicable, opérant au moyen du cylindre et du piston, fut inventée par Thomas Newcomen, forgeron de Dartmouth, et John Cawley, vitrier de la même ville, vers l’année 1 7 1 o. Le but de Newcomen parait avoir été, non pas tant d'obtenir UDe machine plus efficace et plus économique que celle de Savoy, que d'éviter l'obligation d'employer la vapeur à une forte tension, lorsque l'eau devait être élevée i une grande hauteur. Nous croyons que Newcomen dut a\ oir connaissance du projet de Papin U l'époque ou II Introduisit sa machine dans la pratique, aussi bien que de l’abandon que fit plus tard l'ingénieur français de son système, pour adopter celui de Savery ; mais cette circonstance n’ôte rien au mérite de Newcomen, car il ne fut point un imitateur de Papin, et il est de toute évidence que la découverte de ce dernier n’influenea en rien ses recherches. C’est donc à Newcomen que nous devons le cylindre des machines à vapeur, ut non à Papin, dont le projet n'était point susceptible d'application '. On peut même ajouter que, dans l'année 1 682 , sir Samuel Morland avait Imaginé dos cy lindres pour élever l'eau par la puissance de la vapeur. Mais II n'y a aucune raison de croire que sir Morland ait réalisé pratiquement son idée qui , d'ailleurs , est décrite d'une manière très eoufuse dans ses Principes de la nouvelle force du feu. Cependant il parait que Newcomen lul-mème ne prévoyait pas tous les av antages de son mode de construction, et qu’il ne visait qu'a obtenir l'amélioration résultant de l’emploi de b» vapeur à une basse pression. Dans le fait, sa machine n'aurait guères mieux valu que celle de Savery, du moins pour des hauteurs ordinaires, sans les perfectionnements qu’y apportèrent de nouveaux inveuteurs. C’est de ces perfectionnements que nous allons maintenant nous occuper.

1 II est incontestable que U rnaehine h cylindre de Papin a été perfectionnée par Newcomen et par bien d’imtre*; mut* il n’est pas moins certain que Papin fnt le premier qni introduisit ce cylindre dans les raacltin's à vapeur. C'est donc à lui, et non à Newcomen, que doit revenir la gloire do cette invention.

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HISTOIRE DE LA MACHINE A VAPEUR

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